Les thrillers psychologiques peu connus qui valent le détour : Le Locataire
Les thrillers psychologiques ont tendance à hanter les esprits longtemps après que les détails de l’intrigue se soient estompés. Ils agissent en douceur et se concentrent sur la peur qui naît de l’isolement, de l’obsession, des souvenirs et de l’identité, plutôt que de recourir au choc ou au spectaculaire. Exigeant de la patience et récompensent l’attention, ces films font confiance au spectateur pour accepter le malaise et l’incertitude au lieu de chercher des réponses toutes faites.
L’été dernier, nous vous présentions dans un autre U-Files, 16 grands classiques à voir absolument.
Mais, au fil du temps, certains des thrillers psychologiques les plus précis et les plus troublants sont tombés dans l’oubli. Souvent sortis sans bruit, ou mal compris à leur sortie , ils n’ont suscité qu’une admiration discrète des années plus tard. Pourtant, chacun d’eux installe une tension palpable grâce aux comportements, à l’atmosphère et au malaise moral qu’ils instaurent, et chacun soulève des questions profondément personnelles. Cette liste revient sur huit thrillers psychologiques d’une rare maîtrise, qui, malgré leur quasi-perfection, n’ont jamais marqué la mémoire collective.
C’est pourquoi, nous vous présentons maintenant, et sur 7 jours, 7 thrillers psychologiques moins connus, mais qui valent vraiment un peu de temps. À commencer par...
Le Locataire (1976) réalisé par Roman Polanski :
Trelkovsky, d’origine juive polonaise, travaille dans un service d’archives et se lie difficilement avec ses collègues. Il visite un appartement inoccupé dans un quartier populaire de Paris et la concierge lui apprend que la locataire précédente s’est jetée par la fenêtre quelques jours auparavant. Trelkovsky s’installe dans l’appartement. Mais il est bientôt victime de multiples vexations de la part de ses voisins...
Le film est donc centré sur Trelkovsky (Roman Polanski), un homme discret et réservé qui loue un appartement à Paris après la tentative de suicide de l’ancien locataire. Au premier abord, l’endroit semble ordinaire et les voisins paraissent distants mais polis. Trelkovsky s’efforce de rester à l’écart, respecte le règlement de l’immeuble et évite les conflits. Pourtant, de petits détails commencent à le perturber. Les voisins l’observent attentivement. Ils se plaignent du bruit qu’il ne croit pas faire.
Au fil du temps, Trelkovsky développe une obsession pour l’ancienne locataire. Il se rend à l’hôpital où elle est alitée, étudie ses habitudes et commence peu à peu à les imiter. Son identité se fragilise à mesure que son environnement le rejette. Le film installe une tension palpable par la répétition et la domination, illustrant comment l’isolement et la pression peuvent anéantir un être humain de l’intérieur.
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