
X-Men First Class : La Reine Blanche parle
L’actrice January Jones n’en est pas à son premier rôle de reine des glaces puisqu’elle interprète le rôle de la froide Betty Draper dans Mad Men depuis quatre saisons maintenant. Mais cet été, elle se glissera sous les traits d’un personnage encore plus glacial : Emma Frost dans X-Men First Class.
Egalement connue sous le nom de Reine Blanche du Club des Damnés (Hellfire Club), Emma Frost est une télépathe sexy, tout de blanc vêtue qui pourrait avoir tout ce qu’elle désire, argent, pouvoir, prestige. Elle s’est hissée dans la hiérarchie du Club et a ouvert sa propre école pour entraîner des mutants et est ainsi devenue une ennemie des étudiants doués du Professeur Charles Xavier.
Matthew Vaughn (Kick Ass, Layer Cake) réalise X-Men First Class et a les années soixante pour toile de fond. Il raconte comment le Professeur X (James McAvoy) et Magneto (Michael Fassbender) qui étaient alors amis et unis par le rêve d’une justice pour leurs compagnons mutants, ont formé les X-Men et se sont attaqués pour la première fois au Club mené par Sebastian Shaw (Kevin Bacon).
IGN a eu la chance de parler en exclusivité avec January Jones a propos de son rôle d’Emma Frost dans ce préquel/reboot de la franchise :
IGN : Quelle a été votre réaction quand vous vous êtes vue offrir un rôle dans X-Men, en particulier celui-ci ?
January Jones : J’étais très excitée de faire quelque chose de tellement différent et iconique et qui fasse partie d’une franchise comme celle-là. C’est aussi une énorme part de responsabilité d’interpréter ce personnage. Il y a tellement de fans des comics et des films, qu’inévitablement, je vais décevoir quelqu’un, mais je voulais vraiment faire mes recherches et m’amuser. Ça a été le pied jusqu’à maintenant. J’espère que les fans auront autant de plaisir à le regarder que nous en avons eu à le faire.
IGN : A quoi avez-vous pensez quand vous avez vu le costume d’Emma Frost pour la première fois : vous étiez excitée, effrayée, ou est-ce que vous l’avez simplement trouvé ridicule ?
JJ : Un peu de tout ça. ‘Allons-y !’ et ‘Vous vous fichez de moi ?’ Aucune femme réelle ne ressemble à ça. Elle est bien dotée, dirons-nous. Alors, comme j’étais littéralement la veille sur le tournage de Mad Men, il n’y avait aucune chance pour que j’aie cette forme physique. Et puis, devenir plus énergique physiquement sans perdre mes courbes était un défi pour moi, donc j’ai juste fait un peu de musculation et j’ai sculpté mon corps. Je me suis bien amusée avec tout ça aussi. Tout l’entraînement pour les cascades et les aspects physiques du rôle dont je n’avais pas connaissance étaient marrants à découvrir. Parce que ses pouvoirs sont très forts à la fois d’un point de vue mental et physique.
IGN : C’est un projet qui s’est mis en place très vite et qui va maintenant sortir dans quelques mois, ce qui laisse suggérer que c’est vous-mêmes en tant qu’acteurs qui avez fait les scènes d’actions et avec effets. Etait-ce bien le cas, et si oui, comment était-ce comparé au fait de se tenir devant un écran vert et d’imaginer la scène ?
JJ : Eh bien, on filme quand même. Quand j’ai entendu dire que ça sortait si vite, je me suis posé un tas de questions. Ils éditaient au fur et à mesure, pareil pour les effets visuels. Evidement, j’ai totalement confiance en toutes les personnes choisies pour faire ces tâches. Pour ma part, je n’ai pas eu à travailler attacher à des câbles, mais c’était souvent le cas pour d’autres personnages et il y a des fois où vous imaginez ce qui se passe derrière vous et vous réagissez en fonction. C’était la première fois pour fois, et c’était marrant. On vient travailler et on a l’impression d’être un gamin, il ne reste plus qu’à laisser parler son imagination, mettre de côté le fait qu’on peut avoir un peu l’air idiot et se dire que le rendu sera génial. Et c’est le cas d’après ce que j’en ai vu. Rien que la forme du diamant d’Emma Frost, je n’ai jamais rien vu de tel.
