Cancer tôt pour ordinateur
NuqneH !
Vous avez tous entendu parler de l’invasion perverse du cancer qui s’installe dans un corps, contamine peu à peu toutes les parties de l’individu, sournoisement, jusqu’à ce que toute intervention soit trop tardive et devenue inutile.
Cela semble bien souvent inoffensif au début, parfois un même mignon grain de beauté dont on ne penserait jamais qu’il deviendrait plus tard pire cauchemar qu’une feuille d’impôt Ferengie remplie par un Horta analphabète pour une esclave Orionne en délit de recel de latinum frelaté.
Une de ces tumeurs est une interface informatique qui infesta la planète Pé-cé 95, et dont le nom honni est FPP "Fenêtres sur les Portails à Pognon". Tout d’abord, elle fut connue comme un moyen commode de communiquer avec ces peti-tes puces agaçantes et incompréhensibles pour le néophyte, qui peuplaient vague-ment les ordinateurs d’alors.
Puis, ce chancre infesta peu à peu tous les corps cybernétiques, évitant uni-quement les Borg, dont on eût été bien heureux qu’ils fussent décimés par ce moyen. Bientôt, la FPP s’installa dans les visionneuses d’holosuites, les musiques et images de toutes sortes, les moyens de communications.
Enfin, on dut boire et manger selon FPP, penser et respirer avec l’accord de la FPP, procréer et se soulager selon les normes de la FPP. Tout était sous le contrôle de la FPP, et chaque geste de la vie quotidienne devint soumis à l’autorisa-tion de cette interface cancéreuse, devenue la seule norme existante de cette pla-nète. Nul ne pouvait rien contre elle.
Pourtant, depuis quelque temps, un espoir s’est fait jour, et les Pécéens es-père que la FPP va allait trouver son maître. Un jour est apparu un visiteur en prove-nance des Contrées Libres, qui ressemblait à un petit renard roux, et qui sut se mon-trer plus rapide et plus performant que les troupes de la FPP. La lutte dure toujours et on ne peut savoir quel camp gagnera.
Une seule chose est sûre, c’est que si la FPP n’est pas stoppée, elle risque d’infester l’univers connu et de conquérir à plus ou moins brève échéance la Fédéra-tion elle-même !
Finalement, je pense que le seul monopole que j’apprécie, c’est celui de mon lit qui m’appelle à grands cris ! Et je sens que je ne vais pas tarder à céder...
Et comme disait Khaless : "Qu’on les marie à Bill Gates !"
Qapla’
Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.
















