
Lutin et de Maigrelet...
NuqneH !
Dans notre série : "Étude des Grandes Figures Terriennes", je vais vous parler aujourd’hui de Lutin et de Maigrelet.
Les héros de littérature sont, chez vous terriens, aussi variés que différents. Vous vous enthousiasmez autant pour Bambi-net (un faon du cyberespace) que pour Freddy Kruger-et-Paix (un céréale-killer aux griffes guère épaisses).
Et dans le domaine des polars, vous vous attachez autant à un cambrioleur tel qu’Arsène Lutin ou à un poulaga du genre du Commissaire Maigrelet. Que ce soit la loi ou la délinquance, vous êtes aussi passionnés. Le bien et le mal vous branchent autant. Faut reconnaître que Lutin est plein d’humour et de vivacité alors que Maigrelet est plus calme, les seuls moments d’action violente étant ceux où il bourre sa pipe.
Lutin n’est pas non plus vraiment méchant, faut le reconnaître, il ne tue jamais (sauf le temps), et ne vole que les riches (l’aurait dû s’attaquer aux agences de notation, ça nous aurait fait des vacances…).
Quand à Maigrelet, dont la nonchalance n’a d’égale que celle de l’inspecteur Durite, il rassure par sa bonhomie, sa fine étude des personnages et de leurs mentalités. De la psychologie facile pour amateur éclairé (par le brasillement de ladite pipe citée plus haut).
Lutin, c’est plutôt la flamboyance, les "cholies Mamazelles", les tours de force et les cascades… On aimerait presque se faire cambrioler (surtout que cela signifierait qu’on est chromés comme Crésus). Y s’fait son rond dans le grand monde, sous les fines et blondes moustache et moumoute postiche, fréquentant les grands de ce monde pour mieux les soulager de leurs diams. Le mec sympa par référence.
A côté de ces deux lascars, les nouveaux truands et bourdilles du petit écran (ou même du grand) ne sont plus que fadeur et sordidité. Violence gratuite, tant d’un côté que de l’autre de la barrière. Plus de code de l’honneur chez la pègre, plus de rectitude à la Maison Parapluie. Des flicards divorcés à moitié alcolos, contre des malfaisants camés, amoureux de raisiné.
Oui, mais c’est plus proche de la réalité, me répète-t-on. Et alors !
Si je vais au cinoche, c’est pour rire ou rêver. Pas pour me fader les infos en hémoglobinocolor et abominabloscope…
Comme je regrette le temps d’Audiard, de Lautner, de Verneuil et des autres vrais cinéastes…
Comme j’aimerais avoir des rêves écrits par Prévert, ou Vian… dans mon lit.
Et comme disait Khaless : "C’est pas faux, tant que les scénars sont pas de lui…"
Qapla’
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