Star Trek Strange New Worlds : Critique 1.07 The Serene Squall

Date : 21 / 06 / 2022 à 16h30
Sources :

Unification


STAR TREK STRANGE NEW WORLDS

- Date de diffusion : 16/06/2022
- Plateforme de diffusion : Paramount+
- Épisode : 1.07 The Serene Squall
- Réalisateur : Sydney Freeland
- Scénaristes : Beau DeMayo & Sarah Tarkoff
- Interprètes : Anson Mount, Ethan Peck, Rebecca Romijn, Jesse Bush,Christina Chong, Celia Rose Gooding, Melissa Navia et Babs Olusanmokun

LA CRITIQUE FM

Encore un étrange épisode de Strange New Worlds avec le sentiment que les scénaristes ne se sont pas mis d’accord sur quelle tonalité à donner à l’histoire. Drame, comédie, soap, ou tout à la fois comme le célèbre Gloubi Boulga de Casimir. Mystère et boulle de tribules...

Et c’est le personnage de Aspen / Capitaine Angel qui personnifie le mieux le problème de cet épisode. Jesse James Keitel met tout son charisme au profit de son double personnage. Personne non binaire, il/elle utilise ses talents à insuffler un sentiment d’étrangeté quant à son rapport avec les autres personnages de la série.

Et je dois dire qu’au début de cet épisode, c’est diablement efficace. Malheureusement, dès l’annonce de son double jeu, elle se transforme en caricature de méchante d’opérette, annihilant toute nuance à son jeu.

Le reste de l’épisode est du même avenant. On pensait voir un épisode plein de tensions pour délivrer des colons. On se retrouve avec une comédie grasse digne d’une parodie du Saturday Night Live. Et le tout avec une bonne dose de soap entre le triangle Spock/T’Pring/Chapel.

Ajoutez à cela, le raccrochage un peu à la lourdingue avec Sybok, le demi-frère de Spock découvert dans le film Star Trek V, qui me laisse très perplexe...

LA CRITIQUE YR

Aujourd’hui dans Strange New Worlds 01x07 The Serene Squall, la belle-sœur de Spock (la "captain" Angel) se fait passer pour une activiste humanitaire (Dr Aspen) afin d’entrainer l’USS Enterprise dans un piège grossier (réservé aux idiocrates seulement). Tandis que sa bande de pirates (le Serene Squall) cherche à "vendre" aux Klingons l’équipage du vaisseau amiral de Starfleet (y compris son capitaine et sa Number One), Spock est pris en otage par sa belle-sœur et est "négocié" contre la libération de son demi-frère (Sybok alias Xaverius) détenu dans la prison politique vulcaine (Ankeshtan K’Til) dirigée par sa fiancée (T’Pring). Mais Spock désamorce ce plan machiavélique en faisant croire à sa promise qu’il la trompe — interminable patin humide à l’appui — avec l’infirmière (Chapel) qui est secrètement amoureuse de lui. Son plan ruiné, la belle-sœur tente alors de détruire le vaisseau vulcain où est justement emprisonné le demi-frère de Spock !!! Puis à défaut, elle réussit miraculeusement à s’échapper... en se téléportant dans son sous-marin spatial de poche. Comme à la fin des Fantomas d’André Hunebelle, Angel n’a pas dit son dernier mot et compte bien revenir (rire sardonique et musique inquiétante).

