
Eloge du rien
NuqneH !
Oui, vous avez bien lu, je vais vous faire l’éloge du rien.
Du rien, du moins que rien, du trois fois rien, du rien de rien…
Le webmaster a pas pété les plombs (quoiqu’avec ma chronique, il aurait dû depuis longtemps…) ; c’est bien le titre : éloge du rien…
Mais cette fois-ci, c’est un éloge ironique, pas un éloge sincère, c’est une critique acerbe, méchante, hargneuse… Je dirais même haineuse…
Je veux parler du rien des gens, de tous ceux qui préfèrent ne rien faire pour ne pas s’engager. Les mous, les tièdes, les ras-du-bulbe, les qui veulent pas prendre de risque, des fois qu’ils se donneraient du mal.
A pas confondre avec les feignants que, finalement, j’aime bien, comme vous avez bien dû le comprendre dans ma chronique récente. Ces mollassons, c’est pas des amoureux du farniente, c’est uniquement des égoïstes qui ne veulent pas d’histoires… Y travaillent, y triment comme des malades, avec leur p’tite auto, avec leur p’tit boulot, avec leur p’tit égo…
Y veulent pas regarder les autres, des fois qu’y z’auraient besoin de quelque chose, et qu’y faudrait les aider. Non, préfèrent baisser le nez sur leur journal plein de gens-malheureux-qu’ils-connaissent-pas, et que donc y z’ont pas à s’occuper.
Ils sont des riens, ils préfèrent de ne pas vraiment vivre, ne pas prendre de risques, ne pas se dévoiler.
Et passent devant le malheur des autres sans rien voir, rien entendre, rien sentir, rien aimer. Ils restent tranquilles, dans leur rien qui leur sert d’œillères, de couverture chauffante jusqu’à leur brûler cette âme qu’ils ont mis en sommeil, jusqu’à la transformer elle aussi en rien.
Et voilà, tout va bien, ils sont rien, ils sont bien.
Ils ont pas mal aux autres, ils sont plus humains, et un robot, ça n’a pas mal… Quoique… regardez Data. Mais ceci est une autre histoire !
Bon, comme d’habitude, je vais au lit. Mais ne confondez pas, ce n’est que de la paresse, pas du désintéressement. Car sinon, pourquoi continuerais-je à vous abreuver de ma bonne parole ? Comment ? Vous préféreriez ? J’ai dû mal entendre…
Et comme disait Khaless : "Ouf, ça y est, les messieurs en blanc sont là, y va avoir sa tit’piqûre, le gars…"
Qapla’
Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.














