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PIFFF 2017 : Le weekend

Date : 12 / 12 / 2017 à 08h30
Sources :

Unification


Le weekend a été riche en film avec 9 projetés dont les deux derniers de la compétition. C’est aussi le moment de découvrir la sélection des courts métrages en compétition, puis le dimanche soir et la clôture venue, d’en découvrir le palmarès.

Qui dit weekend, dit foule, et les spectateurs se sont déplacés en masse dans la belle salle du Max Linder Panorama. Ainsi, plusieurs séances ont été complètes et des curieux ont découvert un estival qui les a charmé et qu’ils pourront ajouter dans leur tablette en 2018.

De nombreux invités se sont déplacés sur ces deux jours et vous pouvez retrouver les vidéos de leurs interventions sous les films, longs et courts, concernés. Ces dernières n’ont pas une grande qualité vidéo, mais on comprend bien les réalisateurs et autres invités et on apprend de nombreuses choses sur leurs œuvres.

Les avis sur les différentes œuvres projetées se trouvent classés par date et horaire de diffusion.

SAMEDI 9 DÉCEMBRE - 11h00 : COMPÉTITION DES COURTS MÉTRAGE FRANÇAIS

La sélection de la compétition courts-métrages français était assurée par R-One Chaffiot.

C’est à une très belle compétition à laquelle on a assisté. Les films étaient tous d’une très belle facture et utilisaient fort bien le genre et le fantastique pour faire passer des messages.

Immortels d’Amaury Goetgheluck / France, 2017, 13 minutes
Stan et victor sont deux amis vampires colocataires depuis plus de 200 ans. Pris dans une routine éternelle, ils passent leur temps à se chamailler comme un vieux couple. une situation qui convient parfaitement à Victor qui passe ses nuits dehors, tandis que stan, lui, essaye désespérément de se suicider... Sans jamais y arriver !

Avis : Une histoire sympathique et originale sur l’amitié entre deux vampires colocataires depuis des siècles. Drôle et intelligent et parlant avec justesse de l’amitié.

La Baie de Joris Laquittant / France, 2017, 20 minutes
Chaque année, au solstice d’été, la Baie se transforme en désert de sable, les marées s’arrêtent. Michel, un chasseur, est missionné pour contrer les caprices de la Nature. Mais cette année-là, rien ne se passe comme prévu.

Avis : Un homme protège une baie qui est en train de mourir. Superstition et rituel occulte sont au cœur de ce court métrage de fin d’étuded à la Femis.

La Chambre noire de Morgane Segaert / France, 2017, 20 minutes
France, 1910. Alors que sa mère semble souffrir d’un mal qu’elle souhaite cacher, la jeune Cassandre sent une présence grandissante dans la demeure familiale... Mais quelle ombre se cache dans le silence de la chambre noire ?

Avis : Excellent court métrage parlant avec sensibilité des MST (maladies sexuellement transmissibles), par le biais de la syphilis, avec une allégorie imagée et envoûtante. Le film utilise une vision du début du siècle précédent pour créer une véritable atmosphère surannée. C’est un de mes coups de cœur.

Scaramouche Scaramouche de Arthur Môlard / France, 2017, 20 minutes
Ophélie est une fillette débordante d’imagination qui vit avec son père dans un mobil-home. Un jour, elle se retrouve hantée par un inquiétant ami imaginaire, Scaramouche, qui s’approche d’elle en suivant la logique du jeu "1, 2, 3, soleil"...

Avis : Un très bon conte horrifique noir et mélancolique mélangeant avec subtilité maladie et monstre. Avec une gamine excellente qui porte le film sur ses épaules sans faillir. C’est le nouveau court métrage d’Arthur Môlard, gagnant de plusieurs prix au PIFFF 2014 avec son court métrage de fin d’études, Jiminy.
Prix du Jury et Prix du public.

