Code, Code, Code, Code-Hic
NuqneH !
Il existe un monde mystérieux, obscur, extrêmement compliqué, qui évolue de façon ésotérique, incompréhensible pour les néophytes que nous sommes, qui a ses propres règles d’initiés, ses mouvements aléatoires, et surtout une exponentialité inimaginable...
Je veux parler de l’univers énigmatique des codes secrets, ceux dont on doit se servir pour accéder à un service sur l’Holonet, ouvrir sa porte d’entrée, faire démarrer son véhicule, fouiller dans son réfrigérateur, changer les couches du petit et enfin soulever la lunette des ch... des gog... des cag... des WC.
Tous ces codes - vitaux pour préserver la sécurité des citoyens de l’Empire - s’additionnent, muent, se métamorphosent, se cachent, s’oublient, se satellisent, ou même s’autodigèrent avec une rouerie qui rendrait jaloux ces sacrés pirates Orions.
Récemment, voulant passer chercher mon Chech’tluth quotidien au distributeur de nourriture, j’ai dû - comme chaque fois - utiliser mon code confidentiel, grâce auquel j’obtiens une confortable ration qui me dure un bon bout de temps.
Hélas, je me trompai de code ! Je n’en ai pourtant qu’une centaine à retenir, ce qui est peu par rapport aux personnes illustres du Haut Conseil qui en en disposent de bien plus...
L’appareil me refusa bien sûr toute distribution, me signalant que toutes mes rations de victuailles disponibles étaient suspendues dorénavant jusqu’à régularisation de ma situation. Il ne me restait plus qu’à me mettre en contact avec l’Administration Impériale. Je rentrai chez moi, mais là encore, probablement à cause du choc que je venais de subir, je me rendis compte que j’avais aussi oublié mon code d’entrée. J’en tentai plusieurs, mais me rendis vite compte que celui de mon robinet d’eau froide, ou celui de mon placard à bottes ne convenaient pas.
Heureusement, un de mes voisins accepta de me laisser utiliser son terminal Holonet personnel. Je passai une heure à tenter tous les codes dont je me souvenais pour enfin me connecter à mon compte administratif. Là, ce fut le programme qui me demanda un code, puisque je n’étais pas l’utilisateur habituel. Mais mon voisin eut à son tour un trou de mémoire, et nous passâmes à nouveau deux heures à le chercher.
Lorsque qu’enfin, je pus exposer mon problème au service concerné, il s’avéra que mon code était buggé et qu’il fallait m’en générer un autre qu’on m’enverrait sur mon terminal perso dans les dix minutes. Il fallait donc que je rentre chez moi...
J’appelai un ami qui venait souvent me voir, et à qui j’avais donné mon code d’entrée, et regagnai mes pénates, à deux doigts de sombrer dans la folie.
Là, je dus retrouver le code de mon ordi personnel, et après avoir utilisé celui de ma réserve à préservatif et celui de mon grille-pain en dernier espoir, je renonçai, et décidai à l’unanimité de retourner me coucher...
J’avais aussi oublié le code de ma synthécouette !!!!
Et comme disait Khaless : " Qu’on leur encode la zigounette et qu’on la jette ensuite !"
Qapla’
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