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[Spectacle] Tic-Tac : La rencontre avec Dani Lary

Date : 23 / 02 / 2018 à 09h30
Sources :

Unification


Unification a eu la chance de rencontrer l’illusionniste Dani Lary qui nous a parlé de son prochain spectacle Tic-Tac qui aura lieu à Paris les 3 et 4 mars 3018 avant de partir en tournée. Ce dernier, éloquent, passionné et passionnant, s’est fendu de nombreuses anecdotes et nous a donné une furieuse envie d’assister à un show qui semble être tout sauf ennuyeux

Vous prouver retrouver sa table ronde et les réponses qu’il a faites aux personnes invitées à cet événement.

Je suis un illusionniste depuis l’âge de 13 ans, où j’ai fait mon premier spectacle. J’ai eu une boîte à magie à 8 ans. C’est mon rêve depuis tout petit de devenir magicien. J’ai 59 ans, ai fait 3 fois le tour du monde.

J’ai participé au championnat d’Europe de magie à 18 ans et ai eu le 1er prix. Il s’agissait d’un numéro théâtralisé de la transformation d’un Pierrot en Arlequin. C’était un Pierrot lunaire avec des ampoules autour des doigts avec lesquelles je jonglais. J’étais accompagné d’un chien en peluche pour lequel je faisais mon numéro et que je transformais en chien vivant à la fin. Ce tour était plein de poésie et dès le début de ma carrière, j’ai mis de la théâtralisation dans mes spectacles.

Il y a 8 ans, j’ai créé la première comédie magicale. Il s’agissait d’une véritable histoire avec un début, une fin et des rebondissements au milieu. Je ne voulais plus d’une suite de numéros que l’on accole pour faire un spectacle de magie d’une heure trente.

J’ai décidé de monter cela grâce au public qui m’a énervé. À la fin de mes spectacles, il y a toujours ceux qui n’ont pas compris qui m’interpellent pour me demander comment je fais.

J’ai créé Le château des secrets. C’est un spectacle qui a duré 4 ans, et qui a réuni 4 à 5 000 personnes dans chaque Zénith dans lesquels il a été joué.

Puis j’ai fait La clé des mystères. Quand j’étais enfant, j’étais passionné par l’histoire du Comte du bois de Naix. Je voulais acheter le château, mais cela ne s’est pas fait, car on m’a dit qu’il y avait une malédiction dessus. Il s’agit d’un conte qui était un philanthrope. Il s’est marié tardivement à 64 ans et le jour de ses noces, sa future femme de 30 ans est décédée.

J’en ai fait une histoire avec des fantômes qui ressortent pour fêter l’anniversaire de ce mariage tous les 100 ans. Les gens pleuraient à la fin du spectacle. Ils ne pensaient plus à la magie, mais étaient dans l’histoire.

L’année dernière, j’ai fait un spectacle autour de Jules Vernes en mode Steampunk. Les étrangers adorent Paris et pensent qu’on vit dans le luxe.


Aujourd’hui, j’ai envie de raconter mon histoire. Celle d’un gamin recevant une boîte de magie et rêvant d’être un magicien.

J’ai créé les effets spéciaux des spectacles de magie de Johnny Hallyday. J’ai vendu des trucs à Siegfried & Roy pour le numéro final de leur spectacle à Las Vegas. Je suis un créateur de tours et j’interprète les numéros que j’ai créés. Contrairement à un grand nombre de magiciens actuels, comme David Copperfield qui achètent leurs numéros.

Avec mon spectacle, j’ai envie de raconter mes trucs et de présenter des anecdotes. Comme le numéro de l’emballage, qui m’est venu à l’esprit grâce à un avion raté. En attendant le suivant, je voyais fonctionner la machine à emballer les bagages dans un film plastique.

Je voulais rendre hommage à Robert Houdin. Harry Houdini a pris son nom pour lui rendre hommage aussi.

C’est le plus grand magicien à l’échelle mondiale. Tous ses tours sont partis aux États-Unis, chez David Copperfield.

Avant Robert Houdin, les magiciens avaient des chapeaux pointus, des barbes, des accessoires bizarres comme des anneaux, des tubes chromés pour sortir des foulards...