Spooked de Spook&Gloom / France, 2017, 11 minutes
C’est la nuit. Brenda, une jolie jeune femme, est au lit. Soudain, la lumière s’éteint. A l’aide de la lumière de son téléphone, Brenda traverse la maison à la recherche du disjoncteur. Mais quelque chose l’observe, tapi dans l’obscurité…

Avis : Très réussi et excellent film utilisant les codes des œuvres fantastiques d’horreur pour faire mourir... de rire. À voir absolument.
Prix Ciné + et Mention spéciale du Jury.

Trauma Industries de Jethro Massey / France, 2017, 13 minutes
C’est un grand jour pour Joseph, sa famille l’emmène à l’usine de jouets Smile-Rite® pour son douzième anniversaire. Et tout le monde sait que lorsqu’on fête ses douze ans, c’est le moment de devenir un homme…

Avis : Une vision sombre et déprimante de la société et de la transformation de ses individus en travailleurs sans volonté. Dérangeant et puissant.

Présentation des films par leurs réalisateurs :


SAMEDI 9 DÉCEMBRE - 14h00 : REVENGE

Laissée pour morte, une jeune femme victime de viol décide de se venger de ses agresseurs en appliquant la maxime « Œil pour œil, dent pour dent ».

Avis : Revenge est un rape / vengeance movie de Coralie Fargeat lorgnant vite sur du survivalisme alors qu’une jeune femme violée par des hommes voulant la tuer décide de prendre sa vie en main et de leur rendre la monnaie de leur pièce.

Le film présente une jeune femme très belle et semblant peu intelligente et débrouillarde avant de la transformer en guerrière pleine de ressources.

Si l’idée de départ est intéressante et son traitement visuel intelligent, le scénario est vraiment trop truffé d’invraisemblance pour que l’on reste dedans ou qu’on s’attache au personnage. C’est dommage, car si le film avait été plus loin, ces dernières seraient passées, mais en réalisant une œuvre sérieuse et premier degré, on n’y croit très rapidement plus.

En tout cas, cette vision de la femme est intéressante et, bien que le film ait été mis en route des années avant, trouve un véritable écho dans l’affaire Weinstein.

Présentation du film et Q&A de la réalisatrice et scénariste Coralie Fargeat à l’issue de ce dernier :


SAMEDI 9 DÉCEMBRE - 16h45 : COMPÉTITION DES COURTS MÉTRAGE INTERNATIONAUX

La sélection de la compétition courts-métrages internationaux était assurée par Véronique Davidson et Xavier Colon.

Avec plus de 1 000 films reçus, ce ne sont que 10 qui ont fait partie de la sélection. Cette dernière était diverse et de qualité.

À Chacun sa Malédiction de Lorène Yavo / Belgique, 2017, 9 minutes
Dans une ville où le surnaturel fait partie de la vie de tous les jours, deux colocataires font face à un problème récurrent : leur esprit domestique a encore été dévoré par une créature inconnue. Ils continuent de chercher un esprit de remplacement et une solution à leur problème.

Avis : Un bon court d’animation fruit du travail de fin d’études de sa créatrice. Amusant et sympathique. On peut découvrir une jeune réalisatrice à suivre.

Great choice de Robin Comisar / États-Unis, 2017, 7 minutes
Une femme se retrouve coincée dans une publicité pour la chaîne de restaurant Red Lobster.

Avis : Une idée vraiment originale et amusante montrant une femme perdue dans une publicité bouclant sans fin.

Marta de Lucía Forner / Espagne, 2017, 15 minutes
Marta rêve d’être une tueuse en série. Pour cela, elle doit s’entraîner et Carlos serait une parfaite première victime.

Avis : Une femme veut devenir une serial killer et tente de tuer sa première victime. Un humour très noir et une actrice impeccable.

Protection Plan full Moon de Elias Jutzet / Suisse, 2017, 9 minutes
Un centre suisse pour loups-garous lors d’une nuit de pleine lune. Dans cette région frontalière, la barrière de la langue pourrait poser problème...

Avis : Une façon originale d’aborder le problème de communication entre les individus. Et bien sûr, une histoire de loup-garou.

