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Snoopy et les Peanuts - Le film : Petits secrets de fabrication

Date : 18 / 12 / 2015 à 11h00
Sources :

Unification


A l’occasion de la présentation du film Snoopy et les Peanuts, Unification a eu la chance de rencontrer le réalisateur Steve Martino et le superviseur de l’animation Nick Bruno. Tous deux nous ont parlé de la façon dont le film s’est construit et de la mise en place de l’animation.

Un défi, rester fidèle à l’oeuvre d’origine

Les Peanuts sont apparus pour la première fois en 1950 sous la forme de comic strip et depuis leur succès ne s’est jamais démenti. Tout le monde les connaît et les apprécie.
Cela rendait l’équipe nerveuse car c’était un vrai challenge de donner vie sur grand écran et en animation 3D à Snoopy et ses amis. Il fallait le faire bien et ne pas dénaturer l’œuvre.

Pour cela, tout au long du processus de création, la famille de Charles M. Schulz a été impliquée. Son fils, Craig, et son petit fils, Bryan, ont été scénaristes sur le film. Sa veuve, Jean, qui est présidente du musée Charles M. Schulz en Californie, a donné accès à toutes les archives. Le musée a joué un rôle crucial dans le processus créatif en fournissant une base de travail considérable constituée de milliers de dessins.
Au bout de quelque temps, Craig a demandé à l’équipe d’appeler Charles M. Schulz par son surnom « Sparky ». Un grand honneur pour tout le monde qui s’est empressé de le faire.

Le film ne reprend pas une histoire en particulier mais a pour but d’amener le public dans le monde des Peanuts en fournissant une histoire basée sur la relation Snoopy/Charlie Brown. Le passage de la BD au cinéma était comme « peindre sur une plus grande toile ». Il fallait un plus haut niveau de détail et surtout déterminer comment y arriver en restant le plus proche possible des origines.

Un casting étudié

Au tout début du projet, il y a eu le casting des personnages, enfin surtout de leur allure car la bande des Peanuts est au complet dans le film. Les personnages ont varié au fil des années dans les strips, n’oublions pas qu’ils ont été dessinés pendant plusieurs décennies. Des recherches ont donc été faites ce qui a conduit l’équipe du film à analyser des milliers d’images.
Il a été décidé que ce serait le Snoopy des années 80-90 qui serait utilisé. Chaque détail de chacun des personnages a alors était étudié : les oreilles, la tête, le corps, les pieds... L’étude a ussi porté sur l’expression des sentiments humains par notre beagle préféré. Le but était de le rendre vivant.
C’était aussi la première fois que Fifi, dulcinée imaginaire de Snoopy était représentée en 3D. Celle-ci n’apparaît pas dans la BD mais seulement dans des dessins animés 2D destinés à la télévision. Le défi était de l’introduire dans cet univers comme si elle en avait toujours fait partie.

Il ne fallait surtout pas perdre l’âme des Peanuts, c’est pour cela que très tôt un défi est apparu : comment retrouver en 3D le trait de crayon ? Le lien permanent avec l’aspect artisanal de la BD était une préoccupation majeure de l’équipe. Ce lien avec la BD s’est surtout fait au niveau des yeux qui sont représentés comme un coup de crayon avec une tache d’encre.

Des décors inspirés de l’enfance de Schulz

Charles M. Schulz a toujours été considéré comme le chef décorateur du film tant le soucis de référence constant à la BD été important. Pour la création du quartier, des maisons, certain membres de l’équipe ont même effectué un voyage dans le Minesotta où Schulz a grandi pour pouvoir mieux recréer cette ambiance désuète propre aux strips.

Une irrégularité volontaire des traits a été introduites toujours pour avoir l’impression de ce côté fait main présent dans les strips. On peut voir cela sur les maisons mais aussi sur la niche de Snoopy qui a requis une attention toute particulière.

Pour la création des nuages, très vite l’équipe s’est donné des références ’alimentaires’ pour définir leurs formes ainsi il y avait les « popcorn », les « baguettes » ….

Les couleurs ne pouvaient pas non plus être unifiées, il fallait porter à l’écran plus de détail un travail approfondi a donc été mené sur l’aspect des matières.

Les leçons d’animation de la Van Pelt University

100 animateurs ont participé au film et tous ont au préalable suivi un cursus de 3 semaines à la « Van Pelt University » créée pour l’occasion. Ils devaient lire les BD, étudier des documents, dessiner Charlie Brown...

La première étape de la création de l’animation est l’analyse des dessins originaux. Dans les bandes dessinées, très peu d’angles de vue sont utilisés. En plus, les vues de profil et de face ne correspondent pas exactement. Il n’est donc pas possible d’utiliser ces poses telles quelles pour des personnages en 3D mais ce sont ces allures que connaissent les fans. Ils fallait donc trouver une solution pour conserver l’aspect d’origine sur les personnages en 3 dimensions.
Si on fait la moyenne des têtes de Charlie Brown, cela ne ressemble à rien. Ce sont donc 4 têtes différentes qui ont été utilisées et grâce à un morphing entre celle-ci, le spectateur ne se rend compte de rien. Cette technique est employée pour chacun des personnages

Pour Snoopy, le défi était tel que les animateurs l’ont intitulé « Snoopy and the Picasso Challenge ». Si on prend le beagle de la BD et que l’on fait tourner la caméra : ce n’est tout simplement pas possible. Du coup la solution employé a été que parfois ce n’est pas la tête qui tourne mais seulement une partie du visage.

L’animation est peu conventionnelle : on peut changer la longueur des bras, pas toujours mettre le même nombre de doigts...

Animé des cheveux apporte aussi son lot de travail. Une équipe entière était dédiée à l’animation des cheveux et des poils. La chevelure de Lucy était par exemple constituée de trois boules sur le front et deux à l’arrière qui étaient modifiées selon l’échelle voulue.

Le film Snoopy et les Peanuts a nécessité beaucoup de travail pour donner vie à un garçon gentil, honnête, persévérant et à son chien.



Les films sont Copyright © Twentieth Century Fox - Blue Sky Tous droits réservés. Les films, leurs personnages et photos de production sont la propriété de Twentieth Century Fox - Blue Sky.



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