
Le sens de la vie
NuqneH !
Asseyons-nous quelques instants, et réfléchissions…
Oh, non pas sur le glomifigage à conflication expratinotielle, ni sur le théorème imparable qui affirme - à raison - qu’il suffit que vous commenciez à diner pour votre meilleur ami vous appelle à l’Holophone…
Non, asseyons-nous pour réfléchir au sens de notre vie. De notre vie klingonne, vulcaine, ferengie, andorienne, bajorane…
Au sens de cette vie qui fait que nous naissons - sans avoir rien demandé à personne -, que nous grandissons au travers des devoirs d’école, de l’acné juvénile (et croyez-moi, chez les Klingons, c’est pas de la guimauve !), et des déceptions amoureuses. Puis nous découvrons les joies des impôts, du boulot abrutissant avec des heures de trajets, des pannes de navettes, des redressements fiscaux, des rages de dents. Puis nous déclinons, en perdant nos dents, en oubliant d’aller aux WC, en ne faisant plus rien seul. Et de poussière que nous avons été créés, nous retournons à la poussière au fond d’une caisse en bois.
Moche, non ?
Bien sûr, il y a les amis, les épouses, les enfants. Il y a les réussites (pas celles qui font qu’on gagne plus que son voisin, celles-là sont tellement superficielles), je veux parler de celles qui vous épanouissent le cœur. Consoler un gamin qui pleure, voir un ami retrouver le moral… Toutes ces choses qui vous donnent tout à coup un petit éclat de soleil dans l’œil, qui vous donnent une petite pointe de chaleur dans le cœur.
Mais… Et si cette fichue vie dépendait un peu de ce qu’on en fait ?
Oh, bien sûr, il y a les malheurs, souvent réservés à ceux qui le méritent le moins. Mais j’en connais qui souffrent, et qui pourtant gardent le moral. La foi en Dieu, ou en l’homme, ou en les amis. Mais la foi. Celle qui vous permet de savoir regarder au milieu de la fange, la fleur qui a poussé tant bien que mal. Celle qui vous permet au plus profond de la douleur de vous souvenir de votre première rencontre de cœur, de cet oiseau si beau qui chantait dans l’arbre, du sourire amical de l’infirmière qui faisait tout pour vous apporter un peu de compassion.
C’est à cela que je veux rêver, en m’en retournant dans mon lit douillet où je rêve à vous, témoins du bonheur possible…
Et comme disait Khaless : "Pffff ! Et ça se dit Klingon ? C’est de la femmelette, ça ! Ou alors de la poésie, mais lui reste encore à passer le diplôme !"
Qapla’
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