
Pognon, fric, flouze, artiche, pépettes, grisbi...
NuqneH !
Dans ma dernière chronique, j’ai parlé des femmes, dans celle-ci, je vais parler d’argent. N’y voyez aucun rapport de cause à effet, car si ces ambassadrices du charme nous font souvent faire des folies pour elles, c’est bien souvent nous, les mâles - et je ne dis pas mâle par hasard - qui dépensons volontairement, même si ces dames ne sont pas contre. Non, il n’y a aucun rapport. Même de la Cour des Comptes.
Si j’en parle, c’est que je me rends de plus en plus compte à quel point cette engeance est dangereuse pour une civilisation qui se veut évoluée. Bien entendu, la Fédération des Planètes Unies a aboli l’argent, grâce aux synthétiseurs, mais il existe encore des endroits où le latinum fait bien des drames…
Et des planètes arriérées où le profit financier est le dieu des autochtones. Si, si ! Il paraît qu’il en existe, même si je reconnais que cela semble incroyable ! Et je n’ai pas bu… enfin, pas plus que d’habitude !
Ces mondes invivables sont encore dans la spirale infernale de l’argent, seul échelle de valeur, nécessité absolue de vie régissant toutes les lois, même celle de la pesanteur ! Hé oui, quand est ruiné, on tombe de haut (je sais, elle est facile, mais pour ce que votre auteur chéri est payé…). Par exemple, les voitures polluent trop, et provoquent des embouteillages ?
On ne peut rien faire : limiter la circulation provoquerait une baisse de la vente des véhicules et une catastrophe économique se traduisant par une augmentation du chômage et la baisse des rentrées financières dues aux impôts sur les sociétés. CQFD ! (Couenneries Que Font les Décisionnaires)
Le plus ironique est que si les patrons ne payent pas assez, les pouvoirs d’achat baissent, les gens consomment moins, et les gros patrons ne gagnent plus assez ! Les pôvres, obligés de ne plus manger de caviar le lundi ! Pensez donc…
Je repense à un récit que j’avais lu dans ma jeunesse, d’un certain Dah’Ni, qui se passait au pays de Rêhv’Roz, où l’on se payait au moyen de pensées aimables, de bisous gentils et d’attentions charmantes. Et l’on était bien heureux de se rendre la monnaie, croyez-moi !
Et faire quelque chose gratuitement, en plus ! Uniquement pour le plaisir de rendre heureux celui pour qui on le fait. On est alors payé, certes, mais avec des coupons de joie, des billets de sourires, des chèques en amitié…
Je pense à tout ça en baillant : je me rends bien compte que cela n’est que du rêve, et que le meilleur endroit pour rêver, c’est un lit. J’y retourne donc.
Et comme disait Khaless : "Donc, faudra jamais lui rémunérer ses chroniques, à l’auteur, pisk’il est contre le pognon ! Je m’trompe ?"
Qapla’
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