
Science sans conscience…
NuqneH !
Aaaaaaaaaaaaaaahhhhh ! La science ! Ces téléphones qui font tout, jusqu’à vous gratter le nez, ou vous commander votre pizza sans que vous décrochiez ! Ces ordinateurs qui vous gèrent la maison jusqu’à vous concocter votre petit déjeuner du matin avec juste ce qu’il faut de lait dans le thé ou qui vous retournent la nuit pour éviter l’engourdissement musculaire ! Ces robots qui bientôt vous soigneront, vous psychanalyseront, talqueront les fesses de votre bébé…
Ces machines toutes puissantes qui vous permettent de ne plus rien faire ou presque… N’y a plus qu’à payer les impôts, éviter le sida et pointer mensuellement aux Assedic… Le rêve, quoi !
Toute cette technologie qui nous a éloigné des odeurs nauséabondes des fleurs sauvages, des muscs animaliers, des paysages bêtement verts ou mordorés, ou irisés, sans la moindre trace de ce béton rassurant, de ces diodes prévenantes, de ces bips cajolants…
MMmmmmmmmmmmmmhhhh… Ce bonheur de n’être plus humain et de plus en plus dominés par les machines. Ces machines qui nous ont remplacés dans les usines, qui mettent les commerçants au rebut, les voisins sous cellophane loin de nous… Plus besoin de communiquer avec les autres humains, il y a internet pour "chatter" avec les chinois et les indiens…
Seulement voilà… Avec toutes ces commodités, tous ces services-minute, ces choses automatisées qui nous déchargent de toutes corvées, n’a-t-on pas oublié que notre mentalité devait évoluer en même temps ? Que cette robotisation qui supprimait les emplois devait être pensée de façon à aider l’homme et non pas le remplacer ? Qu’il fallait revoir la société en fonction de ces innovations ?
Je n’ai pas la réponse, mais j’ai nettement l’impression qu’il y a quelque chose de pourri au Royaume du Monde Moderne…
Je vais aller y rêver dans mon plumard, mais ça pourrait bien m’empêcher de dormir…
Et comme disait Khaless : "A ce point là ? L’empêcher de dormir ? Un bon conseil : encadrez cette chronique, elle restera dans les annales !"
Qapla’
Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.