Robert Houdin a eu l’idée d’utiliser des objets usuels. Il a créé le théâtre Robert Houdin. Il faisait ses tours habillé en queue-de-pie (c’était le costume moderne de l’époque). Il a inspiré le métier.

À 25 ans, je faisais une croisière sur laquelle je travaillais. J’avais 25 ans, et j’y ai rencontré Pascal Sevran qui chantait dans le grand salon, alors que je faisais mes tours dans le petit salon.

Le nombre de personnes venant voir mon spectacle augmentait régulièrement, puis la directrice a été voir Pascal Sevran et lui a demandé d’aller dans le petit salon, lui disant que ce serait plus intime et je me suis retrouvé dans le grand.

Il était furieux et un jour, alors qu’il y avait une tempête, il est venu me voir à la fin du spectacle et m’a dit « je ne vous aime pas, mais je vous engage ». Je chante en septembre au Casino de Paris et vous ferez ma première partie. C’est comme cela que je suis arrivé dans la capitale.

J’ai rencontré une dame pendant la croisière. Elle m’a dit qu’elle était l’arrière-petite-fille de Robert Houdin et m’a laissé sa carte de visite.

Le producteur du spectacle m’a donné 20 places pour inviter des gens tous les jours. Mais c’était des places à remplir obligatoirement sur environ 20 jours. Il y a 200 places du casino qui sont remplies avec cette méthode pour ne pas commencer avec une salle vide.

Au début, j’invite mes copains, puis je commence à avoir un problème pour trouver des gens. Aussi, je commence à inviter des gens que j’ai croisé. Je retrouve la carte de visite de cette dame que j’avais mise de côté. Je l’invite et elle n’est pas disponible, mais me demande si ces filles peuvent y aller. Elle voulait payer une partie des places, mais j’étais ravi de lui donner plusieurs places.

Plus tard, elle m’a invité à manger chez elle. Elle m’a envoyé une voiture à la sortie de mon spectacle. Il y avait un type avec des gants blancs, une casquette et qui conduisait une jaguar qui m’attendait. Parce qu’en fait, cette dame était une baronne.

Nous sommes arrivé avenue Foche et sommes entrés dans un bel immeuble. C’est la première fois que je voyais un ascenseur dans une maison. J’y ai rencontré Jean-Claude Brialy et plein de gens.

J’ai assisté au repas, et la baronne m’a parlé des livres de Robert Houdin qu’elle avait gardé. Elle avait donné tous le reste de ses affaires au musée de Blois.
Elle m’a demandé si j’étais intéressé par cette collection. Je lui ai dit que oui, mais que je n’avais pas les moyens de les acheter. Elle m’a répondu que la collection était à donner et qu’elle voulait que ce soit un jeune magicien talentueux qui en hérite.

J’ai ainsi reçu 600 livres de Robert Houdin. Je suis allé au château de Blois pour les récupérer. Lors de leur emballage dans des cartons, à chaque fois, celui qui m’aidait me demandait « Vous savez ce que c’est ? » « Mais comment on a pu vous les donner ? » « Mais qui êtes-vous ? »

Quelque temps après, Jack Lang m’appelle. J’avais 30 ans. J’ai d’abord cru que c’était une blague. Il m’a dit qu’il avait eu mon numéro de téléphone par Patrick Sébastien. Il y avait une maison de magie à Blois en hommage à Robert Houdin qui était créé et il m’a dit qu’il avait pensé à moi pour l’inauguration.

Il m’a dit qu’on me suivait depuis des années, car je crée des tours chez Patrick Sébastien et lors d’une enquête pour savoir quel magicien devait faire cette inauguration, 98 % des personnes ont cité mon nom.

Ils étaient intéressés, car Robert Houdin était le créateur de ses tours et moi aussi. Lors de l’ouverture du musée, Jack Lang s’est retrouvé en lévitation pendant son discours. Les gens étaient étonnés de le voir s’élever, et lui a joué le jeu et fait comme s’il ne voyait rien.
Juste après, j’ai eu un appel de la baronne qui était au courant du tour que j’avais fait. Elle m’a dit : « Promettez-moi, quand vous serez vieux, de transmettre les livres à un jeune magicien. »

C’est le thème de Tic-Tac. Il s’agit d’un enfant qui trouve dans un grenier une boîte de magie et qui veut devenir magicien.

