Wakfu : Le tome 1 de la BD officielle du dessin animé

Date : 26 / 10 / 2012 à 20h05
Sources :

Source : Ankama Editions



WAKFU Série

Tome 1/2 - Shak Shaka

• Éditeur : Ankama Editions
• Auteurs : Kahel, Mig & Saturax, Xa (cover artist)
• Sortie le : 11 octobre 2012
• Nombre de pages : 48
• Collection : Hostile Holster
• Taille : 22 x 31 cm
• ISBN : 978-2-35910-353-3
• Prix : 10 € 90

Présentation de l’éditeur :
Nous retrouvons Yugo, toujours entouré de ses fidèles amis, à la recherche de sa famille. Mais la route vers l’île d’Oma est longue et pleine d’embûches… et voici nos héros égarés en chemin ! Ils découvrent alors une ville entière dévouée à la fête, un gigantesque parc d’attractions : Barbapapy et manèges à volonté, les voici arrivés dans le royaume enchanté de Shak Shaka. Mais que cache ce jeune roi fantasque et surdoué ? Pourquoi détient-il une armée de Robomates ? Quels sont les secrets enfouis dans son palais des glaces ?
Amalia résistera-t-elle aux avances de ce prince si… fascinant ? Mais surtout, aurait-elle enfin trouvé quelqu’un de plus insupportable qu’elle ?

Interview du dessinateur

Peux-tu te présenter et décrire ton parcours en quelques lignes ?
Je me surnomme Mig (diminutif de Miguel) et je suis dans le monde de la B. D. depuis mes 19 ans. J’ai commencé chez Et Cetera où j’ai travaillé sur les produits dérivés de l’univers d’Astérix pendant plus de cinq ans. Je me suis installé ensuite en free-lance et j’ai travaillé sur de nombreuses licences comme Disney, Lucky Luke, Babar… Mais ma préférée restera Winnie l’Ourson. J’ai réalisé plus de deux cents pages de B.D. sur ce personnage pour les magazines Disney Hachette Presse. En parallèle, j’ai développé mes propres projets en collaboration avec des scénaristes. Et en 2008, je suis arrivé chez Ankama.

Quelles sont tes influences ?
Mes influences sont très variées, je lis de tout en B.D. : du franco-belge, du manga, du comic, du roman graphique… Faire une liste détaillée de toutes mes influences serait très difficile mais parmi mes préférées, on trouve Yslaire, Bilal (ses débuts), Otomo, Franquin, Frédérik Peeters, Will Eisner, Sean Murphy, Bernet, etc. Pour ce qui est du dessin plus généralement et de la peinture, je me passionne pour les travaux de Klimt, Mucha, Leyendecker, Gil Elvgren, Michelangelo (pas la Tortue Ninja, hein !) et j’en passe !

Quels sont les outils que tu utilises et tes techniques de travail ?
Je mélange le traditionnel et le numérique. Mon apprentissage s’est fait avec les pinceaux et l’encre de Chine, et je travaille beaucoup plus vite et spontanément avec une technique d’encrage « classique » (au sens noble du terme, pas forcément en termes de rendu). J’utilise aussi la plume, les feutres noirs Pigma Micron ou Uni Pin, le crayon et la couleur directe (aquarelles et encres de couleur la plupart du temps). Le traditionnel me permet aussi de créer mes propres matières que j’utilise ensuite en numérique. Pour une question d’efficacité, je travaille en général la couleur sur Photoshop. Ce logiciel me permet également de retoucher les crayonnés et les encrages.

Comment as-tu abordé la question difficile de poser ton style dans un univers déjà existant ?
Comme je l’expliquais plus haut, j’ai toujours travaillé sur différentes licences car je m’adapte assez facilement aux styles de dessin. Ce n’était donc pas une difficulté à proprement parler.

Qu’est-ce qui te plaît le plus graphiquement dans le « style Ankama » ?
Les disproportions volontairement exagérées dans les volumes sont un des points amusants du « style Ankama ». On les trouve aussi bien dans les personnages que dans les décors. La couleur a également une très grande importance dans les univers de DOFUS et WAKFU.

Quelles ont été les bonnes surprises et les choses les plus difficiles ?
La plus grande difficulté est arrivée quand ma tendinite s’est déclarée : cela s’est produit vers la moitié de l’album, si mes souvenirs sont exacts. Comme les délais étaient serrés (car à l’époque, la B.D. devait ouvrir le bal de la collection WAKFU Comics), on ne pouvait pas se permettre de décaler. J’ai donc appris à dessiner de l’autre main en attendant que mon bras droit se « repose ». Le matin, dans le train, je faisais des pages d’écriture pour assouplir mon poignet gauche, et la journée je faisais du crayonné, mettant de côté l’encrage en attendant une amélioration. Ça a duré environ un mois et j’ai pu reprendre doucement, bien que le médecin me l’ait déconseillé ^^. Pour les côtés positifs, nous travaillons dans un bureau à part. C’était notre atelier ! On travaillait dans la musique et la bonne humeur, et ça c’était notre moteur pour avancer !

Comment s’est passée la collaboration avec Saturax ?
Avec Saturax, la méthode de travail que nous avions mise en place était impeccable et cela nous a permis d’avancer de manière efficace. Il faut dire que pour les gags, nous sommes sur la même longueur d’onde, même si nous nous sommes autocensurés très régulièrement. Mais qu’est-ce qu’on rigolait !


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