
Allez, hop ! Pital (2)
NuqneH !
Je vous ai parlé la semaine dernière du personnel hospitalier soignant… Je vais maintenant effleurer d’une plume délicate le personnel administratif… Aïe !
Car si les soignants sont admirables d’efficacité et de gentillesse, le personnel administratif est, je dirais, plus discutable quand à son travail. Je ne veux point les accabler, mais on sent que le papier les a contaminés.
Le papier ! Ahhhhh….. Quelle chose bizarre que le papier. Autant il est bénéfique lorsqu’il est de livre, de poésie, de bande dessinée, de lettre d’amour ; autant il est abominable quand il devient facture, formulaire, lettre de rupture, dossier, paperasse administrative en tout genre…
Lorsqu’un être banal, ni vraiment gentil, ni vraiment méchant commence à se plonger dans le papier genre formulaire administratif, cette personne commence immédiatement à subir un changement lent, mais inévitable.
Il commence à devenir sourd aux autres, obsédé de ses propres dossiers, insensible aux problèmes des personnes dont il est sensé s’occuper, enfermé dans une citadelle de papier dont les murs sont devenus plus solide que le béton le mieux armé…
Il se met à ne plus penser que chiffres, lettres, taxes, sommes d’argent…
Et lorsque le malade, guéri pas les soins attentifs du personnel médical, passe entre ses mains mécaniques, il s’en faut souvent de peu qu’il ne rechute, tant l’épreuve est pénible et épuisante.
Mais le pire est que ce syndrome administratif n’est pas présent que dans les hôpitaux, il est aussi ravageur dans les autres domaines, sociaux, commerciaux, éducatifs…
Il faut donc en conclure que certaines utilisations du papier sont dangereuses. On devrait aussi soigner – psychiatriquement j’entends - ces pauvres victimes de la maladie du papier, qui fait tant de dégâts tant chez les hospitalisés que – ne l’oublions pas – dans le trou de la Sécu.
Car, figurez-vous que j’ai reçu, pendant mon hospitalisation , quatre lettres de l’hôpital me demandant tel ou tel papier, alors que j’étais dans leurs locaux et qu’une simple visite aurait suffi ! Le prix du papier et de l’encre, plus l’enveloppe et le timbre, multiplié par quatre, mais surtout ensuite multiplié par le nombre de malades traités à l’année doit faire quand même une somme assez rondelette…
Allez, méditons sur cet état de fait. Et mon lit est l’endroit le plus sûr pour cette activité salutaire.
Et comme disait Khaless : "Y m’fatigue, mais y m’fatigue !…"
Qapla’
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