Quand j’étais jeune, mon père m’a dit « qu’est-ce que tu crois, que tu passeras à l’Olympia ? Tu passeras devant, comme tout le monde ! »

Mon spectacle tourne autour de la montre de Robert Houdin. Il était un horloger hors pair. On ne sait toujours pas comment il faisait sa pendule mystérieuse.
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Je suis chez Patrick Sébastien, depuis 20 ans, tous les mois. Et chaque fois, je dois créer un numéro de grande illusion. J’ai accumulé plus de 400 numéros de magie.

Je suis en train de créer Tic-Tac. Il se base sur la connaissance des 11 catégories de la magie comme l’apparition, la disparition, la transformation...
La 12ème heure, je l’ai inventé. Il s’agit de la transmission. Mon fils va réaliser un numéro le Gloup. Aucun magicien au monde n’a trouvé le secret du numéro. Il y a un aquarium hexagonal et le magicien fait une sortie à travers le lycra recouvrant les côtés de l’aquarium.

David Copperfield voulait m’acheter ce numéro que je n’ai fait qu’une fois chez Patrick Sébastien. Mais c’est mon joyau et je l’offre à mon fils qui termine le spectacle.

Je sortirais cette montre et la lui donnerais. Il représente une nouvelle génération de magiciens.


Je vais aussi faire apparaître ma vraie boîte de magie d’enfant que je donnerais à un enfant dans la salle.

Je suis né à Oran, en Algérie. Mon père, était un marchant de meubles. Il avait la plus grande usine de meubles du pays, avec 300 employés.

On y a mis le feu en 1962, et il a écrit au Général De Gaulle. Ce dernier lui a répondu et lui a dit de s’installer à Colombey-Les-Deux Eglises, car il n’y avait pas de menuisiers.

Quand j’étais petit, je jouais dans la cour de la maison du général qui était à côté de la nôtre, même si mon père ne voulait pas que j’y aille. Un jour, j’ai dit, « monsieur, je ne viendrais plus chez toi, car vous n’avez pas de balançoire ! ».

Le général a commandé à mon père une balançoire à tête de canard. Il lui a demandé pourquoi, vu que son fils était grand et le général lui a répondu : « c’est pour votre fils Hervé. » Mon père l’a faite, l’a accroché, et ne lui a pas envoyé la facture. Je me suis pris une engueulade maison !

Un jour, des années plus tard, j’y retourne, et je visite La Boisserie, et la maison du général. Je vais voir la guide et lui demande : « Et la balançoire ? ». Elle dit qu’on l’a démontée et mise dans le grenier, car personne ne savait pourquoi elle était là. Je lui explique mon histoire. Depuis, ils ont remis la balançoire.

Ensuite, nous nous sommes installés dans la Drôme. Et aujourd’hui, j’ai acheté une usine textile qui allait être démolie, car j’ai eu un appel du maire local. Elle a une superficie de 5 000 mètres carré. J’y ai fait construire une scène de 26 mètres de large, 16 de largeur et 11 de profondeur, comme dans les salles des zéniths où je fais mes spectacles.

À force d’avoir accroché tous les objets que j’ai créés, je suis en train de faire homologuer cette salle. Il y a une ouverture prévue dans un an et ce sera la plus grande salle dédiée à la magie avec tout ce que j’ai fabriqué en 40 ans et ce que j’ai accumulé.

Elle servira aussi à travailler mes spectacles et j’inviterais d’autres magiciens à venir faire des shows. Il s’agit de Les ateliers magiques de Dani. Une telle scène permet de faire les répétitions de Tic-Tac chez moi.


Quels numéros allez-vous mettre dans Tic-Tac ?

Je vais mettre mes meilleurs numéros : le piano volant, le numéro de la boule d’eau, et surtout des numéros présentés 1 seule fois à la télévision, car je n’ai pas réussi à les faire rentrer dans mes spectacles précédents. Ils sont donc quasiment inédits.

Cela donne 4 classiques, une dizaine extraits de mes shows télévisés dont le Gloup et 3 ou 4 numéros créés exclusivement pour ce spectacle.