RIP de Albert Pintó et Caye Casas / Espagne, 2017, 16 minutes
Dans un petit village, une femme prépare les funérailles de son mari... avec lui. Le plus grand soin est apporté à la cérémonie car il est très important de donner une bonne impression aux invités.

Avis : Une idée très amusante et formidablement développée sur la mort. On rit noir et parfois rouge grâce à un casting formidable.
Prix du public.

Sculpted de Christian Hernández / Mexique, 2017, 13 minutes
Une vieille femme, hospitalisée dans une maison de retraite, commence à recevoir des visites étranges d’une figure d’argile qu’elle a elle-même créée.

Avis : Un très bon film vraiment émouvant et surprenant présentant la maladie et la mort d’une façon originale et poétique. Un autre coup de cœur pour ce troisième court, après Scaramouche Scaramouche et La chambre noire parlant d’une façon poétique de la maladie et la liant à un monstre.

The hour of darkness de Domenico De Feudis / Italie, 2017, 11 minutes
Sofia, retenue prisonnière depuis des jours dans un sous-sol, saisi l’occasion d’appeler de l’aide. Les minutes sont comptées : un faux-pas pourrait à tout moment réveiller la chose qui l’a kidnappée.

Avis : Un très bon film vraiment anxiogène avec une jeune fille enlevée et essayant de s’échapper. Une excellente jeune comédienne et une ambiance fort sombre en font un court à voir.

The Mayflower de Christopher Goodman / Royaume Uni, 2017, 7 minutes
Un ingénieur sort du cryo-sommeil dans lequel il était plongé à bord du vaisseau spatial le Mayflower. L’ordinateur central l’informe qu’il a été réveillé à cause d’une fausse alerte. Mais tout ne semble pas tout à fait normal...

Avis : Un film très similaire à Alien. Bien fait, mais sans aucune surprise.

Twinky doo’s magic world de Alessandro Izzo / Italie, 2017, 10 minutes
Quatre voleurs se réfugient dans un entrepôt après un hold-up qui a mal tourné au Magic World de Twinky Doo, un parc à thème familial. Il n’y a pas d’issue et la police a encerclé l’endroit. Dans l’entrepôt rempli de muffins “Twinky Doo”, la menace n’est pas seulement à l’extérieur...

Avis : Un court métrage présentant un long métrage en train d’être tourné. Pas très intéressant, ni convaincant.

We Summoned a Demon de Chris McInroy / États-Unis, 2017, 6 minutes
Deux potes voulaient juste faire un truc cool mais à la place ils ont invoqué un démon...

Avis : Bien drôle et potache que cette invocation pour draguer les filles tournant mal, très mal...

Présentation des films par leurs réalisateurs :


SAMEDI 9 DÉCEMBRE - 19h30 : MATAR A DIOS

Un sans-abri s’invite chez une famille pour le réveillon de Noël. La nuit prend un drôle de tournant lorsque l’homme, qui prétend être Dieu, explique à ses hôtes que la fin du monde est proche...

Avis : Matar A Dios (Tuer Dieu) et une comédie noire grinçante de Caye Casas et Albert Pintó présentant une étrange fin de l’humanité. En effet Dieu décide de l’éradiquer et propose à une famille de choisir le nom de 2 survivants.

Après avoir montré une famille un peu dysfonctionnelle, l’œuvre devient fantastique et réserve de vrais moments de rigolade. D’autant que les dialogues sont souvent relevés et font mouche. C’est un peu dommage que le long métrage soit inégal, offrant quelques passages longuets faisant retomber l’attention.

Cela fait néanmoins plaisir de retrouver le cinéma ibérique durement frappé par la crise de 2007 et qui montre que malgré le manque de moyens, il est toujours capable d’apporter une belle pierre à l’édifice du genre.

Il faut noter que les réalisateurs étaient en compétition avec un long et court métrage cette année et que ce dernier RIP a eu l’Œil d’or du meilleur court métrage international (le prix du public avec la très bonne comédienne Itziar Castro jouant dans les deux œuvres.

