The Boy : La critique
The Boy est un film d’horreur qui touche plus à l’angoisse qu’à l’horreur pure et utilise la subtilité plutôt que le couteau de boucher.
L’un des personnages central de l’histoire étant une marionnette, cela fait rapidement penser à Annabelle, autre film d’horreur récent tournant autour d’une poupée. Mais à vrai dire si Annabelle fait peur d’emblée et ne donne vraiment pas envie de s’en porter acquéreur, The Boy présente une poupée de porcelaine très bien réalisée et fidèle à la représentation d’un véritable petit garçon. Apparence qui le rend finalement bien plus effrayant qu’une poupée plus anodine.
Mais le film tient aussi son atmosphère anxiogène en grande partie due à un très beau manoir perdu dans la campagne anglaise. Cette immense bâtisse aux fenêtres coincées est un magnifique écrin pour un huis-clos parfois étouffant entre le protagoniste principal et « le garçon ».
Car si plusieurs personnages traversent la maison et y restent parfois quelques moments, c’est bien une histoire d’isolement qui est comptée, dans laquelle le passé pèse parfois lourdement et les apparences sont trompeuses.
Les personnages, autres que celui principal, sont esquissés brièvement avant que, l’intrigue avançant, certains éléments ne soient dévoilés. Mais c’est bien autour de cette jeune assistante, et de l’étrange relation qu’elle noue avec la poupée dont elle a la garde, que tourne le film.
La photographie est très agréable et met bien en valeur les décors et le très beau mannequin. Tout comme pour la mise en scène, un certain classicisme qui lui est appliqué sert le propos de l’histoire.
Comme dans beaucoup de film d’horreur, la musique se met au diapason de l’histoire pour renforcer l’angoisse de certaines séquences qui pourraient bien en faire sursauter plus d’un. Il faut aussi souligner le très bon travail sur le son, qui au sein de cette maison impressionnante à une grande importance sur le développement de l’histoire.
Enfin, le film garde une certaine crédibilité grâce au très bon travail de Lauren Cohan qui porte ce dernier sur ses épaules de bout en bout. Non seulement, elle réussit à rendre son personnage fort attachant, mais elle arrive à trouver le juste équilibre entre la composante psychologique de son personnage et les actions que ce dernier est amené à faire. Cet ensemble permet de garder une véritable cohérence qui est l’un des points forts de l’œuvre.
Si, il faut bien l’avouer, The Boy ne restera pas dans les annales des grands films d’horreur, il reste néanmoins plaisant à découvrir. Certaines scènes sont forts bien réussies et font parfaitement monter l’angoisse. L’évolution de l’intrigue risque de ne pas surprendre les connaisseurs, mais cette dernière ne tombe jamais dans le ridicule, écueil que d’autres films similaires n’ont pas réussi à éviter. Et bien sûr, la belle composition de Lauren Cohan, la véritable présence de la poupée qui a un certain charisme troublant et le manoir imposant sont des éléments qui rendent le film agréable à découvrir.
Et vous, vous occuperiez-vous seul d’une poupée dans une maison isolée au bout de nulle part ?
SYNOPSIS
Pour essayer d’échapper à son passé, Greta, une jeune Américaine, se fait engager comme assistante maternelle en Angleterre, dans une maison perdue en pleine campagne. À son arrivée, elle découvre qu’elle a été embauchée non pas pour s’occuper d’un petit garçon de 8 ans en chair et en os, mais d’une poupée de porcelaine grandeur nature. Seule dans la maison, loin de tout, Greta assiste à des événements tous plus étranges les uns que les autres. La poupée serait-elle vivante ? Il se trouve que Greta n’a pas seulement été engagée, elle a été choisie…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 38
– Titre original : The Boy
– Date de sortie : 27/01/2016
– Réalisateur : William Brent Bell
– Scénariste : Stacey Menear
– Interprètes : Lauren Cohan, Rupert Evans, Ben Robson, Jim Norton, Diana Hardcastle, Jim Russell, Jett Klyne, Stephanie Lemelin
– Photographie : Daniel Pearl
– Montage : Brian Berdan
– Musique : Bear McCreary
– Costumes : Jori Woodman
– Décors : John Willett
– Producteur : Tom Rosenberg, Gary Lucchesi, Roy Lee, Matt Berenson, Jim Wedaa pour Lakeshore Entertainment, STX Entertainment, Vertigo Entertainment
– Distributeur : Metropolitan FilmExport
LIENS
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PORTFOLIO
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