J’ai par exemple, une apparition dans une montre à gousset avec une horloge en miroir. C’est un numéro de prédiction, s’apparentant au mentalisme qui est à la mode, mais n’est pas ma spécialité.

J’essaye de toucher à toutes les catégories de magie : double lévitation, close-up, manipulation, grande illusion, tours poétiques...

Tous ces numéros sont mis dans une belle histoire, car les gens sont très sensibles à ce genre de chose où ils peuvent s’identifier à ce qui se passe sur scène. Dans le public, il y aura beaucoup d’enfants.

Je travaille sur Le plus grand cabaret du monde de Patrick Sébastien qui est né il y a 20 ans. Je fais le final de l’émission chaque mois et hier, j’ai encore réussi à étonner Patrick.

Je suis le premier magicien à avoir fait l’Olympia en étant tête d’affiche. Je suis le premier à avoir fait un spectacle dans un Zénith.

Les plus grands spectacles de magie se trouvent à las Vegas, et maintenant, ils attirent les foules. Il y a aussi des spectacles de magie à Paris, comme Les illusionnistes.

Pour mon spectacle Rétro Temporis, j’avais besoin de 5 semi-remorques, 5 chauffeurs, 400 flycases et 50 personnes pour l’organisation.

Je fais de la grande illusion et cela demande beaucoup de moyens. Un producteur malin ne fait pas de la magie, car cela coûte très cher, mais mon producteur a envie de faire cela. Il m’a permis d’ouvrir plein de portes. Pleins de jeunes communiquent avec moi maintenant. Aujourd’hui, je suis fier de ce que j’ai contribué à donner comme image à la magie.

Comment avez-vous fait votre choix de nom de magicien ?

Chez moi, dans la Drôme, Alain Manoukian très connu. Ma tante est couturière dans son magasin. Il a commencé par une boutique Danylain. Ma tante m’a fait croire que c’était mon oncle. Un jour, je lui ai demandé : « Pourquoi avoir appelé le magasin Danylain ? ». Il m’a répondu « Ma femme s’appelle Dani et moi Alain, Dani Alain, donc Danylain ». C’est comme cela que j’ai choisi Dani, et ma sœur m’a dit que Lary, c’était bien. Et sur notre boîte aux lettres, à l’époque, j’avais écrit au stylo « Dani Lary magicien » et le lendemain, j’ai retrouvé le message barré et un autre dessus « et ta sœur ».

La magie est un langage universel. Un jour, de retour d’une croisière, une équipe de douaniers ne voulait pas me laisser passer. Je leur ai dit que je faisais de la magie et eux pensaient qu’il s’agissait de sorcellerie. Et j’ai commencé à faire des tours et à les amuser. J’ai failli manquer mon avion !

Avez-vous peur pour votre vie sur vos tours ?

Chaque fois que je monte sur scène, car je suis tributaire de la technique. Un jour, j’ai fait une chute de 12 mètres. J’ai eu 6 fractures. Je faisais un numéro habillé en diable, et suis rentré dans un chaudron qui me catapultait en l’air et j’avais pour idée de moduler ma voix pour donner l’impression que je tombais, mais je me suis vraiment mis à crier quand je suis retombé sur scène. J’ai eu beaucoup d’accidents dans mes numéros. Le rideau est retombé et les spectateurs ont compris qu’il n’y avait pas de second acte quand ils ont entendu les sirènes de l’ambulance. Je suis arrivé à l’hôpital avec mon maquillage de diable et mes chaussures pointues.

Une autre fois, j’avais un numéro d’évasion comme Harry Houdini. Mais, il y a eu quelque chose d’anormal qui s’est passé dans l’aquarium. Mon assistante Valérie me connaît par cœur et a vu que ça n’allait pas. On a fermé le rideau, cassé le cadenas pour me sortir de l’eau et les pompiers m’ont ranimé.

Quand on découvre mes trucages, on est souvent déçu, car ils sont généralement très simples. Le génie, c’est dans la simplicité. Quand j’invente ma magie, je n’utilise pas les technologies nouvelles. Je bénéficie de 40 ans d’expérience pour arriver à faire de nouveaux numéros.

