Des mots aux maux
NuqneH !
En tant que guerrier farouche ayant longtemps traîné ma couenne sur les nombreux champs de bataille de la galaxie, je peux dire sans me vanter que je connais quasiment toutes les sortes d’armes parmi les plus cruelles et les plus efficaces. Certaines privilégient le résultat, comme les phasers de la Fédération, d’autres sont plus tournées vers la souffrance, telles les disrupteurs romuliens. Il existe aussi des systèmes plus pervers comme l’agoniseur neural de Lepehn IV, qui provoque une douleur insupportable que rien ne peut arrêter, même pas la mort.
Mais il est une cause de mal bien pire que ces dispositifs guerriers. Et que l’on peut observer partout dans l’univers, nul peuple n’en étant dépourvu.
Je veux parler des mots, de ces paroles qu’on dit pour faire mal, volontairement, en visant bien précisément le point douloureux, la faiblesse reconnue. Un simple vocable, une petite phrase peut blesser plus sûrement et plus définitivement que le plus terrible des épieux empoisonnés.
Mais il ne faut pas oublier la formule qui sera involontairement assassine. Celle qui, prononcée sans désir de nuire, va humilier à tout jamais la victime bien souvent innocente. C’est la gaffe, parfois inévitable, mais qui peut aussi être esquivée pour peu que l’on ait un peu réfléchi avant de parler.
Seulement voilà. Au même titre que la lance d’un dieu mythologique terrien dont j’ai oublié le nom, et dont le bois avait le pouvoir de soigner ce que le fer avait causé, le mot peut aussi guérir. Il arrive qu’on soit malheureux, seul, en pleine déprime et qu’un ami appelle, ou passe vous voir, et dise une parole affectueuse. Un sourire. Un rien qui se retrouve être beaucoup. Et tout soudain, le moral remonte, on se sent plus fort de ce verbe qui aura valu tous les remèdes du monde.
N’oublions jamais cette petite attention qui ne coûte rien et qui peut avoir tant d’effet bénéfique. Allez, je vous en dis un : merci de me supporter avec mes chroniques, ça me fait du bien"
Su ce, je vais me taper un bonne sanguine !
Et comme disait Khaless : "Qu’on les empale sur un accent aigu !"
Qapla’
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