L’art du mensonge : La critique
L’art du mensonge est un excellent film de Bill Condon, au casting cinq étoiles, qui adapte l’œuvre de Nicholas Searle.
Le scénario de Jeffrey Hatcher présente un sexagénaire escroc qui va séduire une veuve afin de s’emparer de son argent. L’histoire suit à la fois ce dernier à travers les différentes combines qu’il mène de front, et que la femme qu’il fréquente et qui recherche de la compagnie.
Évidemment, le titre français, ou la traduction de celui original qui correspond au bon menteur, indique que de nombreux rebondissements sont à attendre et que si certains sont prévisibles, d’autres sont réellement plus surprenants, et d’autant plus agréables à découvrir. En effet, l’écriture est magnifique, les répliques ciselées et les situations passionnantes à suivre.
Le casting est vraiment magnifique. Ian McKellen est splendide en beau parleur sachant mettre tout le monde dans sa poche. Helen Mirren est remarquable en femme chaleureuse menant une petite existence bien organisée. Les deux comédiens jouent à merveille ensemble entre manipulation et attirance. Jim Carter est très bon en avocat acolyte de l’escroc. Et Russell Tovey vraiment juste en petit-fils aimant.
Il faut saluer le très beau travail sur les nombreux décors de John Stevenson qui jouent un rôle important dans l’intrigue, notamment la belle maison occupée par le personnage féminin principal qui est un lieu central du récit. Les costumes de Keith Madden sont aussi recherchés et permettent même à un moment de s’immiscer dans le passé, alors que ce dernier vient hanter les protagonistes du présent.
La mise en scène de Bill Condon est très réussie. Tant dans les séquences d’arnaque, que les scènes plus intimistes centrées sur les deux acteurs principaux, c’est à la fois un thriller passionnant, mais aussi une étude psychologique d’une véritable finesse, qui se dessinent. D’ailleurs, le réalisateur n’oublie pas quelques scènes d’action fort bien menées qui viennent rompre un tempo pas si ronronnant que cela.
La photographie de Tobias A. Schliessler est aussi très belle et permet de marquer les différents lieux de son empreinte. Sa subtilité accompagne les protagonistes et renforce les retournements de situation.
L’art du mensonge est un thriller de haute volée interprété par des comédiens splendides et à l’écriture remarquable. Non seulement, on se laisse porter par les personnages et les situations, mais on ne peut qu’apprécier les surprises qui nous attendent et un final particulièrement marquant.
Brillant et captivant.
SYNOPSIS
Escroc professionnel, Roy Courtnay a déjà en vue sa prochaine cible : Betty McLeish, récemment devenue veuve, dont la fortune s’élève à des millions de dollars. Dès la première rencontre entre Roy et Betty, l’arnaqueur commence par faire son numéro bien rodé de manipulateur et la veuve, visiblement séduite, semble facile à duper. Mais cette fois, ce qui avait l’air d’une simple arnaque prend l’allure d’un jeu du chat et de la souris aux enjeux de grande ampleur. Tandis que Roy et Betty découvrent des supercheries bien plus insidieuses, les voilà qui plongent dans un monde de dangers, de complots et de trahisons…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 50
– Titre original : The Good Liar
– Date de sortie : 01/01/2020
– Réalisateur : Bill Condon
– Scénariste : Jeffrey Hatcher d’après l’œuvre de Nicholas Searle
– Interprètes : Helen Mirren, Ian McKellen, Russell Tovey, Jim Carter, Mark Lewis Jones, Laurie Davidson, Jóhannes Haukur Jóhannesson, Lucian Msamati
– Photographie : Tobias A. Schliessler
– Montage : Virginia Katz
– Musique : Carter Burwell
– Costumes : Keith Madden
– Décors : John Stevenson
– Producteur : Greg Yolen, Bill Condon pour New Line Cinema, Bron Studios
– Distributeur : Warner Bros. France
LIENS
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PORTFOLIO
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Photo Credit : Chiabella James
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