
Fini les politiclowns, bonjour les politichiens…
NuqneH !
Je vous avais déjà raconté précédemment la curieuse campagne électorale dont j’avais été témoin sur P.S.U.D.F.U.M.P. 07 (Planète Sûrement Ultra Démocratique Fermement Unie Mais Pervertie). Si vous ne vous en souvenez pas, c’est qu’Alzheimer est venu vous grattouiller la cervelle ou que – bien pire – vous ne lisez cette chronique que depuis peu. Dans ce dernier cas, je ne peux rien pour vous.
J’y suis retourné, sur cette merveilleuse planète… Les compagnies de clowns avaient disparu. Elles étaient devenues des écuries de course… de chiens. Et comme toujours dans ces cas-là, le plus charmant animal se transforme en concurrent où tous les coups sont permis. Ces braves toutous, bien préparés, les crocs dégoulinants de bave, bien que semblant courir pour eux-mêmes, me semblèrent bien former en fait des équipes informelles…
Il y avait d’abord un brave toutou à énorme moustache, un autre tout jeune et piaffant, ainsi que trois femelles dont deux plus toutes jeunes, mais dont on sentait qu’elles avaient encore la niaque. Ces cinq toutous concourraient côte à côte, et leur façon de courir était curieusement semblable, comme si le même entraîneur s’était occupé d’eux depuis longtemps. Leur course était un peu en désordre, vive, mais on sentait qu’ils se retrouveraient très vite essoufflés…
Un autre groupe, ensuite, qui comprenait trois concurrents : un vieux grincheux, auquel il manquait un œil ; un autre bien coiffé et soigné, une fleur de lys autour du cou et enfin un autre jeune piaffant, tout petit, mais plus hargneux que tous les autres réunis. Eux aussi semblaient avoir eu le même coach, et dégageaient manifestement une volonté de vaincre à tout prix, quitte à mordre les autres animaux là où cela ferait le plus mal, du moment qu’ils seraient stoppés.
Puis venait une jeune chienne, mignonne et pomponnée, manifestement un peu perdue et se demandant ce qu’elle faisait là. Sa course, bien qu’élégante, était erratique, elle partait à droite, à gauche, dans bien savoir où se trouvait l’arrivée.
Restaient ensuite deux braves chiens, tout petits, absents du programme remis à l’entrée, batifolant sur la pelouse, sans bien avoir compris ce qu’il fallait faire.
Et puis le dernier, bizarre toutou aux allures de bon gros Saint-Bernard croisé avec un caniche et un labrador. Lui courrait seul, mais son parcours semblait bizarre, l’œil avait du mal à suivre la traînée brumeuse qu’il laissait derrière lui. Allait-il à toute vitesse, ou lentement ; grâce à ses propres muscles, ou avec un moteur dissimulé dans ses jarrets, nul n’aurait su le dire tant cet animal semblait hors norme.
La course se déroula de façon curieuse : malgré le nombre impressionnant de gens qui s’étaient déplacés pour suivre cette compétition, les spectateurs semblaient s’ennuyer ; comme si la plupart regrettaient d’avoir fait le voyage, tant le spectacle manquait d’imprévu. Une course qui ressemblait à tant d’autres que je n’eus pas le temps de rentrer à mon hôtel. Je m’endormis sur place…
Et comme disait Khaless : "Tiens, je mangerais bien un Hot-Dog, mais faudrait d’abord enlever les oreilles, la queue et les dents…"
Qapla’
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