Présentation du film et Q&A des réalisateurs et scénaristes Caye Casas et Albert Pintó à l’issue de ce dernier :


Bande annonce :


SAMEDI 9 DÉCEMBRE - 21h45 : LEATHERFACE

Un adolescent à problèmes et trois de ses amis s’évadent de l’institution psychiatrique dans laquelle ils sont enfermés contre leur gré. C’est alors qu’un flic assoiffé de vengeance part à leur recherche pour mettre un terme à leur cavale...

Avis : Ce film réalisé par des Francais, Alexandre Bustillo et Julien Maury, est la préquel de l’œuvre de Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse. On y voit donc un Jed jeune, puis jeune adulte et on découvre comment il a pu devenir Leatherface, le tueur à la tronçonneuse.

Les réalisateurs avaient accepté de faire ce long métrage uniquement s’il n’y avait pas de scène de repas de famille et de course dans les bois. Suite à divers problèmes, ils ont dû accepter de tourner le film en moins de 30 jours avec un budget diminué de 30 %.

Une gageuse relevée haut la main, pour une œuvre pour laquelle ils ne sont pas entièrement satisfaits. En effet, cette dernière a été coupée au montage de 30 minutes (que l’on pourra heureusement découvrir dans le DVD et Blu-ray qui sortira en 2018) et leurs scènes d’ouverture et de clôture ont été remplacées… par un repas de famille et une course dans les bois tournée par une autre équipe...

Cette vision productrice hollywoodienne transforme donc le film en montrant un Jed victime de sa famille, surtout de sa mère, alors que les réalisateurs avaient construit l’histoire pour le montrer envoûté par une tronçonneuse et faisant ses propres choix.

Cette différence de vision explique d’ailleurs pourquoi les dernières images de l’œuvre ne semblent pas entièrement raccord avec la poursuite d’avant.

Le long métrage se laisse bien regarder et fait passer un bon moment, d’autant que le casting joue bien.

En tout cas, si vous en avez l’occasion, regardez surtout la véritable fin, complètement glaçante et formidable, dont la noirceur a fait peur aux producteurs.

Présentation du film et Q&A des réalisateurs Alexandre Bustillo et Julien Maury à l’issue de ce dernier :


Bande annonce :


SAMEDI 9 DÉCEMBRE - 00h00 : DOWNRANGE

Victimes d’une crevaison, des étudiants en covoiturage sont contraints d’arrêter leur véhicule en plein désert. C’est alors qu’ils deviennent la cible d’un mystérieux sniper qui s’amuse à les tirer comme des lapins...

Avis : Downrange est un très bon film de Ryûhei Kitamura présentant un huit clos en pleine nature alors qu’une bande de jeunes essaye de survivre au sniper jouant avec eux.

Avec un scénario aussi basique concentré sur quelques personnages, dont un sniper qu’on ne voit que brièvement de temps en temps, on pourrait avoir peur de bien vite s’ennuyer.

Pourtant, il n’en est rien, car les rebondissements sont nombreux et on s’attache progressivement aux survivants en espérant qu’ils puissent s’en sortir.

La mise en scène est brillante et avec peu d’effets, l’angoisse monte régulièrement, amplifiée par quelques scènes spectaculaires, dont une fin magistrale.

L’éditeur Wild Side a acheté le film. Ce dernier a donc toutes les chances d’être disponible en France en VOD, DVD et peut-être Blu-Ray. Il ne faut pas hésiter à le découvrir.


DIMANCHE 10 DÉCEMBRE - 11h00 : SURVIVAL FAMILY

Une panne de courant généralisée provoque la panique dans la ville de Tokyo. Pour échapper au chaos ambiant, une famille décide de prendre la route pour retrouver des proches vivants à Kagoshima…

Avis : Survival Family est une très bonne surprise. Un film survivaliste de Shinobu Yaguchi a des années-lumière de Mad Max et compagnie.

Un jour, Tokyo se réveille sans électricité. Au fur et à mesure des jours qui passent, le long métrage est une sorte de journal intime de la famille où les jours s’égrainent en tête de chapitre, la situation se détériore poussant un père à partir sur les routes.