IGN : Avec qui avez-vous le plus de scènes ?
JJ : Je dirai Kevin Bacon, probablement, et McAvoy et Fassbender.
IGN : Pouvez-vous nous parler de la relation d’Emma avec Sebastian et le Club des Damnés, et à quel point ils ont respecté l’époque pour ce club ?
JJ : Je ne veux rien vous révéler concernant leur relation mais je peux vous dire qu’ils n’en ont pas fait un film d’époque. Il y bien sûr des aspects histoires dans l’histoire, et des accessoires et autres, mais je pense que ça reste très moderne. Ça se situe bien en 1962. Une des choses qu’ils ont emprunté aux années 60, concernant l’aspect du Club en particulier, ce sont les clubs Playboys. C’est très cool. On s’attendrait à y croiser Sinatra.
IGN : Donc c’est définitivement une méchante dans ce film, ou est-elle plus comme une James Bond girl pour qui on ne sait jamais de quel côté elle penche ?
JJ : Elle est du côté des mutants. J’ai du mal à définir qui est bon ou méchant là-dedans parce que tout le monde est pro-mutant. Il s’agit simplement de savoir si oui ou non vous faites confiance aux humains. Donc bonne ou mauvaise, je ne sais pas …
IGN : Seriez-vous partante pour une suite ?
JJ : Oui, j’adorerai en faire un autre. Celui-ci a été une très belle expérience. Ça a vraiment, vraiment été amusant et très excitant de se rendre sur les plateaux tous les jours. Encore une fois, c’est comme redevenir gosse, bien que mes tenues ne soient pas celles d’une enfant. (Rires)
IGN : Le genre d’endroits que les gars de Sterling Cooper Draper Price fréquenteraient sans problème.
JJ : Oui, avec les mutants en plus.
IGN : Dans les comics c’est une femme partie de rien, issue d’une vieille famille Yankee et qui a acquis une fortune, que verrons-nous de tout ça dans le film ? Ne sera-t-elle rien d’autre qu’une mystérieuse femme fatale ?
JJ : Rien dans ce film- là. On n’entre pas trop dans les dessous de son histoire. Pas vraiment. Elle est mystérieuse par rapport à la relation qu’elle a avec Sebastian Shaw et par rapport aux réactions qu’elle a vis-à-vis de certaines choses. Je crois que les fans du comic book qui connaissent son histoire sauront pourquoi elle agit de telle ou telle sorte, mais ça ne sera pas perturbant pour ceux qui ne la connaissent pas non plus.
Pensez-vous que puisque c’est un film inspiré d’un comic book ancré dans une époque il sera plus facile de le différencier des autres films qui vont sortir bientôt ?
JJ : Oui, je pense que cet aspect aidera. C’est un récit intelligent grâce à l’histoire, la période, on revient beaucoup aux dessous des histoires entre les personnages. Vous verrez le Professeur X et Magnéto, et comment les choses se sont déroulées, vous verrez aussi Sebastian Shaw. Je pense qu’avoir tout ça et cette espèce d’aspect dramatique amène encore le récit à un autre niveau. On ne vous met pas seulement de l’action plein la vue. Il y a toute une trame en dessous qui rend le tout plus intéressant. Je crois également que c’était très malin d’utiliser un événement réel comme la crise des missiles Cubains de 1962 et de venir y ajouter les histoires de mutants. Ça vous donne l’impression que ça aurait ou que ça a pu se passer.
X-Men First Class sort en France le 1er juin.
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