
Ouin ! C’est lui qu’à commencé...
NuqneH !
Nos politichiens (encore eux), sont vraiment restés de grands enfants : "C’est pas moi, c’est lui ! – Non c’est toi, et pis si t’insiste, j’vais le dire à mon électorat, et il viendra te péter les sondages !..."
Ah, les enfants… La mauvaise foi, l’égocentrisme voire le nombrilisme, le désir d’avoir plus de chocolat que les autres… Mais on leur pardonne, on a été comme ça, et ils peuvent être si mignons (pour ceux qui en ont).
Mais pourquoi lorsque cette attitude vient des politichiens, ne suis-je plus du tout attendri ? Pourquoi ressens-je même comme une sorte d’angoisse ?
Peut-être parce que eux sont grands et ont les manettes du pays entre leurs mimines ?
En ces temps de campagne, ils sont trognons à se lancer des petites phrases qu’ils veillent à être les plus choquantes possibles, afin qu’on parle d’eux et de leurs parties (pardon, de leur parti). Qu’on parle d’eux, même en mal : l’important, c’est qu’on parle d’eux !
Et en face, y a toujours un bonhomme, un pauvre couillon d’Adam qui vient croquer la pomme, qui riposte en augmentant la donne, en allant plus loin, pour qu’à son tour lui et ses parties (pardon : son parti, décidément, je lape-suce !) soient à la hune (y a pas de faute, c’est voulu) des journaux.
Et ça se castagne, se vilipende, s’écornifle, en toute joyeuseté, avec des talents insoupçonnés que les clowns professionnels eux-mêmes n’oseraient pas mettre en scène.
Les médias, eux, rentrent dans le jeu et, voyant là le moyen excellent d’augmenter le tirage ou l’audimat, en remettent une couche : "Et que pensez-vous de la phrase de Untel ? Ne trouvez-vous pas que Duschmoll a été trop loin ?".
Jusqu’aux "comiques" professionnels qui les reprennent, faisant ainsi la route à ces lutteurs de foire…
Chacun fait son beurre, augmente ses parts de marché, attire l’attention, se répand sur "Fesse-de-Bouc", sur "Toute-Terre" et j’en passe…
Pendant ce temps-là, le peuple a de plus en plus faim, de plus en plus froid, de moins en moins de travail, de moins en moins d’espoir…
"Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre ?" se disent en riant les politichiens…
Allez, au lit ! Y a plus que ça à faire…
Et comme disait Khaless : "Ferait un mauvais politichiens, lui… Connaît pas la langue de bois… Mauvais, ça !…"
Qapla’
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