
Les enfants de Terresang : Le renouveau de la fantaisie française
Les enfants de Terresang est un roman de fantasie surprenant : il n’y a ni princesse à sauver, ni monstre à terrasser mais surtout, aucun héros pour empêcher que le monde ne soit détruit. Pourtant, malgré son univers sombre et sans concession, le livre déborde d’un humour décalé.
Les enfants de Terresang
• Sources : FaceBook Les enfants de Terresang et Blog Les enfants de Terresang
• Auteurs : Guillaume Bernhart, Charles Delencre et Mathieu Dumalin
• Illustrateur : Mathieu DUMALIN
• Sortie le : 2 septembre 2013
• Nombre de pages : équivalent 280
• ISBN : 978-2021083545
• Prix : environ 5 € (prix définitif pouvant varier selon le calcul exact TTC d’Amazon)
Présentation du livre :
Fi donc ! des schémas habituels ! Les Enfants de Terresang prend le pari qu’il est possible de ne pas suivre le plan : un héros, un méchant, une quête — et d’être quand même captivant.
Terresang est un endroit dangereux, personne ne vous dira le contraire. Les hommes que l’on y jette suite à leurs crimes sont cruels et brutaux, ils s’entretuent pour un rien, et la seule cité de l’île est ravagée par leurs luttes incessantes.
C’est pourtant là que Gyn et Soldaar ont atterrit lorsqu’ils n’étaient encore que des enfants. Pour survivre, il leur fallait s’entraider. Seulement voilà : ils ne peuvent pas se blairer. Mais alors vraiment pas, hein, à base de pain dans la tronche et de pied dans les noix.
Ainsi, lorsqu’une créature étrange leur annonce que la destruction du monde approche, Gyn et Soldaar ne sont pas trop dans l’ambiance « héros ». Et ce n’est pas une fois adultes que les choses s’amélioreront.
Mais nul ne peut échapper à son destin... Ou alors, faut vraiment courir super vite.
Un roman 2.0
Une aventure moderne
Rien n’aurait été possible sans internet.
Les auteurs, originaires des trois coins de la France, s’y sont rencontrés en tant que joueurs. C’était sur Linéage 2, un « jeu de rôle massivement multi-joueurs » (MMORPG). Et puis très vite, parce qu’ils partageaient un certain goût pour le récit d’invention, ils ont décidé d’écrire un roman et, là encore, c’est via internet que tout s’est passé.
Alternant écriture simultanée sur MSN (ancêtre de Skype), discussion sur un forum créé pour l’occasion et échange de mails, le projet a pris forme petit à petit, à distance.
La suite logique de cette aventure très « 2.0 » est une distribution du roman par internet, au format e-book, et la création d’un site consacré au partage et à l’interaction avec les lecteurs.
Les auteurs
Mathieu
24 ans, Rennes, Jeune diplômé en géologie.
« Pourquoi c’est Charles qu’est au milieu ? »
Charles
25 ans, Rieux, Informaticien.
« Mes couilles sur ton front. »
Guillaume
26 ans, Strasbourg, Opérateur technique.
« Chaussette. »
Une édition sans reddition
Si l’auto-édition a parfois une image d’amateurisme, Les Enfants de Terresang s’attache à fournir une qualité professionnelle. C’est pour être plus proche de leurs lecteurs que le choix a été fait de ne pas passer par un intermédiaire.
Auto-interview
C’est quoi le plus difficile dans une écriture à six mains (et trois claviers) ?
On pourrait croire que c’est la synchronisation : en travaillant sur un même texte, on prend le risque de vite se perdre entre les ajouts et corrections de chacun.
Mais au final, ce qui a posé le plus de problèmes, c’était plutôt de garder notre sérieux quand il fallait avancer à trois. On part facilement sur des blagues qui n’ont rien à voir et à la fin de la soirée, on n’a pas avancé d’une ligne !
Et puis à côté de ça, c’est vrai qu’il faut parfois batailler pour trouver des créneaux communs puisqu’à trois, il y a autant d’emplois du temps à gérer.
Vous avez décidé de ne pas passer par une maison d’édition, pourquoi ?
Parce que c’est long et pas toujours concluant, pour une valeur ajoutée discutable. En tant que premier roman, passer par une maison d’édition apporte certes un professionnalisme, mais pas forcément une très grande visibilité et bien sûr, moins de liberté. Nous avons choisi l’auto-édition avec comme objectif de proposer un e-book de qualité, autant sur la forme que sur le fond.
Si le succès est là, on se penchera sur une version papier. D’ailleurs, rien ne nous empêchera de nous tourner vers une vraie maison d’édition à ce moment-là.
Vous attendez quoi de la publication du livre ?
Si on n’avait pas pensé devenir riche et célèbres en une semaine, on n’aurait pas écrit un livre, c’est trop fatigant. Non, on aurait plutôt fait des spaghettis, c’est vite cuit et c’est toujours réussi.
Plus sérieusement, vouloir vivre de son écriture nous paraît assez compliqué pour le moment, et on ne voudrait pas se lancer dans une course à l’édition et que la qualité en pâtisse.
On veut avant tout partager, avoir des
retours, pouvoir discuter avec des gens qui ont aimé ou pas, tous ces trucs de gonzesse quoi. Et puis rencontrer Steve Buscemi.
On sent, au fur et à mesure du roman, une certaine déliquescence morale des héros, une perte des repères éthiques, tandis qu’ils deviennent de plus en plus violent et finissent par ne même plus comprendre ce qu’il peut y avoir de choquant à tuer un homme. Peut-on y voir une critique de la société, dans laquelle les images de guerre, de tueries et de souffrances deviennent monnaie courante si bien que l’on ne s’en émeut plus ? Ou bien doit-on plutôt rapprocher votre ouvrage d’une réflexion philosophique, et l’on pense notamment aux écrits de Sartre sur l’existentialisme, de Nietzche sur les questions du bien et du mal, et de Loana sur l’aheurie ?
De quoi ?
Quoi de quoi ?
Non mais on voulait juste écrire quelque chose de drôle et qu’on prenne plaisir à lire, dites pas n’importe quoi.
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