En effet, ce dernier compte rejoindre en vélo le village ou vit son beau-père et dans lequel ils seront à l’abri. Il part donc en compagnie de son épouse, femme au foyer, et de ses deux enfants adolescents.

Plutôt que de montrer une société policée tombant dans le chaos, malgré quelques passages montrant des débordements non civilisés, l’œuvre se concentre sur quatre individus essayant de traverser le Japon en trouvant à manger et à boire.

Ce traitement original et la réflexion soulignée sur le thème de la famille et de ses liens, en font un long métrage vraiment captivant, d’autant que malgré ses 2 heures, on ne s’y ennuie jamais.


DIMANCHE 10 DÉCEMBRE - 14h00 : MUTAFUKAZ

Habitant de Dark Meat City, une sordide mégapole de la côte ouest, Angelino mène une vie sans relief jusqu’au jour où il est victime d’un accident de scooter provoqué par la vision d’une belle et mystérieuse inconnue. En proie à de violentes migraines, le jeune homme est alors persuadé que des créatures extraterrestres envahissent la ville...

Avis : Mutafukaz est l’adaptation de la bande dessinée française éponyme. Co-réalisé par Ankama et le Studio 4°C, dont les films respectifs Dofus : livre 1 : Julith et Mind Game ont été projeté au PIFFF en 2015, cette nouvelle création est très réussie.

Le film n’est pas sans rappeler le très bon Invasion Los Angeles de John Carpenter avec un personnage principal voyant des choses étranges et découvrant que certains humains pourraient bien être des extra-terrestres.

Le design des personnages est sympathique et l’animation très bien faite. On prend un grand plaisir à suivre les aventures rocambolesques du héros, de ses amis et de ses adorables cafards apprivoisées. D’ailleurs les séquences mettant en scène ces derniers sont particulièrement réussi et vraiment amusantes.

La très bonne bande originale accompagne formidablement le récit, et participe pleinement à quelques scènes épiques et impressionnantes ne laissant aucun temps mort.

Cet animé est vraiment une bonne surprise et il faut espérer qu’il puisse sortir en salle et séduire un public appréciant les œuvres de genres et les dessins animés différents.

L’intégrale de la bande dessinée sortira en 2018.

Présentation du film et Q&A du réalisateur et scénariste Run, des chanteurs et acteurs Gringe et Orelsan et du musicien TheToxicAvenger à l’issue de ce dernier :


Bande annonce :


DIMANCHE 10 DÉCEMBRE - 16h15 : 3615 CODE PÈRE NOËL

La nuit du 24 décembre, le jeune Thomas attend fiévreusement l’arrivée du père Noël qu’il est bien décidé à capturer. Mais l’homme qui débarque sous le costume rouge est en réalité un dangereux psychopathe…

Avis : 3615 Code Père Noël est un bon film de René Manzor présentant un Home intrusion dans laquelle un gamin tient tête à l’envahisseur ayant de bien mauvaises intentions à son égard.

Le film, tourné en 1988 et ayant bénéficié uniquement d’une sortie technique en 1990, a inspiré Maman, j’ai raté l’avion. Il est maintenant disponible en version DVD et Blu-Ray remastérisée et proposant des bonus aux éditions Le chat qui fume. Un Director’s Cut que le réalisateur voulait voir sortir depuis longtemps.

Le lieu dans lequel se passe l’action est un Manoir impressionnant, appartenant à une riche famille, perdu dans la campagne. Le gamin, geek surdoué et amateur d’armes en plastique, va utiliser sa connaissance des lieux pour échapper au Père Noël et sauver son grand-père presque aveugle.

L’histoire réserve de nombreux rebondissements et a été filmée à hauteur d’enfant. Les décors, entièrement construits en studio, ont été agrandis afin de donner l’impression d’être au niveau du jeune.

C’est un long métrage sympathique à découvrir et qui amuse souvent beaucoup.