Bref, SNW est revenu au bercail, c’est-à-dire le pire de la telenovela Discovery... sur le dos de ST TOS..
Avec la Serene Squall dans le rôle de l’Emerald Chain, et la "pirate captain" Angel dans celui d’Osyraa, c’est comme un retour aux sources de DIS 03x06 Scavengers… qui lui-même rejouait la partition de Picard 01x05 Stardust City Rag avec l’Emerald Chain dans le rôle du Freecloud et Osyraa dans celui de Bjayzl. Soit la même boucle temporelle kurtmanienne qui répète les mêmes clichés, #FakeTrek après #FakeTrek, entérinant le même naturel mafieux pour tout l’univers… Ah mais attention, dans un pur respect de la doxa puisque les cartels criminels sont toujours dirigés par des femmes (binaires ou pas). Ouf, ça va déjà tout de suite mieux…
Cependant, il y a tout de même des différences d’une itération à l’autre, puisque la version de SNW 01x07 The Serene Squall pousse beaucoup plus loin le cabotinage de la vilaine ("captain" Angel alias Dr Aspen) tant elle semble directement sortir d’un mélodrame surjoué d’il y a un siècle... ou de The Adventures Of Priscilla, Queen Of The Desert de Stephan Elliott (1994). Et ce ressort de piraterie imbécile — ne tenant aucunement debout — n’est qu’un prétexte grossier pour faire du vaudeville autour du triangle amoureux Spock/T’Pring/Chapel, quand bien même son pathos serait habillé de solennité vulcaine, de formules poétiques tirées de ST TOS 02x05 Amok Time... et de musiques romantiques (violoneuses et grandiloquentes). Mais c’est aussi un prétexte factice pour sortir du chapeau, non pas un unique gros fil rouge typiquement kurtzmanien, mais plein de petits (grouillant comme des vers écarlates).
Cela faisait six épisodes que SNW était presque parvenue à résister à cette inclination en s’imposant peu ou prou un format épisodique de loners. Mais le naturel revient au galop. Certes, il n’est pas question pour le moment de menace-galactique-de-la-mort-qui-tue comme dans Discovery ou Picard, mais c’est presque pire par certains côtés, car SNW réussit mine de rien à transformer l’héritage internaliste et SF de ST TOS en une malbouffe industrielle (style Tricatel) destinée à alimenter des intrigues soapy à tiroir et à rebondissement, un pied dans Dynasty et un autre dans Alias. Ainsi dans ce pseudo-prequel, l’alterité alien de ST TOS 02x05 Amok Time devient la matière première d’un teen soap de la côte ouest sur une base hebdomadaire, la subtile relation en creux entre Spock et Chapel devient la matière première d’un vaudeville boulevardier, le mystérieux V’tosh ka’tur Sybok qui fit le sel du très imparfait — mais néanmoins envoûtant et trekkienST V The Final Frontier est en passe de devenir le Milo Giacomo Rambaldi de SNW

Le mépris pour les causalités et le chronologie est systématique et omniprésent :
- dans ST TOS 02x05 Amok Time huit ans après, Spock n’avait pas revu T’Pring depuis "l’engagement" de leur enfance (quand ils avaient une douzaine d’années), et aucun membre d’équipage de l’USS Enterprise ne connaissait ce rituel vulcain ni l’existence de cette fiancée ; mais dans la première saison de SNW, Spock et T’Pring se voient et copulent un épisode sur deux, et tout l’équipage est au courant de tout (y compris Chapel qui est pourtant un personnage de la série originale) ;
- dans ST TOS 02x05 Amok Time, l’engagement entre Spock et T’Pring ne pouvait être rompu que par voie de kal-if-fee (un duel à mort) ; mais dans SNW 01x07 The Serene Squall, il suffit d’une rupture mutuellement consentie par écrans interposés durant moins d’une minute pour arriver au même résultat (de quoi vraiment tourner en ridicule la série originale) ;
- dans ST TOS 02x15 Journey To Babel, le relation de paternité entre Spock et Sarek était un secret dont nul n’avait connaissance (pas même le capitaine de l’USS Enterprise) ; mais dans SNW 01x07 The Serene Squall neuf ans avant, l’information est tellement de notoriété publique que même l’infirmière Chapel est au courant. ;
- dans ST V The Final Frontier, la relation de fraternité entre Spock et Sybok était également un secret (même pour les plus proches collègues et amis de l’officier scientifique de l’USS Enterprise) ; mais dans SNW, l’information est partagée par Spock avec le premier ou la première qui le demande (Chapel) même sans nécessité impérieuse...
- dans ST TOS 03x09 The Tholian Web, la toile énergétique déployée par les Tholians autour de l’USS Enterprise était une technologie inédite et une stratégie inconnue ayant mis en péril Kirk et son équipage ; mais dix ans avant, un semblable piège sera aisément éventé par les officiers de Pike et intuitivement désamorcé par Spock (à nouveau on se paye la tête de la série originale).
Les futurs personnages de ST TOS savent donc banalement avec dix (voire trente) ans d’avance ce qu’ils sont pourtant supposés apprendre subtilement et progressivement tout au long de la série originale et des six longs métrages historiques. Même à l’échelle de timelines distinctes, ce procédé finit — à force — par devenir vulgaire ; mais alors à l’échelle d’une seule…
Dans tous les cas, il ne pourrait exister de pire prequel à ST TOS que Strange New Worlds, faisant précisément tout le contraire de ce à quoi il est contractuellement tenu.

