Rêver, ah, rêver
NuqneH !
En me levant ce matin de fort mauvaise humeur, ayant dû laisser derrière moi un de ces moments idylliques qu’on ne peut vivre qu’en songe, je me posai la question suivante : "Pourquoi faut-il souvent abandonner des rêves merveilleux pour retrouver une réalité triste, souvent pénible et en tous cas toujours inférieure en qualité à ce que l’on a entrevu pendant ces utopies oniriques".
Pas mal comme question, non ? Et posée comme ça dès le petit matin, alors que les brumes de la nuit enserrent encore mon pauvre neurone solitaire là-haut sous ce front glorieux aux fières crêtes viriles que chaque Klingon reconnaît à ses cicatrices valeureuses. Et bien oui, je me la suis posée, avec tout ce que cela impliquait comme réflexion.
Et là, mon brave petit neurone - seul rescapé d’une partouze psychique à laquelle mon orgueilleux cerveau avait sacrifié lors d’un mind-meld un peu trop arrosé avec un vulcain de mes ennemis - s’est mis à chauffer sérieusement, dans l’unique but de me proposer toutes les ramifications qu’impliquait cette cruciale interrogation : "Ne vaudrait-il pas mieux vivre une vie merveilleuse, quoique fausse, plutôt qu’une vérité tangible grise et morose ?" (Cette question venant renforcer la première, laquelle m’avait déjà bien fatigué).
Les problèmes soulevés étaient ceux de la drogue (dure ou douce) qui fait vivre un "trip" fascinant, de la folie qui fait oublier le sombre réel, de l’espoir insensé qui fait encore croire lorsque toute raison a disparu... C’est l’opposition entre le bonheur factice, et la vérité froide et nue.
Evidemment, personnellement, j’opterais plutôt pour le bonheur réel, mais cette option n’est que rarement éligible sur cette bonne vieille Q’NoS !
Alors donc, cette question est là. Dérangeante et obsédante, à se demander si chaque moment d’holovision, de lecture, bref d’évasion, même la plus naturelle n’est pas une façon de nier la réalité, donc de s’enfermer dans un monde irréel !
Mon neurone préféré ayant claqué avant de me donner la solution, j’ai dû faire appel à une boîte de rechange pour terminer mon étude. Mais je ne vous donnerai pas la solution à laquelle je suis arrivé : ce serait trop facile !
Je n’ai pas pu dormir les nuits suivantes, il n’y a donc pas de raison pour que vous ne cotisiez pas à la cagnotte des insomniaques !
Quand à moi, je redors bien, merci. D’ailleurs, je vous écris en étant dans les bras de Morphée.
Une nouvelle question me hante : "Ai-je écrit cette chronique où bien l’ai-je rêvée ?"
Et comme disait Khaless : "Qu’on les initie à la langue de bois de Ferenginar !"
Qapla’
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