PIFFF 2023 : Le weekend

Date : 11 / 12 / 2023 à 08h30
Sources :

Unification


Le week-end du PIFFF permet d’y découvrir la compétition de courts métrages français et internationaux.

C’est aussi l’occasion de voir le film de minuit qui n’est pas l’œuvre la plus tendre que l’on puisse découvrir lors du festival.

La compétition des longs métrages, d’un très haut niveau cette année, s’est poursuivie pendant ces deux jours qui étaient particulièrement remplis avec 11 séances d’œuvres diverses projetées le samedi et le dimanche.

En ce qui concerne les courts métrages français, malgré des résumés alléchants sur le papier, ils étaient globalement moyens. Une moitié s’en sortait plutôt bien, alors que l’autre était beaucoup moins intéressante. Il faut signaler que, contrairement, à certaines éditions antérieures, aucun n’était mauvais et qu’une belle qualité se dégage aujourd’hui des courts métrages que l’on peut voir dans les différents festivals, notamment de genre.

Les courts métrages internationaux étaient quant à eux vraiment très bons. Il était franchement difficile de choisir un gagnant, tant les œuvres étaient diversifiées et inventives et avaient une très grande qualité. Il est d’ailleurs impossible de savoir quel est celui qui va se dégager du lot pour remporter le Prix du public, les spectateurs étant sans doute partagés dans leurs choix, qui dépendent aussi de ses affinités personnelles. C’était donc une très belle sélection cette année.

Les œuvres projetées abordaient vraiment tous les genres. Il était possible de (re)découvrir À l’intérieur d’Alexandre Bustillo et de Julien Maury qui, 15 ans après sa sortie, n’a vraiment pas pris une ride. Il est d’ailleurs incroyable à (re)voir sur grand écran, tellement cette histoire de home invasion d’une femme voulant prendre le bébé d’une femme enceinte est dérangeant et violent. Il faut d’ailleurs se remémorer qu’il est sorti à une époque où ce type d’œuvre hyper violente n’était pas répandu.

Sur le week-end, il a été possible de suivre le parcours, généralement sanglant et semé de cadavres, d’hommes qui ont du mal à gérer leur colère. On a ainsi pu voir hors compétition le très classique, mais très bon Wake Up de François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell où des jeunes gens sont aux prises avec un gardien de nuit qui n’apprécie pas leur présence. Alors que la séance matinale du dimanche tournait autour d’un homme qui voyait débarquer chez lui dehors de gens patibulaires auxquels il prenait un grand plaisir de distribuer des mandales et des balles dans le film espagnol I’ll Crush Y’all de Kike Narcea. Dans la séance de minuit, c’était un film Hong Kong de catégorie 3, c’est-à-dire ultra violent et interdit au moins 18 ans, que l’on a pu voir avec Run and Kill de Billy Tang tournant autour d’un homme bien sympathique qui, suite à une cuite, se retrouve à être la proie d’un tueur vraiment énervé.

À tant de violence ont répondu le poétique et singulier Moon Garden de Ryan Stevens Harris, conte de fées très noir suivant une petite fille dans un monde gothique. Alors que l’envoûtant Vampire Humaniste cherche suicidaire consentant d’Ariane Louis-Seize se focalise sur une jeune vampire ne voulant pas tuer. Une histoire extrêmement subtile et intelligente qui a remporté un grand succès. On pouvait aussi découvrir le film de science-fiction En boucle de Junta Yamaguchi, dans lequel le réalisateur utilise une nouvelle fois une boucle temporelle très originale en y apportant un véritable humour et une grande imagination.

Au niveau horrifique, les spectateurs ont été vraiment servis. La possession démoniaque se renouvelle vraiment à travers deux films brillamment écrits et interprétés que sont Late Night With The Devil de Cameron Cairnes et de Colin Cairnes parlant d’un show télévisé où le présentateur essaye de faire venir un démon à l’antenne (évidemment une mauvaise idée) et When Evil Lurks de Demián Rugna suivant deux frères se retrouvant devant une épidémie démoniaques répandant dans la région où ils habitent.

Ce week-end était donc très riche en films intéressants et originaux laissant dans leur sillage de nombreux morts et n’épargnant pas les enfants et les animaux. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé, se déplaçant en grand nombre au magnifique Max Linder Panorama. Il est d’ailleurs appréciable d’y croiser, en plus des habitués de longue date, un jeune public qui n’avait jamais été au PIFFF précédemment. Au vu de la qualité de la programmation, il y a bon espoir que ces nouveaux spectateurs reviendront, et rajeuniront l’âge moyen du public. Ce qui offre un bel écho à la discussion de l’édition précédente lors de l’anniversaire de Mad Movie concernant le vieillissement des lecteurs du magazine, et des aficionados du festival.

Il ne serait d’ailleurs pas du tout étonnant que cette 12e édition soit celle où le plus grand nombre de spectateurs s’est déplacé en salle depuis la création du festival.

Courts métrages, boucle temporelle, home invasion, show télévisé, gardien, tueur, bagarre, enfance, vampire et démon sont les mots-clés du week-end.

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