Les amours vulcaines (entre T’Pring et Spock) revues et corrigées par Secret Hideout passent désormais par SoHo et Greenwich Village, tous comme les Vulcains s’échouent sur Sunset Boulevard depuis les films Kelvin. Beaucoup de rigidité dans les postures, mais bien peu d’aliénitude dans les comportements et les paradigmes.
Entre deux outrances cabotines et histrioniques de Jesse James Keitel, Angel prétend distribuer des leçons de "sagesse" à Spock… La "voix" de Sybok probablement. Hélas, tout ce qu’elle réussit à faire, c’est apporter davantage de confusion et de contradiction encore dans la série. Par exemple lorsqu’elle place dans le rituel du Kolinahr la "ligne de partage" entre les Vulcains purgés de leurs émotions et ceux qui se comporteraient tels des humains (soit un retcon complet puisque Spock ne récuse rien). Ou encore lorsqu’elle dispense à un Spock inexplicablement perplexe et interrogatif ce que lui-même avait doctement enseigné à T’Pring en conclusion de SNW 01x05 Spock Amok (à savoir qu’il n’était ni Vulcain, ni humain, mais qu’il était Spock). Et outre cette "amnésie internaliste" sur seulement deux épisodes, Angel contribue par ses propos et les effets qu’elle provoque à rendre commun et quelconque (à la façon de fortune cookies) le cheminement existentiel de Spock au fil de ST TOS et son aboutissement dans ST VI The Undiscovered Country. Donc le parcours philosophique d’une vie entière se retrouve ainsi spoilée et même transformée en truisme… pour un peu de small talk et de fan service. Soit le cœur même de l’irrespect diachronique que cultive Strange New Worlds et qu’elle partage d’ailleurs avec Lower Decks (mais sans l’alibi autoparodique assumé).

Les (rares) histoires de pirates ont généralement fait partie des opus les moins inspirés du Star Trek historique (ST ENT 01x19 Acquisition, ST TAS 02x01 The Pirates Of Orion, ST TNG 06x07 Rascals...). Mais SNW 01x07 The Serene Squall explose tous les insuffisances du "genre" et redéfinit une nouvelle échelle de nullité à la fois en raison de l’opportunisme éhonté du scénario (si prétexte qu’il ne subsiste à la fin que ledit prétexte), de sa vampirisation dégradante du lore trekkien, d’une tentative humoristique tellement outrancière (les pantomimes d’Angel ne font rire qu’elle) ou à contremploi (ouais c’est trop fendard d’être vendu comme esclave...) que cela fait juste pitié, et bien sûr de sa masse critique d’incohérences (une trentaine dénombrables dans cet épisode).
Cependant, plutôt que d’infliger l’habituel inventaire des bullshits et facilités en tous genres, contentons-nous cette fois de décerner neuf Golden Raspberry Awards à ce navet intersidéral :
- Le Razzie de l’idiocratie revient à la façon dont "pirate captain" Angel réussit à se faire passer pour une vétérane respectable de Starfleet (aucune vérification d’identité), à faire croire que trois vaisseaux coloniaux ont été attaqués par des pirates (aucun registre ni moyen de vérification), et à entraîner les héros dans un guet-apens parodique (aucun moyen de détecter la cohorte de pirates cachés à bord du vaisseau prétendument abandonné ni d’empêcher leur téléportation massive à bord de l’USS Enterprise ?).
- Le Razzie du WTF revient à l’établissement de communication instantané en duplex par Angel avec T’Pring (sur Ankeshtan K’Til) puis à son arrivée presque aussi instantanée en vaisseau vulcain (au design anachronique du 22ème siècle BTW)... alors que l’épisode avait établi quelques minutes avant que les événements prenaient place sur des confins tellement éloignés que toute communication avec Starfleet demandait deux jours pour arriver à destination (donc quatre pour obtenir une réponse), et fatalement davantage pour faire le trajet à distorsion maximale. Donc une règle aussi fondamentale (le délai incompressible d’une communication radio dans le subespace) devient caduque un quart d’heure après sans la moindre explication. Pratique.
- Le Razzie du nawak revient au moment la "captain" Angel donne l’ordre à ses subordonnés aux manettes de l’USS Enterprise de détruire de vaisseau vulcain de T’Pring... alors que l’amour de sa vie est justement à l’intérieur et que c’est pour lui qu’elle avait entrepris toute cette opération abracadabrante. On fait pas les choses à moitié dans la famille, c’est l’amour ou la mort.
- Le Razzie du kamoulox revient à la scène où Pike fait la popote et cuisine de bons petits plats aux pirates pour amadouer l’Orion barbe-rousse...comme en témoigne d’ailleurs bien son prénom Rémy (comme c’est mignon).
- Le Razzie du wokisme foireux et nauséabond revient à l’allégorisation de la non-binarité de genre par... la duplicité morale d’Aspen/Angel (faisant de l’œil à Seska dans les deux premières saisons de ST VOY).
- Le Razzie de la trivialisation revient à Angel qui a un train d’avance sur tous les personnages et qui prétend tout savoir sur la philosophie vulcaine mais qui dissout l’ultime frontière dans la guimauve (« Love is the only thing that makes the cold loneliness of space bearable »).
- Le Razzie de l’anachronisme revient à la façon dont la "pirate-captain" ménage sa sortie théâtrale à la fin de l’épisode en se téléportant depuis l’USS Enterprise sur son vaisseau personnel "arachnide" (sans équipage et planqué derrière les astéroïdes voisins) ! Or pour cela, il lui suffit simplement de manipuler un collier comme s’il s’agissait d’un téléporteur individuel... c’est-à-dire une technologie qui n’existera pas avant 900 ans (environ) durant le 32ème siècle des saisons trois et quatre de DIS. Malgré tout, soyons fair play, il n’est pas impossible que ledit collier ait juste transmis un signal au vaisseau furtif pour que celui-ci active la téléportation d’Angel.
- Le Razzie de la dystopie anti-trekkienne revient au camp de rééducation pour déviants idéologiques d’Ankeshtan K’Til (sur la troisième lune d’Omicron Lyrae), qui est une façon toute orwellienne de désigner des... prisonniers politiques ! Il n’y avait pourtant rien de tel dans ST ENT 01x17 Fusion avant même la restauration des enseignements originels de Surak dans ENT 04x09 Kir’Shara un siècle avant. Et le comble est que cette police de la pensée vulcaine ne dérange ni la Fédération, ni Starfleet. Aucun des héros de SNW n’y trouve quoi que ce soit à redire, c’est donc considéré comme parfaitement normal. Dont acte.
- Le Razzie du TGCM revient à la manière donc Pike s’empare du vaisseau de la Serene Squall : d’abord une collusion (excluante pour les téléspectateurs) entre Christopher et Una (décalquée de celles de Booker et Burnham durant les troisième et quatrième saisons de Discovery) avec l’évocation d’un mystérieux Alpha Braga IV (un hommage ambigu passant probablement par la version remasterisée de ST TNG 07x10 Inheritance), puis une mutinerie déclenchée parmi des pirates teubés grâce à quelques punchlines pour tweets, finalement un contrôle à géométrie variable de leur passerelle (selon les besoins scénaristiques du moment), et un pilotage au moyen d’une barre à roue (nonsensique dans l’espace !) pour faire un lourd clin d’œil à un élément seulement décoratif de ST V TFF)
Petit bonus ludique, d’après la stardate du journal de T’Pring (1997.9), ce septième épisode de SNW se situerait chronologiquement entre ST TOS 01x08 Balance Of Terror et ST TOS 01x09 What Are Little Girls Made Of ? !

