Oppression : La critique
Oppression est un thriller en huit clos sans prétention qui réussit à créer un malaise permanent et à capter l’attention tout du long.
Une pédopsychiatre vit dans une maison isolée en Nouvelle-Angleterre et doit s’occuper de son beau-fils handicapé lourdement. C’est la fugue d’un garçon sourd dont elle s’occupe et l’arrivée d’une tempête qui va l’isoler encore plus qui vont être les révélateurs d’une situation dans laquelle l’héroïne va se retrouver piégée.
Il ne faut pas s’attarder sur les incohérences du scénario, mais se fixer sur le très bon travail orchestré par le directeur de photographie Yves Bélanger et la gestion des bruits environnants.
En effet, dans le long métrage, pas de musique angoissante ou à contre-emploi porteuse de frissons, mais des bruits normaux subtilement glissés entrainant une monté constante de l’angoisse au même titre que le personnage principal se demandant progressivement si elle n’est pas victime d’hallucinations ou ne sombre pas dans la folie.
Cette économie d’effet n’empêche pas les sursauts. Ainsi, une porte qui claque, un grincement de parquet, le bruit d’un objet qui tombe se suffisent à eux-mêmes pour créer une ambiance tendue dans une œuvre pratiquement exclusivement focalisée sur un seul personnage.
Le mélange entre cauchemar et vie réelle renforce d’ailleurs cette impression de décalage avant que les éléments ne se mettent en place et l’intrigue ne soit dévoilée complètement.
Il faut vraiment souligner la performance de Naomi Watts qui porte le film sur ses épaules. L’actrice est plus que convaincante et elle réussit à entraîner le spectateur dans sa terreur croissante. Elle insuffle d’ailleurs à son personnage une certaine douceur et délicatesse qui renforce l’empathie qu’on peut lui porter.
Farren Blackburn livre une mise en scène efficace montant crescendo jusqu’à un final haletant. Sa réalisation permet de construire un thriller efficace et anxiogène.
Oppression est un bon film jouant à la fois sur les codes du thriller et ceux de l’horreur. Sans autres prétentions que de divertir en faisant frissonner, il réussit très bien son objectif et fait passer un moment plaisant aux spectateurs. D’autant qu’il est facile de tomber sous le charme de cette veuve dévouée à son beau-fils et ses jeunes patients.
Avec une réalisation efficace et un beau travail sur le son, cette maison isolée réserve de nombreuses surprises.
Perturbant et palpitant.
SYNOPSIS
Depuis le décès de son époux, Mary, pédopsychiatre, vit seule avec son beau-fils dans un chalet isolé de la Nouvelle-Angleterre. À l’approche d’une violente tempête de neige, Tom, l’un de ses jeunes patients, est porté disparu. Mary, tout à coup sujette à des hallucinations et prise de paranoïa, est bien décidée à retrouver le jeune garçon avant qu’il ne disparaisse à jamais.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 30
– Titre original : Shut In
– Date de sortie : 30/11/2016
– Réalisateur : Farren Blackburn
– Scénariste : Christina Hodson
– Interprètes : Naomi Watts, Jacob Tremblay, Oliver Platt, Charlie Heaton, David Cubitt, Clémentine Poidatz, Peter Outerbridge, Crystal Balint
– Photographie : Yves Bélanger
– Montage : Baxter, Maryline Monthieux
– Musique : Nathaniel Mechaly
– Costumes : Odette Gadoury
– Décors : Paul D. Austerberry
– Producteur : Claude Léger, Ariel Zeitoun, Christine Haebler pour Lava Bear Films, Europa Corp., Transfilm International
– Distributeur : EuropaCorp Distribution
LIENS
– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB
PORTFOLIO
Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.
















