Iwájú : Critique de la mini-série Disney +

Date : 03 / 04 / 2024 à 13h00
Sources :

Unification


IWÁJÚ

- Date de diffusion : 03/04/2024
- Plateforme de diffusion : Disney +
- Épisodes : 1.01 à 1.06
- Réalisateur : Olufikayo Ziki Adeola
- Scénaristes : Olufikayo Ziki Adeola, Halima Hudson
- Interprètes VO : Simisola Gbadamosi, Dayo Okeniyi, Femi Branch, Siji Soetan, Weruche Opia, Sodiq Yusuff, Bisola Aiyeola, Toyin Oshinaike, Francis Polo

LA CRITIQUE

Iwájú est une bonne série animée, en 6 épisodes d’une vingtaine de minutes, issue d’une collaboration inédite entre les États-Unis, le Royaume-Uni et le Nigeria.

Il s’agit d’une première en ce domaine, alors que le cinéma nigérien, le Nollywood, est le deuxième plus prolifique du monde derrière l’Inde et devant les États-Unis eux-mêmes, bien que non spécialisé dans l’animation.

Le scénario du réalisateur Olufikayo Ziki Adeola et d’Halima Hudson se déroule dans un lieu fictif du Nigeria, très inspiré de Lagos, montrant une cité séparée en deux parties avec une île, où habitent des personnes extrêmement riches, alors que dans la partie terrestre, coexiste les personnes ne pouvant s’offrir un tel paradis. Le récit suit de près une jeune fille, dont le père est un génie de la technologie, qui va se retrouver confrontée à un malfaiteur enlevant des enfants riches pour obtenir des rançons.

L’œuvre propose des gadgets futuristes particulièrement agréables à découvrir. Elle va à 100 à l’heure et bénéficie d’un certain humour et d’un magnifique travail fait sur les décors et sur les personnages. Il est d’ailleurs difficile de ne pas tomber complètement sous le charme de l’adorable lézard qui accompagne le personnage principal et que l’on aimerait aussi avoir à ses côtés.

Si l’histoire est assez basique, la série est agréable à suivre. D’autant qu’elle bénéficie de rebondissements, que l’on voit certes venir, mais qui fonctionnent parfaitement. De plus, l’œuvre intègre la culture nigérienne, ce qui apporte un vrai dépaysement aux (més)aventures que subissent la jeune héroïne et son meilleur ami.

Les épisodes s’enchaînent facilement, la durée cumulée permettant d’obtenir l’équivalent d’un film d’environ deux heures. La musique est très agréable à écouter. Et si le récit possède, parfois, une certaine superficialité, évoquant brièvement, sans jamais l’appuyer vraiment, les différences sociales et l’impact d’une société très inégalitaire sur certains des habitants, on prend un vrai plaisir à suivre les divers personnages et à découvrir la manière dont ils vont se tirer de biens mauvais pas.

L’âge des protagonistes principaux permet à des jeunes gens d’apprécier le récit qui fera aussi plaisir aux amateurs d’anime. Le doublage original est vraiment très bon et renforce l’impression d’immersion dans cette société futuriste gardant les traditions du pays dans laquelle elle se déroule, ce qui offre régulièrement un visuel chatoyant rempli de couleur. D’autant que le travail montrant une cité de Lagos futuriste est formidablement fait et fourmille de détails la rendant très crédible.

Il est aussi possible de découvrir un grand making of de 1h11. Celui-ci permet de voir comment la genèse de l’œuvre a eu lieu et la manière dont les pays ont collaboré ensemble pour offrir un programme différent et diversifié qui fait plaisir à voir. Divers intervenants, dont les productrices, le réalisateur, sa co-scénariste, les animateurs, la monteuse, le compositeur ou encore le responsable de la cohérence avec la culture nigériane du récit prennent la parole pour expliquer leurs rôles et l’implication qu’ils ont eu, parfois depuis le début, sur la création de ce programme inédit de collaboration des Studio Disney avec une autre compagnie. Un choix permettant aussi à Disney de diversifier son offre et de proposer des œuvres ancrées dans les coutumes et traditions locales.

Iwájú est une bonne série dont il ne faut pas attendre grand-chose d’un scénario plutôt classique, mais permettant d’apprécier au mieux le bel univers coloré qui se déploie devant les yeux des spectateurs et les personnages attachants rendant l’œuvre attractive et plaisante à découvrir.

Sympathique et divertissant.

SYNOPSIS

Ce conte initiatique raconte les aventures de Tola, une jeune héritière insulaire, et de son meilleur ami Kole, un petit génie autodidacte adepte des nouvelles technologies. Tous deux habitent Lagos (Nigéria), mais chacun d’un côté du fleuve qui traverse la ville...

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