En dépit des nombreuses hésitations tonales, il ne fait aucun doute que SNW 01x07 The Serene Squall se voulait humoristique. Mais entre Pike cuistot, des Vulcains humanisés, des Orions sortis du Muppet Show... ce septième épisode ne fait pas rire... si ce n’est de lui ! Autant dire un loupé magistral car la comédie est un genre exigeant ; même la série originale — en dépit de ses stigmates sixties — ne sacrifiait jamais le réalisme comportemental et contextuel aux effets comiques (cf. ST TOS 02x13 The Trouble With Tribbles, ST TOS 02x20 A Piece Of The Action...).

Incontestablement, SNW 01x06 Lift Us Where Suffering Cannot Reach avait bien plus de gueule et de tenue en tant qu’épisode...
Mais SNW 01x07 The Serene Squall a en "contrepartie" la transparence (ou la franchise) d’être nettement moins manipulatoire sur le fond (intellectuellement et narrativement). En effet, contrairement à la "captain" Angel qui a dupé tous les protagonistes comme des oies blanches, le septième épisode ne trompera probablement aucun trekker sur sa nature et ses objectifs... tant l’amateurisme des scénaristes est grand.
SNW 01x07 The Serene Squall paraît aussi cette fois ne pas directement enfoncer et salir l’héroïne trekkienne, i.e. la Fédération. Mais serait-ce devenu si exceptionnel qu’il faille s’en réjouir ? En réalité, il n’y a aucun motif à réjouissance, car à la place de l’UFP dans son ensemble, c’est Vulcain qui prend cher ici avec son goulag pour déviants envers la pensée unique obligatoire.
Les incompatibilités factuelles et chronologiques avec ST TOS se comptent désormais pas dizaines... Mais pire encore peut-être, le septième opus de SNW continue à trivialiser, avilir, et profaner de plus "belle" le patrimoine trekkien. Tel un viol en réunion… avec de plus en plus de "participants".

NOTE ÉPISODE

NOTE STAR TREK

BANDE ANNONCE





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