
Programme politique...
NuqneH !
J’ai récemment entendu un nouveau candidat à vos présidentielles de 2012. Je ne me souviens pas de son nom, je sais simplement qu’il ne se réclamait d’aucun parti.
Son programme était fort intéressant et j’écoutai avec grand intérêt son discours.
Il commença par nous parler de son amour du peuple, des natifs comme des immigrés, des productifs comme des chômeurs, des actifs comme des malades, quelle que soit la couleur de peau, la religion ou l’orientation sexuelle.
Il nous expliqua qu’il comptait remettre l’être humain au centre de la vie à la place de l’argent et de l’économie. Tous devaient avoir droit aux même soins, quelques soient leurs revenus, sans dépassements d’honoraires.
Chacun allait avoir un travail qui lui conviendrait et lui permettrait de s’épanouir. Plus de honte pour les laissés pour compte, puisqu’il n’y en aurait plus.
Il nous parla ensuite des prix qui baisseraient, des voitures qui seraient remplacées par des véhicules non polluants, des trains qui seraient toujours à l’heure, des transports en commun qui seraient plus nombreux, plus réguliers, moins remplis.
Il nous confia sa décision de rééduquer les délinquants sans violence, de son désir de rendre l’école adaptée aux besoins des enfants, afin de leur donner toutes les chances pour l’avenir.
Les gens seraient heureux, aimables, fraternels, solidaires.
Plus de personne âgée abandonnée dans son sixième, seule. Plus de handicapé parqué dans un hôpital-mouroir, à attendre la fin. Plus de malade mal soigné parce que seul et isolé, humainement parlant.
Moi, Klingon, je ne pus m’empêcher de sentir une larme couler sur ma joue burinée, devant tant de bonnes intentions, tant de sincérité.
Puis ce candidat nous annonça qu’il prendrait toujours l’avis de tous, du plus grand au plus petit, et qu’il se retirerait au bout de cinq ans. N’appartenant à aucun parti, il agirait pour le bien de tous, sans avoir à suivre une ligne discutable. Libre, il se consacrerait à ses concitoyens, à leur réel bonheur, loin du foot et de Secret Story.
Et puis je me suis réveillé. Tout ceci n’avait été qu’un rêve, et rien n’était vrai.
Je alors retourné me coucher, le rêve étant décidément plus agréable que la réalité.
Et comme disait Khaless : "Ce type, c’est un cauchemar, pas un rêve…"
Qapla’
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