Les hirondelles de Kaboul : La critique

Date : 01 / 09 / 2019 à 12h00
Sources :

Unification


Les hirondelles de Kaboul est un très bon dessin animé adaptant le roman de Yasmina Khadra, alias Mohammed Moulessehoul.

Le scénario de Sebastien Tavel, Patricia Mortagne et Zabou Breitman présente deux couples différents vivant à Kaboul en 1998 pendant l’ère des talibans. L’un d’eux est jeune et bohème, composé de deux professeurs ne pouvant plus exercer, l’art pour l’une et l’histoire pour l’autre. Le second est constitué d’un gardien de prison pour femmes et de son épouse gravement malade. Dans un pays ou les talibans interdisent de très nombreuses choses et où la femme doit pratiquement rester cloîtrée chez elle et ne peut sortir qu’enveloppée dans un tchadri étouffant, les histoires croisées de chacun des individus s’entremêlent au sein d’un drame de plus en plus poignant.

La réalisation de Zabou Breitman et d’Eléa Gobbé-Mévellec est passionnante de bout en bout et permet de se plonger au cœur d’un pays en pleine période très sombre de son histoire. Les réalisatrices décrivent fort bien la ville et lui insuffle un climat parfois malsain et étouffant qui pèse sur ses habitants. Au milieu de ces éléments, elles réussissent à mettre en valeur les deux couples qui ont eux-mêmes leurs propres problèmes à gérer.

L’animation est vraiment très belle. Avec un style 2D, les personnages et les paysages sont parfois esquissés, comme dessinés à l’aquarelle. Les dessins sont donc vraiment très beaux et l’animation d’une grande fluidité. Cela apporte donc un grand contraste avec les horreurs décrites et la misère que vivent les protagonistes principaux. Le film n’est d’ailleurs pas conseillé aux enfants, tant certaines scènes montrées sont d’une grande violence, tels un certain nombre d’exécution.

Le réalisme des situations, d’ailleurs parfois très crues, et l’animation renforcent la monstruosité de ce qui est montré, opposant des dessins doux et délicats à une horreur et une violence sans nom. D’autant que les doubleurs sont très bons et apportent une grande présence aux personnages qu’ils incarnent.

Si la situation de la femme est particulièrement bien montrée, celle de l’homme est aussi délicatement racontée. Avec plusieurs portraits d’entre eux, le récit brosse un tableau de la société masculine afghane fidèle, dans laquelle certains hommes peuvent s’avérer être intolérants et violents, alors que beaucoup d’autres souffrent de la situation et ne l’apprécient pas plus que les femmes.

Les hirondelles de Kaboul est un très beau dessin animé, magnifiquement réalisé, et parlant de sujets forts tels que l’amour, la condition de la femme, et la liberté. Avec des personnages captivants, un récit poignant et des images d’une grande beauté, il ne faut réellement pas passer à côté de ce très beau dessin animé à la grande puissance évocatrice.

Touchant et tragique.

SYNOPSIS

Été 1998, Kaboul en ruines est occupée par les talibans. Mohsen et Zunaira sont jeunes, ils s’aiment profondément. En dépit de la violence et de la misère quotidienne, ils veulent croire en l’avenir. Un geste insensé de Mohsen va faire basculer leurs vies.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 20
 Titre original : Les hirondelles de Kaboul
 Date de sortie : 04/09/2019
 Réalisateur : Zabou Breitman, Eléa Gobbé-Mévellec
 Scénariste : Sebastien Tavel, Patricia Mortagne, Zabou Breitman d’après l’œuvre de Yasmina Khadra
 Interprètes : Simon Abkarian, Zita Hanrot, Swann Arlaud, Hiam Abbass
 Montage : Françoise Bernard
 Musique : Alexis Rault
 Producteur : Michel Merkt pour Les Armateurs, Arte France Cinéma
 Distributeur : Memento Films Distribution

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Les hirondelles de Kaboul


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