
Cri-Tique !
NuqneH !
Un des métiers les plus craints, après l’huissier, le percepteur, le dentiste et l’agent immobilier, est le critique. Critique gastronomique, astronomique, artistique...
Le critique, donc. Vous savez, celui qui met des petites étoiles au guide Mi-ches-en-lin, des appréciations plus ou moins bonnes à un spectacle, selon que le cadeau envoyé par la production était plus ou moins gros. Enfin, certains travaillent comme ça, ne généralisons pas... Ne maréchalisons ni n’amiralisons pas non plus...
Cela dit, j’ai souvent été frappé par la différence existante entre l’avis de ces décideurs de carrière et le mien. Allant voir un holofilm encensé comme étant de loin le meilleur de ces quatre derniers millénaires, je me suis retrouvé devant un navet que même les geôles de Ruhra Pente n’oseraient servir à ses prisonniers les plus mal notés. Et j’ai vérifié qu’il s’agissait du même opus, Et ben oui !!! Son œuvre géniale n’était pour moi rien de plus qu’une bêtise insondable. Mais je ne suis pas critique !
A l’inverse (non, je n’ai pas dit Alain verse ! Et puis dans quoi verserait-il, dans le gâtisme ? Ça fait longtemps qu’on le sait. Dans la luxure ? Comme s’il en avait les moyens !). A l’inverse, donc, disais-je avant de m’interrompre moi-même comme le dernier des malpropres, il m’est arrivé de braver les injonctions maléfiques de ces critiques et de m’aventurer à pas de loup pour un spectacle honni de cette intelligentsia, pour découvrir de véritables chef d’œuvres ! Alors !
Alors ?... J’oserais me poser la question : ont-ils une cervelle faite comme la nôtre ? Ont-ils des neurones du même acabit que le mien... Car enfin, à part quelques uns qui ont le bon goût d’avoir la même opinion que moi, les autres pédalent dans la semoule la plus couscoussienne (et je pèse mes merguez) du non-sens !
Car j’ose l’annoncer maintenant, j’ai découvert le moyen de juger en toute sérénité et équité la qualité d’un spectacle : et avec goût, finesse et ouverture d’esprit.
Comment ? Quel est ce moyen ? Et bien cette échelle d’Amalb’Eyrh qui permet, à l’instar de celle de Richter (tiens, quel nom à la con, celui-là : il sert pour mesurer les tremblements de terre, et je vous jure pourtant qu’après le séisme, il n’y a plus la moindre "riche terre"...). Cette échelle, disais-je donc, est fort simple.
Si c’est très mauvais, je m’endors au bout de dix minutes, mauvais au bout de 20, moyen à 30, pas trop mal à 40 et ainsi de suite, jusqu’à génial où je ne m’endors qu’au générique de fin. Pas mal non ? Et efficace : je vous donne la preuve.
Cette chronique est si exceptionnelle que je ne m’en vais me coucher pour dormir qu’à la fin de celle-ci. C’est une preuve de qualité, non ?
Et comme disait Khaless : "Vous croyez qu’il y croit, à ce qu’il dit ? Non ?!? Quand même…"
Qapla’
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