
Si tous les gars du monde
NuqneH !
Ce matin, mon stylet est pensif, il me considère et m’interroge : "Tu as souvent critiqué la mondialisation des Terriens, avec sa conglomération des cultures, économies et mœurs. Tu regrettes leur perte d’identité propre, et les impacts de chaque événement sur le reste du monde. Mais as-tu vu les progrès que l’humanité a aussi accompli en se mondialisant ? N’as-tu pas souvent crié que les humains se devaient de comprendre qu’ils étaient un seul et même peuple, sur une Terre qui ne leur était que prêtée et dont ils devaient prendre soin ?
– C’est que moi, le Klingon, je n’ai que peu droit à la parole en ce qui concerne les humains…
– Mais tu t’es déjà tant engagé dans cette dérive qu’un peu plus, un peu moins… Je voulais te parler de ces cataclysmes qui arrivent parfois sur Terre, et de tous ces pays qui se mobilisent pour envoyer de l’aide, et ce, quel que soit le pays en question…
– Oui, comme au Japon en 2011… Il est vrai que, dans ce cas, la mondialisation est une bonne chose…
– Je pense à tous ces hommes et ces femmes qui partent immédiatement apporter leur soutien pratique, moral et technique, sans se poser de question, simplement parce qu’au bout du monde quelqu’un souffre… Ne crois-tu pas que ces humains et leur principe ne sont pas si mauvais que tu le penses parfois ?
– Tu as probablement raison, toi qui traduis sur transparent mes pensées les plus intimes. Me connaîtrais-tu mieux que moi-même ?
– Je suis simplement plus objectif. Je veux te faire toucher du doigt que lorsque tu condamnes de façon acerbe une dérive, tu te dois d’abord d’envisager tous les aspects d’un problème. …et ne pas juger trop vite.
– Je vois surtout que, dans tous les domaines, c’est l’extrême qui pêche… La mondialisation est bonne, lorsqu’elle est maîtrisée, et au service des humains. Mais dans les autres cas…
– Elle est bonne lorsqu’elle permet à l’homme que ce qu’il a de meilleur en lui s’exprime. Sa compassion, son aide et son soutien aux victimes. Tu as donc compris que ces humains que tu étudies depuis si longtemps ont de sacrés bons côtés. Que pour un Hitler, il y a un Martin Luther King et pour un Kadhafi, un Gandhi…"
Je laisse là mon stylet, et reste pensif. Cette réflexion m’épuisant, je décide de me recoucher. Mon esprit n’en sera que plus aiguisé au réveil…
Et comme disait Khaless : "Parler à son stylet… Nous aura tout fait, ce dingue…"
Qapla’
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