Les 7 Mercenaires : La critique
Les 7 Mercenaires est le remake du film éponyme de 1960 de John Sturges (Yul Brynner, Eli Wallach, Steve McQueen, Charles Bronson, Robert Vaughn) ayant donné 3 suites, ce dernier étant l’adaptation du film Les Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa de 1954.
Si le western original avait marqué les esprits, il faut reconnaître que cette nouvelle mouture est vraiment efficace et particulièrement bien faite, dans la grande tradition des westerns américains.
Cette fois-ci, c’est sur le sol des États-Unis que se passe l’action alors qu’un promoteur sans scrupules veut récupérer les terres de paysans afin d’étendre sa mine. Entre le Goliath industriel et les pauvres gens représentants de la population essayant de s’en sortir au mieux, c’est le capitalisme qui est plus qu’égratigné, notamment dans une scène d’une grande tension dans l’église.
L’autre grande différence majeure entre l’œuvre de référence et son remake est la représentation des minorités parmi ces 7 mercenaires voyant l’alliance d’un noir nordiste, d’un blanc sudiste, d’un Mexicain, d’un indien, d’un chinois et de deux autres blancs. Une assemblée improbable au 19ème siècle qui fonctionne bien à l’écran.
Mais le film fonctionne aussi à merveille sur la prise de conscience qui touche ces mercenaires. Attirés par l’argent, la gloire, le défi, la vengeance, ils vont bientôt prendre conscience d’un enjeu qui leur donne une véritable raison de se battre et potentiellement de mourir.
Certes, le film n’évite pas les clichés, tout en les gérants relativement bien. Il donne aussi du temps d’écran au seul véritable personnage féminin, la jeune femme recrutant les mercenaires. Et évidemment, malgré les tirs croisés qui fauchent les gens dans tous les sens, les chevaux semblent immunisés aux balles qui sifflent.
Toujours est-il que la photographie est superbe et que les combats sont chorégraphiés au millimètre et parfaitement lisibles malgré le nombre de protagonistes se tirant dessus. Car si des affrontements et escarmouches ont lieu durant les deux heures du long métrage, la scène finale, dantesque, épique et sanglante est une réussite impressionnante et donne l’impression d’être happé par l’écran et de se retrouver en plein cœur d’une bataille mortelle où la vie et la mort se jouent à vraiment peu.
Antoine Fuqua livre un film impressionnant dont il maîtrise la progression inéluctable, passant d’une ouverture choc, à la quête des mercenaires. Cette première partie prémisse à la préparation d’un combat bruyant et inégal s’achevant dans un final grandiose. Une réalisation efficiente marquant un retour réussit du western sur grand écran.
Mais cette réalisation efficace ne fait pas oublier un casting particulièrement bien trouvé permettant de croiser des protagonistes en partie caricaturaux, mais campés d’une bien belle manière par des comédiens à l’aise dans leurs rôles.
Denzel Washington est formidable en meneur d’hommes se battant pour la justice et la vengeance. Chris Pratt cabotine à merveille en tant que personnage « comique » de l’histoire, ne prenant jamais les choses trop au sérieux. Ethan Hawke en protagoniste ambigu associé à un étonnant Byung-Hun Lee, apporte une petite part d’ombre à l’intrigue.
Quant à Haley Bennett, elle apporte une touche féminine à l’histoire sans pour autant paraître ni une cruche, ni une demoiselle en détresse et étant convaincante dans ses réactions.
Il faut aussi signaler le méchant très méchant tenu par un Peter Sarsgaard glacial et sans cœur qui donne une belle réflexion à avoir sur l’humanité du capitalisme débridé.
Il faut de plus souligner la très belle bande originale accompagnant l’œuvre qui permet d’être capté par les paysages désertiques traversés par les mercenaires et de se retrouver au plus près d’une histoire captivante. Les puristes seront, de plus, heureux de retrouver la musique phare et emblématique du premier opus dans le générique final.
Les 7 Mercenaires est un très bon film qui fait passer deux heures dans un Far West surannée dans lequel la survie se retrouvait souvent dans les mains des plus forts. Avec une mise en scène inspirée, des acteurs pertinents, des décors semblant issus d’un passé pas si lointain que cela, c’est à un western grand spectacle auquel on est invité. Et ce serait dommage de ne pas en profiter sur grand écran pour apprécier au mieux ces fusillades homériques soulignées par une bien belle musique.
Explosif et héroïque.
SYNOPSIS
L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages – Sam Chisolm, Josh Farraday, Goodnight Robicheaux, Jack Horne, Billy Rocks, Vasquez, et Red Harvest. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 2 h 12
– Titre original : The Magnificent Seven
– Date de sortie : 28/09/2016
– Réalisateur : Antoine Fuqua
– Scénariste : Richard Wenk, Nic Pizzolatto d’après l’œuvre d’Akira Kurosawa, Shinobu Hashimoto, Hideo Oguni
– Interprètes : Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke, Vincent D’Onofrio, Byung-Hun Lee, Manuel Garcia-Rulfo, Martin Sensmeier, Haley Bennett, Peter Sarsgaard
– Photographie : Mauro Fiore
– Montage : John Refoua
– Musique : Simon Franglen, James Horner
– Costumes : Sharen Davis
– Décors : Derek R. Hill
– Producteur : Roger Birnbaum, Todd Black pour Metro Goldwyn Mayer (MGM), Columbia Pictures, Escape Artists, Pin High Productions
– Distributeur : Sony Pictures Releasing France
LIENS
– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB
PORTFOLIO
©2016 Metro-Goldwyn-Mayer Pictures Inc. and Columbia Pictures Industries, Inc. All Rights Reserved. **ALL IMAGES ARE PROPERTY OF SONY PICTURES ENTERTAINMENT INC. FOR PROMOTIONAL USE ONLY. SALE, DUPLICATION OR TRANSFER OF THIS MATERIAL IS STRICTLY PROHIBITED.
Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.














