
Le tir de l’Amazone
NuqneH !
La dernière fois, je vous ai retracé mon voyage sur Hotlaïnésséfér, et les curieuses mœurs qui y sévissent. Je vais aujourd’hui vous parler d’un autre périple, nettement plus agréable, celui-là.
Je tiens à vous signaler cette planète où je rencontrai, pour ma plus grande satisfaction de voyageur, de charmantes Amazones, de toutes nationalités. Je rencontrai PoinEffér, PoinCom, PoinDéheu, PoinYouké et bien d’autres. D’une finesse inégalable, elles firent de même preuve d’une immense efficacité ainsi que d’une impressionnante gentillesse, toujours prêtes à me satisfaire (non, bande de cochons, pas sur ce plan-là ! Je vous vois venir avec vos airs salaces…).
Quel bonheur après mon voyage précédent ! Ces êtres tout pleins de serviabilité surent se mettre en quatre, en seize, et même en trente-deux pour me faire plaisir. Elles étaient compétentes dans de si nombreux domaines que je crus être sur Risa, la planète aux mille plaisirs.
Cette différence de traitement m’a amené à réfléchir sur le côté étonnant de voir combien les façons d’accueillir l’étranger peuvent varier d’un monde à l’autre, même lorsqu’il s’agit de lieux qui semblent tous dédiés à l’accueil du client en visite.
Il est probable que le terme de client ne revêt pas la même connotation dans les différents cas. Il peut être citron à presser comme sur Hotlaïnésséfér ou Ferenginar, ou objet de toutes les attentions comme chez ces Amazones ou sur Risa. Le plus curieux est que les deux sortes d’accueil attirent malgré tout autant de gens l’un que l’autre… Mais les maltraités ont-ils le choix ?
Je laisse tout cela à votre appréciation. Il est vrai que notre choix en matière de consommation dans certains domaines est très limité – entre la peste et le choléra – et que nous ne pouvons souvent pas réellement choisir le meilleur – ni même le moins mauvais.
Mais si nous nous laissons faire et traiter comme des imbéciles alors que d’autres savent nous fournir un service impeccable, n’est-il pas temps de dénoncer ces abus ?
C’est ce que je fais. Avec bien peu de talent, certes, mais je le fais…
Et maintenant, fort de ces considérations intellectualo-dégoulino-commerciales, je vais m’aller voyager sur la planète Dodo, ou l’accueil de Morphée est toujours si agréable…
Et comme disait Khaless : "Le peu de talent ? Aurait-il un zeste de lucidité ? Ne nous réjouissons pas trop tôt…"
Qapla’
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