Les thrillers psychologiques peu connus qui valent le détour : Session 9
Session 9 (2001), réalisé par Brad Anderson :
Patron d’une société de désamiantage, Gordon Fleming décroche un contrat qui devrait le sauver de la faillite. Pour obtenir le marché d’un vieil hôpital psychiatrique de Denver, il a cependant promis la fin des travaux à échéance d’une semaine plutôt que les deux à trois de ses concurrents. Un travail contre la montre pour les quatre ouvriers mobilisés. Très vite, ceux-ci se rendent compte que les lieux ne sont pas aussi vides qu’il y paraît, qu’ils pourraient même garder la mémoire des événements atroces qui s’y sont autrefois déroulés…
Ce film raconte donc l’histoire d’une petite équipe de désamiantage qui accepte un chantier dans un ancien hôpital psychiatrique abandonné en périphérie de la ville. Le travail est légal, mais les délais sont serrés et la rémunération est cruciale, car chaque membre de l’équipe en a besoin. Gordon (Peter Mullan), le chef d’équipe, est déjà sous pression en raison de difficultés financières et d’une situation familiale précaire. Dès le départ, le travail semble gérable sur le papier, mais se révèle émotionnellement épuisant en pratique, notamment lorsque les longs couloirs et les salles closes commencent à peser sur l’équipe.
Au fil des jours, les hommes se mettent à travailler séparément. L’un d’eux découvre d’anciens enregistrements de thérapie réalisés à l’hôpital, et ces enregistrements s’intègrent peu à peu à sa routine. Pendant ce temps, Gordon s’irrite, la confiance au sein du groupe s’effrite et les petits désaccords prennent des proportions démesurées. Le film ne précipite jamais sa descente aux enfers. Il montre comment l’épuisement, l’isolement et une colère refoulée peuvent pousser des gens ordinaires à prendre des décisions irréversibles.
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