
Un enfant, ça vous décroche un rêve
Ça le porte à ses lèvres, et ça part en chantant…
Un enfant, avec un peu de chance, ça entend le silence, et ça pleure des diamants…
Et ça rit à n’en savoir que faire, et ça pleure en nous voyant pleurer…
Ça s’endort de l’or sous les paupières, et ça dort pour mieux nous faire rêver…
NuqneH !
Ce sont les parole du grand poète Klingon Breh’l, nous parlant des enfants, et des merveilles qu’ils apportent à ceux qui ont eu la chance d’en avoir…
Aujourd’hui, on nous parle de ceux qui poignardent leurs camarades de classe, qui agressent leurs professeurs, qui battent, attaquent, violent, que sais-je d’autre... On nous décrit avec moult détails ceux qui sont devenus violents, comme des bêtes sauvages qu’on ne saurait plus dresser… Des monstres qui nous dépas-seraient…
Mais ces enfants, ce sont les nôtres, ces petites bouilles riantes, ces petits bras tendus pour quémander un câlin, ces grosses larmes parce qu’on a bobo et qu’on a un besoin vital de bisous.
Ce sont aussi ceux qui sortent des phrases émouvantes de simplicité et de tendresse. Je me souviens d’une publicité où l’on voyait sur un écran un enfant ayant perdu une jambe lors d’une guerre qu’il ne comprenait pas ; devant, une petite fille en bonne santé qui offrait la jambe de sa poupée à l’enfant de l’affiche. Ce n’était qu’une pub, mais c’est ça, un enfant !
Ce n’est pas ce qu’en fait la société, à le former à tenir un fusil mitrailleur à 10 ans, à lui apprendre à fouiller les poubelles d’un bidonville, à le forcer à se prosti-tuer pour le "tourisme sexuel"…
Ce n’est pas ça, un enfant, c’est simplement ce qu’en font les hommes, pro-bablement inconsciemment jaloux d’avoir perdu depuis longtemps cette spontanéité, cette innocence…
Bien sûr, ils ne sont pas parfaits, ces petits, ils ont besoin des parents, des éducateurs. Mais il faut les traiter comme des petits diamants qui seront le monde de demain. Un diamant, ça se taille avec force pour lui donner la plus belle eau, ça se frotte avec tendresse pour un poli parfait, ça se lave avec soin pour une netteté idéale. On ne le laisse pas dans un coin, en ne le touchant pas, en espérant qu’il se fera lui-même…
Je vais - bien sûr - comme chaque fois, aller me coucher, et je rêverai que je suis encore un enfant… qui a besoin d’une grosse tétée !
Et comme disait Khaless : "Ça, pour être un enfant… l’a jamais grandi, c’t’e gros bébé-là !"
Qapla’
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