Street Fighter : La critique

Date : 14 / 10 / 2026 à 11h00
Sources :

Unification


STREET FIGHTER

– Date de sortie : 14/10/2026
– Titre original : Street Fighter
– Durée du film : 2 h 00
– Réalisateur : Kitao Sakurai
– Scénaristes : Dalan Musson, T.J. Fixman, Kitao Sakurai, Gary Dauberman
– Interprètes : Noah Centineo, Andrew Koji, Callina Liang, Joe "Roman Reigns" Anoa’i, David Dastmalchian, Cody Rhodes, Andrew Schulz, Vidyut Jammwal

LA CRITIQUE

Après une première œuvre éponyme sortie en 1995, qui ne se prenait pas vraiment au sérieux, cette nouvelle version de Street Fighter est d’autant plus attendue qu’il s’agit de l’adaptation d’un jeu vidéo ultra populaire et qu’il n’a pas besoin d’en faire trop pour être fun. Et pourtant, ce nouvel opus est une énorme déception.

La faute tout d’abord au scénario qui se prend très au sérieux et entremêle deux intrigues qui, finalement, s’avèrent non seulement extrêmement prévisibles, mais ont un intérêt très modéré, d’autant qu’elles s’entremêlent inégalement, ajoutant parfois de la confusion à une histoire finalement très simple. On découvre ainsi le méchant Monsieur Bison qui veut organiser un tournoi entre des champions d’arts martiaux avec une idée bien particulière en tête, tandis que Ryu et Ken se sont séparés après le dernier tournoi.

Sur le papier, l’œuvre a tout pour plaire. On retrouve avec un immense plaisir toutes les figures importantes, et parfois plus secondaires, des jeux. Certains combats ont lieu dans des environnements qui ne sont pas sans rappeler les décors de quelques affrontements marquants. Néanmoins, malgré le casting, la direction d’acteurs ne fonctionne pas et ces derniers sont tous plus caricaturaux les uns que les autres. Sans compter que le grand point fort des jeux, qui sont évidemment les combats, ne sont pas vraiment très bien mis en scène. Ils sont parfois juste esquissés, voire commentés en off et on ne les voit pas toujours en entier. De plus, les cadrages proposés ne permettent pas de les apprécier réellement.

C’est vraiment étonnant qu’une œuvre qui aurait pu se satisfaire d’un scénario classique en offrant des combats impressionnants et des personnages charismatiques, même s’ils sont complètement clichés, n’arrive pas à se laisser aller suffisamment pour attendre ces objectifs.

D’ailleurs, l’un des éléments les plus problématique du long métrage est le montage. Ce dernier est souvent fatigant, casse, de temps en temps, complètement la dynamique d’une séquence et réussit même à rendre certains passages ridicules, alors que la tension dramatique y est importante.

L’interprétation est collégialement moyenne. Entre des personnages pas très bien définis, voire qui servent pas à grand-chose et des répliques douteuses utilisant un humour auquel je n’accroche absolument pas, il est difficile de savoir quel personnage est vraiment attachant. Sans compter que le méchant, très méchant, est pratiquement anecdotique, tout comme ses mignons qui n’ont pas un grand intérêt.

D’ailleurs, bien que pas vraiment convaincue par les extraits de doublage français qui ont été présentés avant la projection, il faudrait peut-être laisser sa chance à la version française qui, avec des doubleurs qui en font des tonnes, rendent peut-être les personnages un peu plus intéressants.

Et pourtant, il y a visiblement des moyens alloués. Les décors de Kevin Kavanaugh et de Lisa Brennan sont diversifiés et bien travaillés. Les costumes de Kym Barrett fonctionnent bien et la photographie de Ken Seng réussit à capter quelques bons moments. Bien que la musique soit parfois un peu trop présente et ne marche pas toujours avec ce qui est montré. Surtout quand du tragique et du pathos sont ajoutés pour jouer avec les sentiments des spectateurs.

Les effets spéciaux fonctionnent bien aussi à certains moments. Ils permettent de montrer certaines attaques emblématiques des personnages qui apparaissent parfois presque pour cocher la case de ce qui est attendu.

Toutefois, il y a un point qui fonctionne très bien et qui laisse des regrets, ce sont toutes les séquences d’animation servant de flashbacks. En effet, ces dernières sont très spectaculaires, bénéficient de combats soigneusement orchestrés et donnent envie de découvrir un film animé se focalisant sur la saga vidéoludique.

Street Fighter est une vraie déception, car le film se prend vraiment trop au sérieux et propose des personnages qui n’ont finalement pas un grand intérêt. Aussi, si vous appréciez la saga et avez envie de la découvrir, n’hésitez pas à le faire pour avoir votre propre avis sur l’œuvre. D’autant que l’humour particulier déployé peut aussi divertir ceux qui y sont sensibles.

Décevant et inégal.

SYNOPSIS

En 1993, Ryu et Ken Masters, deux Street Fighters autrefois inséparables, sont replongés dans l’arène lorsque la mystérieuse Chun-Li les recrute pour le prochain World Warrior Tournament : un affrontement brutal où se mêlent poings, destin et fureur. Mais derrière cette battle royale se cache une conspiration mortelle qui les oblige à s’affronter, tout en faisant face aux démons de leur passé… Et s’ils échouent, c’est GAME OVER.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

– Photographie : Ken Seng
– Montage : Luke Lynch, James Thomas
– Musique : Leo Birenberg, Zach Robinson
– Costumes : Kym Barrett
– Décors : Kevin Kavanaugh, Lisa Brennan
– Producteurs : Mary Parent, Cale Boyter, Jason Momoa, Takayuki Nakayama, Stefan Makhoul pour Capcom Company, Legendary Entertainment, Sony Pictures
– Distributeur : Paramount Pictures France

LIENS

– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB

GALERIE PHOTOS

Street Fighter


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