
Eloge de la folie
NuqneH !
Je vous ai parlé la dernière fois de l’éloge de la paresse. Aujourd’hui, je vais vous faire un autre éloge, celui de la folie…
Car je suis bien un peu fou, et le revendique !
Fou d’amour pour mes proches, la musique, les arts en général ; fou de plaisir devant un beau paysage, une belle femme ; fou de joie à l’idée de revoir un ami que je n’ai pas vu depuis longtemps, de savoir que le vais enfin obtenir quelque chose que je cherchais depuis des années…
Oui je suis fou, mais ma folie n’est pas opposée à la sagesse, elle en est au contraire une des composantes. Car il est fou celui qui veut défendre le pauvre et l’orphelin, le malheureux et le différent, face à la soi-disant raison des bien-pensants. Il est fou celui qui espère encore des lendemains qui chantent, sans maladies, sans pauvreté, sans pollution. Il est fou, oui. Mais n’est-il pas aussi le plus sage de tous ?
Continuer à se battre, même lorsque cela semble inutile, tout simplement parce que l’on y croit ! Aller toujours plus loin dans son désir de se réaliser, même si tous, autour de vous, expliquent que le métro-boulot-dodo, c’est bien plus rationnel…
C’est de vouloir sans cesse se réfréner, se refuser tout espoir qui est la vraie folie. La mienne, c’est au contraire de vouloir croire qu’Humains, Klingons, Vulcains, Andoriens, et même - pourquoi pas - Ferengis arriveront à surmonter leurs différences. Que sur Terre, blancs, noirs, jaunes, chrétiens, musulmans, juifs, gros, maigres, grands, petits, tous différents s’accepteront malgré leurs identités et grâce à leurs identités.
Oui, je fais l’éloge de cette folie qui a animé tant de grands hommes, Gandhi ou Martin Luther King sur Terre, Surak sur Vulcain, et bien d’autres…
Cette folie qui les a poussés à croire en leurs frères alors que ceux-ci les haïssaient, les combattaient de toutes leurs forces et semblaient avoir la raison avec eux. Je la revendique, cette folie qui me permet de garder espoir même quand tout semble perdu.
Je sais bien qu’une fois encore je me suis emballé (c’est plus commode pour me transporter), mais n’est-ce pas la façon de faire d’un fou ? Et n’est-ce pas un peu pour ça que vous m’aimez bien ? (Non, pas vous, les autres, derrière…).
Et si j’allais méditer ça au lit, histoire de penser que la folie est raison et la raison folie ? Mais avant, je vais numéroter mes neurones, histoire de les retrouver tous au réveil…
Et comme disait Khaless : "Tiens, j’entends déjà l’ambulance avec les messieurs en blanc qui viennent le chercher…"
Qapla’
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