Amélie et la métaphysique des tubes : La critique
AMÉLIE ET LA MÉTAPHYSIQUE DES TUBES
– Date de sortie : 25/06/2025
– Titre original : Amélie et la métaphysique des tubes
– Durée du film : 1 h 17
– Réalisatrices : Mailys Vallade, Liane-Cho Han
– Scénaristes : Liane-Cho Han, Mailys Vallade, Aude Py, Eddine Noël d’après l’œuvre de Amélie Nothomb
– Interprètes : Loïse Charpentier, Victoria Grosbois, Isaac Schoumsky, Laetitia Coryn, Yumi Fujimori, François Raison, Marc Arnaud, Haylee Issembourg
LA CRITIQUE
Drôle d’idée que d’adapter un roman d’Amélie Nothomb en dessin animé. C’est pourtant ce qu’on fait les réalisateurs Mailys Vallade et Liane-Cho Hanen en portant à l’écran Amélie et la métaphysique et des tubes. On retrouve dans ce roman Amélie dans ses premières années au Japon, entre découverte et réflexions métaphysiques.
Le film s’empare très bien du roman autobiographique. Il en fait ressortir l’essentiel et embarque le public dans les émotions qui en résultent.
Nous suivons cette petite fille, beaucoup plus éveillée que ce que pense son entourage. Nous l’entendons, c’est elle qui narre l’histoire à la première personne. Elle nous fait découvrir son univers tout en le découvrant elle-même. Loïse Charpentier prête sa voix à l’enfant en nous faisant ressentir profondément les sensibilités de celle-ci.
C’est un univers très coloré que nous découvrons avec des palettes choisies à chaque plan qui reflètent les lieux et les personnages. L’animation est réalisée en 2D. Le résultat graphique est très poétique. Les décors sont chatoyants et les personnages expressifs. Beaucoup se passe dans le regard, les yeux sont souvent prépondérants à l’écran.
C’est une histoire de découverte du monde, de son entourage, de la beauté et de la laideur. Les relations avec la famille sont explorées : le père, la mère, le frère dont elle ne veut pas prononcer le nom parce qu’il l’embête et la sœur.
Le Japon est aussi au cœur de l’histoire avec notamment la relation très proche entre la petite fille et sa nounou. Les dissonances culturelles vont se rappeler à chacune d’elles.
Amélie est la métaphysique des tubes est une très bonne adaptation du roman en film d’animation émouvant.
G
Amélie et la métaphysique des tubes est la très bonne adaptation du roman La métaphysique des tubes d’Amélie Nothomb.
Le scénario de Liane-Cho Han, Mailys Vallade, Aude Py et Eddine Noël permet de découvrir une petite fille qui découvre la vie à deux ans et demi au Japon où ses parents habitent pour le travail. Elle va alors appréhender la marche et le langage, tout en s’attachant fortement à la domestique japonaise qui s’occupe beaucoup d’elle.
Le film de Mailys Vallade et de Liane-Cho Han est entièrement vu par les yeux du personnage principal qui est bien plus en avance que son âge le laisse paraître. D’autant que des réflexions parfois philosophiques égrainent sa perception de la vie qui tourne en grande partie autour d’elle, avant qu’elle découvre des principes tels que la perte ou les contraintes.
L’animation est magnifique. Les dessins sont tous d’une grande beauté et extrêmement fluides. Les couleurs sont omniprésentes et une véritable poésie se dégage le cette tranche de vie d’une petite fille n’ayant pas sa langue dans la poche et observant tout autour d’elle avec une grande attention.
On se laisse entraîner extrêmement facilement dans son existence permettant de percevoir les choses d’une manière différente et de rencontrer des individus dont on découvre au fil du récit le passé.
Le doublage est formidable et apporte beaucoup de charme à un personnage principal caustique aux affirmations parfois péremptoires. Alors que les autres protagonistes sont aussi soigneusement doublés, offrant un microcosme dans lequel la petite fille peut s’épanouir.
Le long métrage est souvent drôle et imaginatif. On s’amuse beaucoup devant le comportement pas toujours très enfantin d’une petite fille qui va devenir en grandissant une autrice majeure contemporaine. Il n’est d’ailleurs pas évident d’adapter un texte aussi surprenant, ce qui est impeccablement réalisé.
La musique de Mari Fukuhara apporte aussi beaucoup de subtilité aux images montrées et renforce l’immersion du spectateur au cœur de ces quelques mois que l’on partage avec un être découvrant ce qui l’entoure et appréhendant certaines vicissitudes que l’existence peut réserver à chacun.
Amélie et la métaphysique des tubes est un très bon film d’animation coloré et enjoué adaptant un texte particulièrement marquant revenant sur l’enfance d’une autrice manipulant remarquablement les mots. Avec son histoire touchante, sa réalisation impeccable et son travail splendide porté au visuel, n’hésitez pas à découvrir cette œuvre à la fois très belle et profonde.
Émouvant et enchanteur.
IA
SYNOPSIS
Amélie est une petite fille belge née au Japon. Grâce à son amie Nishio-san, le monde n’est qu’aventures et découvertes. Mais le jour de ses trois ans, un événement change le cours de sa vie. Car à cet âge-là pour Amélie tout se joue : le bonheur comme la tragédie. Amélie et la métaphysique des tubes est adapté du roman d’Amélie Nothomb.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Montage : Ludovic Versace
– Musique : Mari Fukuhara
– Décors : Eddine Noël
– Producteur : Nidia Santiago, Edwina Liard, Claire La Combe, Henri Magalon pour Maybe Movies, Ikki Films, Puffin Pictures
– Distributeur : Haut et Court
LIENS
– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB
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