Présentation du film et Q&A du réalisateur et scénariste René Manzor à l’issue de ce dernier :


Bande annonce :


DIMANCHE 10 DÉCEMBRE - 18h30 : MAYHEM

Fraîchement remercié par ses employeurs, un col blanc prépare son départ en ruminant sa rancœur. Au même moment, un mystérieux virus éclate, transformant chacun des membres de la firme en infecté assoiffé de sang...

Avis : Mayhem (chaos) est un film plaisant et moyen focalisé sur un virus dont la contamination fait tomber toutes les inhibitions des gens qui l’ingèrent. Ces derniers voient donc leurs instincts les plus profonds ressurgir.

Une entreprise infectée est soumise à une quarantaine de 8 heures en attendant que le traitement fasse effet. Un jeune employé venant juste de se faire renvoyer injustement tente d’accéder au dernier étage afin de discuter avec les grands patrons.

Le film part du principe que tous les coups sont permis et que chaque personne peut se transformer en monstre homicide. C’est donc à une véritable épreuve de force qu’est confronté l’employé. Mais lui aussi est infecté et n’hésite pas à retourner la violence contre ceux qui l’utilisent.

On peut découvrir dans le long métrage de nombreuses scènes de bagarre, des meurtres, des actes sauvages, alors que tout le monde est pris de frénésie violente.

Cet immense défouloir est bien réalisé et n’hésite pas à interroger le spectateur sur la responsabilité individuelle.


DIMANCHE 10 DÉCEMBRE - 20h30 : SHIN GODZILLA

Un raz de marée inonde une partie de la côte de Tokyo. Après avoir pensé qu’il s’agissait d’une catastrophe naturelle, les scientifiques se rendent compte que le responsable de ce désastre n’est autre que Godzilla, une créature géante prête à tout détruire sur son passage.

Avis : Shin Godzilla est un très bon film de kaijû, monstre géant, d’Hideaki Anno et de Shinji Higuchi qui montre pour la première fois un personnage non plus incarné par un acteur dans un costume, mais entièrement réalisé en images de synthèse. L’apparence de ce dernier est d’ailleurs formidable et ses différentes évolutions réjouissantes.

C’est en 1954 que le réalisateur Ishirō Honda créé Godzilla, cet espèce de lézard préhistorique géant au rugissement éléphantesque réveillé par la bombe atomique, dont les radiations nucléaires l’on fait muter et qui se met à détruire Tokyo.

Depuis, le monstre n’a jamais quitté le cœur des habitants du pays du soleil levant. Le monde s’est par la suite emparé de la créature, sans retrouver la philosophie sous-jacente du premier film qui a au Japon donné naissance à des dizaines de suites.

On retrouve dans Shin Godzilla l’esprit original de l’œuvre. En effet, la trame est similaire, bien qu’il n’y ait pas d’explosion nucléaire initiale. Le monstre se hisse hors des flots, dévastant tout sur son passage, mais sans aucune intention malveillante, et mute plusieurs fois en chemin.

On peut découvrir de magnifiques séquences montrant Godzilla évoluer dans un Tokyo progressivement détruit. Ses affrontements variés contre les forces d’auto-défense du pays (le Japon n’a pas l’autorisation d’avoir une véritable armée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale) sont vraiment originaux et spectaculaires tout en mettant à l’honneur le monstre, véritable « héros » de l’histoire.

Le grand intérêt du scénario est de montrer les dérives bureaucratiques du Japon. C’est donc, en plus d’un long métrage d’action, une critique cinglante de la société et des relations parfois malsaines entretenues entre divers pays ne se préoccupant que de leurs intérêts.

C’est d’ailleurs une bande de personnes réunies pour leur originalité, geek, asociaux, individus ne se coulant pas dans le format hiérarchique et figé de leurs postes, qui font avancer l’intrigue et apportent une lueur d’espoir pour empêcher Godilla de tout détruire.

Le film est vraiment réussi et si vous aimez la créature et les œuvres ne passant pas leur temps à tout faire exploser, n’hésitez pas à voir cet étonnant Shin Godzilla.


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