Réveil dans la terreur : La critique
Réveil dans la terreur est un film australien de 1971 qui a été présenté à Cannes. Sortie en France en VHS il y a de nombreuses années sous le titre étrange de Savane, c’est un film maudit qui est resté introuvable pendant des années. Cela avant qu’un passionné ne retrouve les négatifs du film dans un entrepôt et le fasse restaurer après une enquête digne des meilleurs romans policiers. C’est cette très belle copie qui sort sur grand écran.
L’histoire se base, entre autre, sur le fait qu’en Australie à cette période, les enseignants devaient rembourser 1 000 dollars australien pour pouvoir quitter d’eux-mêmes le poste dans lequel ils avaient été envoyé. Le personnage principal de l’histoire se trouve donc au fin fond du bush (mais vraiment le fin fond) dans une petite école isolée dans le désert avec une dizaine d’élève. Il loge dans un bar lui aussi perdu dans le bush près d’une station de train réduite à une plate-forme minuscule et une horloge à pied. Le train lorsqu’il arrive près de ce lieu siffle pour prévenir les passagers potentiels de sa présence. Après une vie comme ça, le titre serait mieux approprié au fait de se réveiller jour après jour dans un lieu pareil.
Mais c’est les vacances de Noël pendant 6 semaines et le personnage principal compte les passer avec sa copine à Sydney. Il va juste avoir le tort de s’arrêter trop longtemps dans la petite ville dans laquelle il doit prendre l’avion.
Le film dénonce les jeux d’argent et l’hospitalité un peu agressive de certains australiens ce qui entraîne une forte consommation d’alcool. Le moins que l’on puisse dire est que le film a peut-être été subventionné par les bières australienne tellement la consommation de cette boisson est importante toute le long de l’histoire. Comme le dit très sérieusement un personnage, au milieu de ce lieu désertique dans lequel poussière et soleil sont omniprésents, l’eau sert à se laver, pas à boire.
C’est cette spirale négative de boisson et de copinage viril qui entraîne le personnage principal dans une véritable descente aux enfers.
Gary Bond interprète de façon très convaincante ce jeune instituteur sympathique et bien propre sur lui qui pour changer de vie va aller de mauvais choix en désastreuses idées.
Le parcours de son personnage permet au spectateur d’assister à sa déchéance et à son réveil dans un cauchemar vivant qui d’après les australiens eux-mêmes est toujours d’actualité dans certaines parties de leur beau pays.
Au final Réveil dans la terreur est un magnifique film de prévention contre les jeux d’agent et la consommation d’alcool. C’est aussi une belle performance d’acteur. Le cauchemar dans lequel il se débat nous interpelle et est plus que crédible.
Un film magnifiquement restauré qui fait voyager au fin fond du bush australien en ne laisse personne en sortir indemne.
SYNOPSIS
John Grant, un jeune instituteur, fait escale dans une petite ville minière de Bundayabba avant de partir en vacances à Sydney. Le soir, il joue son argent et se soûle. Ce qui devait être l’affaire d’une nuit s’étend sur plusieurs jours...
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 54
– Titre original : Wake in Fright
– Date de sortie : 03/12/2014
– Réalisateur : Ted Kotcheff
– Scénariste : Evan Jones
– Interprètes : Donald Pleasence, Gary Bond, Chips Rafferty, Sylvia Kay, Jack Thompson, Peter Whittle, Al Thomas, John Meillon
– Photographie : Brian West
– Montage : Anthony Buckley
– Musique : John Scott
– Costumes : Ron Williams
– Décors : Dennis Gentle
– Producteur : George Willoughby pour NLT Productions, Group W
– Distributeur : La Rabbia / Le Pacte
LIENS
PORTFOLIO
Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.














