Elantris sur Orbit : L’éternité a pris fin il y a dix ans

Date : 19 / 12 / 2009 à 00h05

Chute (Elantris*) et Rédemption (Elantris**) sont deux romans d’un auteur, Brandon Sanderson, encore jamais traduit et inaugurant une collection inconnue en France (Orbit).

Généralement avec ce cocktail vous attendez la parution en édition poche moins onéreuse ou au moins d’avoir lu une critique positive et ce d’autant plus que l’histoire parle d’une cité éternelle, peuplée de magiciens, thèmes déjà bien approfondis. Et voila qu’en fin du 4ème de couverture une phrase attire votre attention : L’éternité a pris fin il y a dix ans. Et la, tel un explorateur devant une terre inconnue, vous vous lancez dans sa lecture et vous n’êtes pas déçu.

Elantris était une ville magnifique, on l’appelait la cité des dieux, capitale du royaume florissant d’Arélon. Ses habitants soignaient et nourrissaient tout ceux qui le demandait. Ils étaient beaux, intelligents, on les disaient immortels et chacun pouvait espérer devenir un jour un élantrien. En effet tout ces pouvoirs découlaient du Shaod, magie bienveillante qui investissait certains des habitants proches, au hasard, que l’on soit riche ou pauvre, voleur ou marchand, jeune ou vieux. Dès que le Shaod vous touchait, vous ne vieillissez plus et partez rejoindre les autres élus à Elantris vivre une une vie libre et éternelle.

Mais cette éternité a pris fin il y a 10 ans et maintenant, au lieu de cela, le Shaod vous transforme en mort vivant. Il n’y a plus que votre souffrance grandissante qui est éternelle.

C’est ce qui arrive à notre héros, le prince héritier Roaden, fils unique du roi de Kae, Kae la ville, enfin la bourgade, qui telle la maison du garde chasse au pied du château abandonné, a remplacée Elantris comme capitale de l’Arélon. Il est aussitôt banni à Elantris, transformée depuis 10 ans en cité-prison. Condamné à errer sans but dans la ville qui tombe en ruine comme son corps, Roaden tente de démonter le mécanisme qui l’a amené à cette situation et à le corriger.

Pendant ce temps la théocratie voisine profite de l’affaiblissement du clergé d’Arélon (les "dieux" élantriens ont disparus) pour essayer d’envahir le royaume. Les ordres de sa sainteté le Wyrn sont clairs : le pays doit rapidement être converti dans sa totalité et Elantris, symbole impie de l’hérésie, détruite. le grand prêtre Hrathen a déjà à son actif la conversion du royaume voisin, depuis devenue une théocratie aux ordres du Wyrn, il débarque à Kae et se met aussitôt au travail ; soudoyer la noblesse, comploter contre le gouvernement, prêcher et même faire des miracles, c’est le méchant de l’histoire.

Et bien sur dans toute histoire il faut une princesse : La notre s’appelle Sarène et débarque à Kay pour appendre que le prince Roaden, son fiancé qu’elle n’a jamais vu, vient de mourir mais que son mariage politique n’en demeure pas moins valide vu les termes du contrat de fiançailles. En effet son père dirige le seul autre royaume qui n’est pas tombé sous la coupe des méchants fanatiques. le roi a donc besoin de cette alliance et la relègue dans ses appartements en la priant de bien vouloir se consacrer dorénavant à la broderie ou autres joyeusetés.
Mais dans notre histoire c’est le prince qui est en péril, pas la princesse. Alors notre princesse va petit à petit créer son réseau, former des alliances, contrer le grand prêtre, le roi bref se mêler de tout pour sauver le royaume.

Brandon Sanderson pour son premier roman, publié en 2005 avant ses 30 ans, a réussi à créer un univers cohérent et original, ce qui est rare pour un roman qui ne fait pas partie d’un cycle (il n’y aura pas d’"Elantris le retour". Il y a deux tomes ici mais dans d’autres pays il a été publié en un seul volume. Il a su éviter bien des poncifs de la fantasy et même, tel David Mac Farland, créer une nouvelle forme de magie. C’est un roman de jeunesse mais qualifié par Orson Scott Card de "meilleur roman de fantasy de ces dernières années" Il se lit facilement, les nombreux chapitres sont aérés et il n’y a pas non plus foule de second rôles qui brouille parfois ce genre.

Certes le héros est un peu classique mais l’héroïne déjà moins : pleine d’humour, se sachant intelligente mais pas infaillible elle navigue dans cette histoire en montrant une volonté sans faille et sachant apprendre de ses erreurs et échecs. De même le méchant s’avère complexe : il est sincère dans sa foi bien que manipulateur et l’on assiste à sa longue évolution du mal vers ce qui est le bien de notre point de vue.

Mathieu D. Lallemant


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