In the Air : La critique du roman

Date : 22 / 03 / 2010 à 00h05

Titre : In The Air
Auteur : Walter Kirn
Date de parution : 14 janvier 2010
Nombre de pages : 308
Éditeur : Michel Lafon
ISBN : 9782749911557

Décryptage :
Forcément, avec le film de Jason Reitman avec George Clooney à l’affiche, les gens attendaient beaucoup de ce roman. Mais il faut ressituer le contexte. Le livre a écrit écrit 10 ans avant que ne sorte le film, il est donc à l’origine du film et il a surtout été écrit en 2001, le contexte économique étaient alors différent. Alors oui le héros est le même mais Jason Reitman l’a réellement modernisé. On est en 2010 en pleine crise économique et on communique abusivement avec des téléphones mobiles et des ordinateurs portables, ce qui n’était pas nécessairement le cas 10 ans en arrière, en tout cas pas aussi facilement.

Contrairement au film, le livre débute sur la présentation de cet homme qui s’exprime à la première personne et celui-ci annonce avoir laissé sur le bureau de son patron sa lettre de démission. C’est ici donc l’histoire de Ryan Bingham, consultant en management dont la vie se résume à voyager de villes en villes. Il passe son temps dans les avions et les aéroports sont comme sa seconde maison, il appelle son monde Airworld. C’est donc à cela que se résume la vie de cet homme dont la tâche est d’annoncer des licenciements à la places des patrons poltrons. C’est un homme qui aime communiquer mais c’est un homme triste au final car sa vie est triste puisque sans engagement. Pas de femme, pas d’enfants, pas de maison. Il reste drôle, voir caustique pour compenser ce manque. Il tisse des liens avec tout le monde pour exister aux yeux des autres. C’est un homme qui accumule les miles pour en profiter lorsqu’il aura atteint les 1 millions de miles sur sa carte de fidélité. Mais certaines rencontres vont changer sa vie.

C’est un roman réellement marqué par l’époque (début des années 90), qui forcément résonne différemment à notre époque. L’auteur dépeint à travers son personnage et son monde, une société, celle du monde du travail, des hommes d’affaires, des faisceaux horaires, de l’anonymat des hommes au milieu des hommes. On se prend presque de pitié pour ce pauvre homme dont la vie est réglé par les divers rendez-vous qui gèrent son agenda. On s’ennuie pour lui, sur sa vie si bien organisée et somme toute peu palpitante. Il semble déconnecté de la réalité. Le livre propose un style cynique et très drôle tout comme son personnage, très plaisant en fait, surement plus après avoir vu le film car Clooney a su capter l’univers de ce personnage à la perfection et on ne peut s’empêcher de penser à lui en lisant ce livre. On s’attache au personnage au fil de la lecture et on se laisse emporter comme lui par ses rencontres, Linda, Pinter et de ses retrouvailles en famille.

4ème de couverture :
Depuis des années Ryan Bingham ne touche plus terre : son boulot de consultant en management – il est chargé d’organiser des licenciements – le conduit d’entreprise en entreprise, de ville en ville, d’avion en aéroport, de chambre d’hôtel en chambre d’hôtel. Il n’a plus de maison, plus d’épouse, plus d’attaches familiales : il ne se sent chez lui que dans le cocon d’une cabine pressurisée, face au sourire d’une hôtesse de l’air ou à un plateau-repas mal réchauffé. Son but dans la vie ? Accumuler un million de miles du programme de fidélité d’une compagnie aérienne. Il y est presque, mais brûle d’envie de démissionner…
D’une plume décapante qui excelle à dénoncer l’inhumanité croissante du monde du travail et ses effets délétères, Walter Kirn décrit avec le talent d’un Douglas Kennedy ou d’un Don DeLillo l’implacable descente aux enfers d’un homme qui a la tête dans les nuages.


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