Love Cecil (Beaton) : La critique

Date : 06 / 04 / 2019 à 09h30
Sources :

Unification


Love Cecil (Beaton) est un excellent documentaire sur la vie d’un grand photographe du 20ème siècle qui a marqué ce dernier de son empreinte et qui a toujours un impact aujourd’hui.

Né dans une société anglaise ou les castes étaient encore importantes au début du 20ème siècle, rien ne semblait prédestiner ce fils d’une famille bourgeoise aisée à devenir créateur de décors de théâtre et de cinéma, chroniqueur et photographe, notamment de mode.

Le documentaire de Lisa Immordino Vreeland retrace chronologiquement la vie de cet homme entier, aux avis bien tranchés et à la carrière impressionnante, malgré un faux pas qui aurait pu y mettre fin définitivement.

Le long métrage alterne de nombreuses archives, photographie, extraits de films, interviews du passé, mais aussi de personnes ayant côtoyés l’artiste. Le très grand intérêt de l’œuvre est la formidable voix off du comédien Rupert Everett. Celui-ci incarne les pensées intimes de l’artiste en énonçant de façon vibrante des textes issus des mémoires de ce dernier.

En effet, Cecil Beaton a tenu toute sa vie un journal intime dont il a régulièrement publié les volumes, s’attirant parfois au passage de grandes inimitiés. Ces extraits d’ouvrage sont passionnants à écouter et révélateurs à la fois d’une pensée, mais aussi d’une société surannée.

Durant plusieurs décennies, l’homme s’est fait, à travers ses œuvres, caisse de résonnance de son époque. De la jeunesse dorée et noble du Royaume-Uni de 1930, aux différents magazine de mode qui ont dictée cette dernière à des centaines de milliers de femmes, en passant par la terrible parenthèse de la guerre, l’artiste s’est immiscé partout. Mondain et invité à photographier de nombreuses personnalités, dont la famille royale anglaise, il pouvait aussi s’appuyer sur une plume acerbe et captivante pour croquer les beautés et travers des univers dans lesquels il évoluait.

Le documentaire aborde aussi les belles et tragiques histoires d’amour d’un homme qui a puisé dans les revers de sa vie pour alimenter la passion immense de l’art qui l’occupait.

Love Cecil (Beaton) est un documentaire captivant sur un homme qui l’est tout autant. Véritable plongée dans une vie hors norme, les très nombreuses archives qui le ponctuent et le texte formidablement écrit par l’artiste et lu par l’excellent Rupert Everett livrent toute la saveur d’une époque révolue.

Fascinant et passionnant.

SYNOPSIS

Photographe, écrivain, peintre, créateur de costume et de décor pour le cinema oscarisé, Cecil Beaton était non seulement un chroniqueur éblouissant, mais également un arbitre de son temps. Du mouvement des « Bright Young Things » aux lignes de front de la guerre en passant les grands de ce monde, les pages de Vogue ou de Life, puis photographe officiel de la Reine, Cecil Beaton a su capturer les changements culturels et politiques du XXe siècle. Dans ce tendre portrait, la réalisatrice Lisa Immordino Vreeland, marie archives filmées et photographies, commentées en voix-off par Beaton lui-même. Se révèle ainsi l’héritage créatif complexe et unique d’un homme dont le style et l’engagement résonne et inspire encore aujourd’hui.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 39
 Titre original : Love Cecil
 Date de sortie : 10/04/2019
 Réalisateur : Lisa Immordino Vreeland
 Interprètes : Rupert Everett, Leslie Caron, Peter Eyre, David Hockney, Isaac Mizrahi, Julie Andrews, Cecil Beaton, Truman Capote, George Cukor
 Photographie : Shane Sigler
 Montage : Bernadine Colish
 Musique : Phil France
 Producteur : Lisa Immordino Vreeland pour Fischio Films
 Distributeur : Dean Medias

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Love Cecil (Beaton)


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