Noé : La critique

Date : 06 / 04 / 2014 à 18h45
Sources :

Unification


SYNOPSIS

Russell Crowe est Noé, un homme promis à un destin exceptionnel alors qu’un déluge apocalyptique va détruire le monde. La fin du monde… n’est que le commencement.

NOTRE AVIS

L’œuvre et l’obsession d’une vie, voici ce que représente Noé pour Darren Aronofsky. Et il est persévérant le monsieur, car quand Hollywood n’en voulait pas, il en a fait une BD. Deux succès critiques et publics plus tard (The Wrestler et Black Swan), Paramount a donné son feu vert au film.

Difficile de dissocier le fond de la forme. Bien évidemment, il ne faut pas aller voir Noé pour la « vérité » biblique. Déjà parce que l’histoire de Noé n’est pas unique. Présent dans les 3 religions monothéistes, des différences notables sont présentes dans le déroulé de l’histoire y compris même dans la présence ou pas de certains personnages.

Si Aronofsky a mis tous les évènements forts connus de tous, il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour dynamiser le récit. Assaut de l’arche par la foule lors du déluge, conflits familiaux, les veilleurs anges déchus empêtrés dans la roche etc etc… Et c’est bien pour ça que le film est une réussite. Darren Aronofsky a, avant tout, fait un film de cinéma. Et un film, cela a besoin d’une progression dramatique, de rebondissements, de tensions.

Visuellement le film est une tuerie. Des paysages désertiques à la forêt qui permet à Noé de construire l’arche, c’est un plaisir pour les yeux. Pour les effets spéciaux, le sublime côtoie le passable. Si l’animation très stop-motion des veilleurs et le déluge en lui-même sont impeccables, ce n’est pas tout à fait le cas des animaux qui viennent peupler l’arche, dont l’origine informatique est très visible.

On ne va pas revenir sur le charisme animal de Russel Crowe. Il est l’interprète idéal pour incarner Noé. Le reste du casting est à l’avenant et fort bien choisi par rapport aux caractères des personnages.

Mon bémol se situe purement sur le fond. En tant qu’athée affirmé, il est évident qu’Aronofsky n’a pas fait le film pour faire du prosélytisme. A la vision du film, il est indéniable que le but du réalisateur n’est pas unique. Si la composante écologique du récit est plus que claire, on ne voit pas trop à quelle conclusion nous amène le réalisateur sur tous les autres sujets. Si on sent bien que c’est la notion de libre arbitre qui lie toutes les problématiques, Aronofsky nous laisse justement libre de notre opinion sur les choix des personnages. Ca peut sembler louable mais cela m’a laissé un peu mal à l’aise à la fin de la projection tant, selon sa propre histoire, un spectateur aura pu comprendre tout et son contraire.


BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 2 h 18
 Titre original : Noah
 Date de sortie : 9 avril 2014
 Réalisateur : Darren Aronofsky
 Scénariste : Darren Aronofsky et Ari Handel
 Interprètes : Russell Crowe, Jennifer Connelly, Emma Watson, Douglas Booth, Logan Lerman, Ray Winstone, Anthony Hopkins et Nick Nolte
 Photographie : Matthew Libatique
 Montage : Andrew Weisblum
 Musique : Clint Mansell
 Décors : Mark Friedberg
 Costumes : Michael Wilkinson
 Producteur : Scott Franklin, Darren Aronofsky, Mary Parent et Arnon Milchan pour Paramount Pictures, New Regency Pictures et Protozoa Pictures
 Distributeur : Paramount Pictures France

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