Harry Potter : Les idées politiques de JK Rowling n’influeront pas la série
Bien que "Celle dont on ne doit pas prononcer le nom" soit fortement impliquée dans la prochaine série Harry Potter, Warner Bros. et HBO semblent prendre leurs distances avec ses opinions.
En effet, le président-directeur général de HBO, Casey Bloys, a récemment abordé la rhétorique "anti-transgenre" persistante de J.K. Rowling et son impact sur l’adaptation télévisée de sa série de romans fantastiques en sept livres :
La décision de collaborer avec J.K. Rowling n’est pas nouvelle pour nous. Nous sommes dans le métier depuis 25 ans. Nous avons déjà ensemble une émission sur HBO, intitulée CB Strike, que nous diffusons avec la BBC.
[...] Il est clair que ce sont ses opinions personnelles et politiques. Elle y a droit. Harry Potter n’est pas secrètement influencé par quoi que ce soit. Si vous voulez débattre avec elle, vous pouvez aller sur Twitter.
Notre priorité, c’est ce qui est à l’écran. Évidemment, l’histoire d’Harry Potter est incroyablement positive et affirmative, et parle d’amour et d’acceptation de soi. C’est notre priorité : ce qui est à l’écran.
Nous savons depuis le début que Rowling faisait partie du processus de production de la série télévisée (via sa bannière Brontë Film and TV), et tout le monde connaît les positions de l’auteure sur le sujet transgenre.
Les derniers rebondissements à ce sujet étant les posts sur les réseaux sociaux de Rowling qui, d’abord, saluait (et fêtait) la décision de la Cour suprême du Royaume-Uni interdisant aux femmes transgenres d’être légalement reconnues comme telle.
Elle postait alors, en référence à L’Agence tous risques, le cigare aux lèvres :
J’adore quand un plan se déroule sans accroc.
Fait notable, plus de 400 personnes ont alors signé une lettre exhortant l’industrie cinématographique et télévisuelle du pays à prendre des mesures contre elle en matière de droits des personnes transgenres. Parmi ces signataires figurait Paapa Essiedu, qui a été choisi pour incarner le professeur Rogue dans la série Harry Potter à venir, mais aussi Emma Watson, interprète d’Hermione Granger dans les films, et Eddie Redmayne, qui a porté à l’écran le personnage de Norbert Dragoneau dans les trois volets des Animaux Fantastiques.
Tout récemment, et toujours sur X, l’auteure répondait ainsi :
À la lumière des récentes lettres ouvertes émanant du monde universitaire et artistique et critiquant l’arrêt de la Cour suprême du Royaume-Uni sur les droits fondés sur le sexe, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que personne de sensé ne croit, ou n’a jamais cru, que les humains peuvent changer de sexe, ou que le sexe binaire n’est pas un fait matériel. Ces lettres ne font que nous rappeler ce que nous ne savons que trop bien : que prétendre croire ces choses est devenu un insigne de vertu élitiste.
Certains affirment que les signataires de ce type de lettres sont motivés par la peur : peur pour leur carrière, bien sûr, mais aussi peur de leurs "coreligionnaires", qui comprennent des hommes narcissiques en colère qui menacent les non-croyants et exercent parfois la violence à leur encontre. Des collègues qui les poignardent dans le dos, toujours prêts à dénoncer les "mauvaises pensées" ; les trolls, harceleurs et menaces de viol en ligne et, bien sûr, les fanatiques influents à la tête des professions libérales (bien que nous puissions nous demander s’ils sont réellement libéraux, étant donné l’autoritarisme draconien qui semble avoir pris le dessus sur bon nombre d’entre eux).
I love it when a plan comes together.#SupremeCourt #WomensRights pic.twitter.com/agOkWmhPgb
— J.K. Rowling (@jk_rowling) April 16, 2025
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