
Recette de la confiture de Lapin-nouille
NuqneH !
Profitant de l’immense savoir culinaire de ma Disciple Docile, Bienveillante et Attentive, j’ai nommé l’adorable K’Fard ; je vais vous communiquer la recette de ce plat que voudraient s’arracher toutes les civilisations sans pour autant l’obtenir, je veux parler de la confiture de Lapin-nouille.
Vous commencez par prendre un Lapin-nouille d’âge moyen, de taille moyenne, de couleur moyenne, d’opinions politiques moyennes et de niveau d’études moyen. Ainsi, vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas les moyens de réussir la recette !
Afin de ne pas lui faire de mal, vous lui demandez gentiment de s’enlever lui-même la peau, en veillant à lui chanter sa chanson préférée pour lui rendre l’opération plus agréable.
Lorsqu’il est enfin nu, vous fermez les yeux pour ne point choquer sa pudeur, et tentez de l’attraper à tâtons. Cela fait, vous plongez la main dans son tube digestif par un orifice naturel (personnellement j’utilise la bouche, mais chacun fait comme il veut). Vous repérez au jugé la glande Schmourkeuse, tournez à gauche, suivez le conduit flagroufiant, remontez quelques étages, puis faites demi-tour, car ce chemin n’est pas le bon.
Trouvez comme vous le pouvez – mais rapidement car le Lapin-nouille peut finir par se lasser – le Triflagornifleur de Salsefrenelle et arrachez-le d’un coup sec. Si le Lapin-nouille vous demande ce que vous faites, répondez-lui que vous l’avez débarrassé d’un vieux spam qui s’était accroché. En ressortant la main – ou la tentacule, ou l’antenne, selon le monde d’où vous êtes originaire – pensez à récupérer au passage les sécrétions freudo-lacaniennes qui se trouvent sous la troisième poubelle en partant de la droite – pour les socialistes, ce sera la huitième en partant de la gauche -.
Ensuite, vous dégorgez la glande en la piétinant sauvagement, tout en laissant le Lapin-nouille regardez un épisode de Star Trek. Vous la faite ensuite mariner dans les sécrétions, en prenant soin de vous bouchez le nez. Faites revenir à feu doux pendant 253 ans 2 mois, 18 jours, 9 heures, et 12 minutes (les secondes n’ont que peu d’importance). Salez, poivrez, éternuez, signez.
Puis jetez le tout rapidement à la poubelle et faites le recycler sur une planète située à plus de 20.000 années-lumière de tout vie, tant c’est toxique : pourquoi croyez-vous que la recette soit gardée si secrète ? Hein ?
Bon, c’est pas tout, mais je vais aller rêver au civet de Lapin-nouille, bien plus goûteux…
Et comme disait Khaless : "Qu’y s’étouffe avec son Lapin-nouille, ça nous fera des vacances !"
Qapla’
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