Earthdivers - À mort, Christophe Colomb : La critique du Tome 1

Date : 06 / 02 / 2024 à 08h00
Sources :

Unification


EARTHDIVERS TOME 1
À MORT, CHRISTOPHE COLOMB !

- Date de sortie : 11/01/2024
- Éditeur : Black River
- Auteur : Stephen Graham Jones
- Dessin : Davide Gianfelice
- ISBN : 978-2-38426-049-2
- Format : 267 x 174mm
- Nombre de Pages : 184
- Prix : 18,90 euros

DESCRIPTION

"Nous sommes en 2112, et c’est l’apocalypse exactement comme prévu : les rivières reculent, les océans montent, la civilisation s’effondre.

L’humanité a perdu tout espoir, à l’exception d’un groupe de survivants indigènes exclus qui ont découvert un portail de voyage dans le temps dans une grotte au milieu du désert et réalisé où le monde a pris un tournant brutal vers le pire : l’Amérique.

Convaincus que la seule façon de sauver le monde est de réécrire son passé, ils renvoient l’un des leurs en aller simple sans retour possible en 1492 pour tuer Christophe Colomb avant qu’il n’atteigne le soi-disant Nouveau Monde.
Mais se débarrasser d’une icône n’est pas chose facile, et les actes du voyageur pourraient s’avérer dévastateurs pour ses amis à l’avenir."

LA CRITIQUE

L’auteur d’origine amérindienne, Stephen Graham Jones, l’affirme, aucun de ses petits compatriotes n’a pas pu, sur les bancs de l’école, alors qu’il apprenait quel genre de héros était Christophe Colomb, penser à la même chose : Et s’il n’avait jamais existé ?

C’est avec ce What if... simple, que commence l’histoire d’Earthdivers.

L’histoire, une mission pour sauver l’Amérique et le monde, des méfaits de la conquête des territoires des Premières Nations d’Amérique, se déroule donc sur deux plans, l’un dans notre futur, postapocalyptique, l’autre sur les trois navires dansant sur l’océan, sur lesquels Ted, voyageur du temps, s’est fait enrôlé comme marin.

Le scénario, sans concession, suit d’abord ses aventures, ses difficultés et ses doutes intérieurs, tandis qu’il tente de survivre dans ce milieu très rude où les autres marins le regardent d’un air plus que suspicieux.

D’un point de vue graphique, le noir de la calle succède au rouge du sang de ses ennemis qu’il sait verser. Ces personnages ont tous un petit quelque chose, un design fort reconnaissable qui les rend uniques, grâce aux traits, parfois simples, parfois habités (comme la chèvre), de Davide Gianfelice.

Les animaux, les légendes, la justice et le destin sont des thèmes qui traversent le récit, à la manière des histoires amérindiennes. C’est pourtant bien une bonne œuvre de SF qui se déroule sous nos yeux, avec un Christophe Colomb érigé en ennemi.

Le point de vue est intéressant, c’est certain, et l’histoire, loin d’être terminée avec la fin de la mission de ce premier volume, se poursuivra en effet papillon, c’est à peu près certain.

BANDE ANNONCE



Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.



 Charte des commentaires 


100 Films d’horreur à voir avant trépas : La critique du (...)
Superman Lost : La critique perdue dans le temps et l’espace
Chroniques de la mariée de Bretagne : La critique du tome (...)
Et si Goldorak existait : La critique du livre Science & (...)
Génération Mortal Kombat : La critique du guide non-officiel
Deadpool & Wolverine : Un buddy-movie plutôt qu’un (...)
Star Trek - Discovery : Préparez-vous pour un long final
Swamp Thing : Warner Bros. avait sous-estimé la série DC (...)
La Fièvre : Une grosse annonce après le final (SPOILER)
Doctor Who : Ce sera finalement un fauteuil pour deux en (...)
Scoop : La critique du film Netflix
Resilient Man : La critique
Mufasa - Le Roi lion : Comment Barry Jenkins est venu à faire un (...)
S.W.A.T. : Ce ne sera finalement pas la fin sur CBS !
Knight : La campagne de financement Deluxe est lancée