Je suis un tricheur professionnel, mais je demande au public : « Laissez-vous bluffer pendant 1h30 ! ».

Tous les tours de Tic-Tac sont mes créations. Ils sont uniques au monde. Si vous en avez déjà vu ailleurs, c’est qu’on m’a copié.

J’aime avoir des interventions des gens du public sur scène. J’adore cela et n’utilise pas de complice.

J’aime réaliser des tours ultramodernes et très anciens. Je dois créer pour l’émission de Patrick Sébastien de janvier un portrait de Robert Houdin avec 3 horloges mystérieuses.

On va peut-être me prêter une vraie horloge Houdin sortie du musée d’Orsay. Mais dans le spectacle, ce sera un peu différent que ce que l’on va voir à la télévision. Je vais dire aux gens de sortir leurs téléphones portables. Je vais donner un numéro et demander aux spectateurs d’y envoyer un SMS indiquant le nom de la ville où ils habitent. Et je vais envoyer à tous ces gens une photo de Robert Houdin.

Je vais ensuite choisir 3 spectateurs au hasard, leur demander de monter sur scène et de se positionner chacun devant une horloge. Ils devront chacun me donner un chiffre qui correspondra à un jour, mois et année. Ce sera le choix des spectateurs. Sur une montre à gousset, on peut mettre l’heure que l’on veut.

Je vais faire une prédiction, envoyer une photo et faire apparaître un portrait sur scène qui va permettre l’agrandissement de cette photo, notamment de la taille du journal et on verra apparaître les trois chiffres que les gens ont choisis et que tout le monde aura reçu sur son téléphone.

Mais à la télévision, ce n’est pas possible d’utiliser un portable, donc je mettrais une photo aux tables des invités.
C’est un mélange de mentalisme avec un téléphone.

Quel est votre travail sur votre mémoire ?

Je la fais travailler, mais me rappelle de tout ce que j’ai inventé. Je veux laisser à mon fils cette expérience. J’ai travaillé toute ma vie, mais me suis beaucoup amusé. J’ai gardé ma boîte de magie que j’avais enfant.

La semaine dernière, j’ai fait venir un petit garçon. J’ai reconstitué ma chambre d’enfant avec mes tenues, mon lit, mes posters et on a tout remis comme c’était. On a filmé le gamin qui s’amuse avec la boîte à magie. Ce film sera projeté au début du spectacle, et montrera ma chambre comme quand j’étais enfant.

Est-ce que votre père est content de votre réussite ?

J’étais en conflit avec lui quand j’avais 17-18 ans ! Je devais reprendre son affaire de meuble, car je suis doué de mes mains. Mais je voulais être magicien. Quand j’ai eu le 1er prix au concours européen, il m’a dit que je pouvais continuer et était très fier de moi.

On ne refait pas une prédiction 2 fois. On ne fait jamais 2 fois le même tour devant le même public, car c’est moins étonnant et la deuxième fois, le public essaye de comprendre le numéro.

La magie se base sur des rebondissements. On amène les gens à penser à ce qui va se passer et on le surprend. C’est le secret de bons tours de magie.

Je me souviens d’un article dans un magazine qui disait « Dani Lary continue quand tous les autres magiciens s’arrêtent ». C’est ce rajout en plus qui va faire parler les gens. C’est la force d’un spectacle de qualité.

C’est en discutant avec un ami magicien qu’il m’a dit que je devais raconter ma vie et que cela intéresserait les gens.

J’habite à Romans. Un jour, une dame vient me voir et me demande si je peux faire connaître son fils pâtissier. Elle me dit : « venez à la maison pour goûter ses gâteaux ! ».

Le gamin me prépare une douzaine gâteaux et m’explique leur création. Il a 13 ans et ses gâteaux sont délicieux.

Je dis à la dame : « Qu’est-ce que je peux faire pour lui ? Laissez-le faire, il se débrouillera très bien tout seul ! »

Et quelques années après, son fils est devenu chef pâtissier dans un restaurant étoilé. C’était un gamin avec des yeux qui brillait. C’était évident qu’il allait réussir ! Si on a la passion, allez-y à fond ! La passion, c’est votre réussite !

J’ai écrit au début de mon livre, « la main qui t’aidera est au bout de ton bras ».

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