Travail a-char-né
NuqneH !
Ah ! Aujourd’hui, boulot ! Je dois écrire un rapport circonstancié sur ma dernière campagne, impressionnante bataille contre les Xfrdtfgjtrlpnmlsdrq, (race belliqueuse, mais assez analphabète, n’ayant pas inventé les voyelles). Le combat fut rude, long et éprouvant, même pour un fier guerrier comme moi. Mais, bien sûr, nous avons vaincu. La précision n’était sans doute pas utile.
Je dois maintenant faire ce p# !@$n de rapport à l’amirauté. En fait, cela fait déjà huit jours que nous sommes rentrés, et je n’ai toujours pas écrit la première ligne.
Il faut dire que j’ai de nombreuses excuses.
Tout d’abord, il a fallu que je re-remplisse le frigo. Une campagne militaire, ça ne vous renouvelle pas les provisions. Puis, j’ai du lire mon courrier (pensez, dix jours d’absence…), éplucher les pubs, les jeter, puis les brûler de rage (les réclames me font toujours cet effet-là).
J’ai ensuite retrouvé un holojournal que je n’avais pas lu. Evidemment, il était urgent de voir les nouvelles que j’avais ratées. Puis, je me suis rendu compte que j’avais oublié de graisser la chaîne du broutchlag à hélicoïdation proufmouteuse, ce qui pourrait entraîner un danger potentiel si d’aventure quelqu’un envisageait de se servir de cet engin qui n’est pas sorti de mon garage depuis cinquante-deux ans.
J’ai ensuite dû aller voir une vieille tante oubliée depuis des décennies (si oubliée que je ne souvenais plus qu’elle était morte depuis cinq ans). J’en ai alors profité pour visiter les vignobles de cette province…
Après deux (cinq) jours de cuvage… je me suis rendu compte que le coin supérieur droite de ma cabane à outils avait toujours sa toile de grafmulte, et qu’il fallait que je l’enlève. Puis j’en ai profité pour regarder les deux soleils se coucher sur l’herbe qui rougeoie, la route qui poudroie, et moi qui merdoie… N’est-ce pas, ma sœur Ah’nh ?
Ce furent ensuite une succession de choses toutes plus urgentes qui me retardèrent (les mots croisés du mois dernier, repeindre le rouleau de papier hygiénique de la cabane du fond du jardin de Cabr’Rehl, mon voisin, trier les gr’darf’lh des chpr’ouftagls, m’aiguiser les canines…)
Comme vous le voyez, tout s’est ligué pour reculer la rédaction de cette œuvre pourtant si vitale qu’est ce rapport… Quel rapport, déjà ? Bon, je verrai ça demain…
C’est qu’avec tout ça, cette chronique m’a retardé, une fois de plus… Et c’est maintenant l’heure d’aller au lit... Tant pis !
Et comme disait Khaless : "Et le pire, c’est qu’il croit qu’il a raison ! Etonnant, non ?"
Qapla’
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