Lect-dure
NuqneH !
Sachez apprécier votre chance ! Sachez goûter comme sont simples à comprendre mes savoureuses chroniques, si claires, si pertinentes, si… bon, j’arrête là, mon auto-allumage satisfactionnel commençant à s’emballer quelque peu…
Mais si je dis cela, ce n’est point simplement par goût de me faire un gros guilli sur la glande auto-suffisante, mais bien pour vous faire partager la réflexion intense que m’a inspiré une récente expérience.
Suivant des cours du soir dans une matière que je ne nommerai pas, je m’étais retrouvé à devoir lire un livre technique traitant de quelque chose de… bon, passons. Après avoir lu la première page en… à peine une heure (cette première page ne contenait heureusement que le titre et le nom de l’auteur), je m’attaquai sans plus attendre à la deuxième.
Au bout de deux jours d’intense lecture, je finis par achever ce texte et m’apprêtai à tourner la page, lorsque me vint l’idée saugrenue de chercher à savoir ce que j’avais retenu de ce feuillet.
Horreur !
Non seulement, je me rendis compte que je n’avais rien compris de ma lecture, mais de surcroît, le titre même de l’ouvrage m’était devenu totalement obscur !
Au fur et à mesure de ma relecture, les mots devenaient étrangers, les concepts s’éloignaient du monde réel, le cauchemar s’installait…
Je tentai d’avancer dans le volume, espérant que la suite me permettrait d’entrer quelque peu dans le monde que ce texte tentait de m’expliquer, ne faisant en fait que le fermer un peu plus définitivement à chaque page.
Je me ramassai péniblement dans un coin de mon intellect si tant tellement mis à mal, et me rappelai que j’avais pourtant réussi à lire de nombreux documents militaires qui ne m’avaient pourtant posé aucun problème.
Afin d’en avoir le cœur net, je fis lire cet ouvrage à plusieurs de mes connaissances, de différents niveaux intellectuels. Tous me dirent qu’ils n’avaient rien compris et que le fond et la forme de cet opus devaient être trop techniques pour que le Klingon, même supérieur puisse l’assimiler.
Dépité, humilié, je donnai alors le bouquin à mon professeur, lui avouant mon échec et l’abandon de ma formation. Il le compulsa, puis me fit la remarque suivante :
"Vous parlez l’Andorien ? Non ? Alors, vous feriez mieux de prendre la version en Klingon, c’est plus facile à lire dans une langue que l’on connaît !"
No comment ! Dodo !
Et comme disait Khaless : "Ouais, si ses chroniques claires, le cerveau qui les crée est bien malade, lui !"
Qapla’
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