Perdus dans l’espace : Review de la dernière saison

Date : 05 / 12 / 2021 à 14h00
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Unification


Dernière saison et pas de regrets : l’histoire est aboutie - même si le dernier épisode donne l’impression que les auteurs n’avaient plus grand chose à dire, version sprint... Les créateurs ont voulu nous donner de la matière et ils l’ont fait : même si elle frôle parfois les limites de la gnangnanterie (du gnangnantisme ?), cette série est divertissante et je ne me suis pas ennuyée.

Alors oui, c’est un produit pour ados, et il a fallu que je prenne le recul nécessaire pour ne pas la commenter depuis ma position d’adulte un peu blasée qui regarde des séries depuis 45 ans. Elle est bourrée de défauts, certes, mais ils sont relativement tolérables, surtout si vous avez moins de 15 ans : des enfants qui se comportent comme des héros, pensant d’abord aux autres avant de penser à eux ? En 2046, peut-être, et encore... Faire soupirer un robot qui n’a pas de poumons ou lui faire remuer les épaules pour se détendre ? Ça gêne un peu aux entournures mais ce n’est pas plus ridicule que de faire parler un chien ; c’est de la (science) fiction, après tout. Suspension de l’incrédulité et acceptation du voyage stellaire hollywoodien et de tout ce que ça implique ? Ok Houston, pas de problème !

La ’conclusion épique’ de Perdus dans l’espace démarre peu après que les parents du Resolute ont confié leurs enfants (97 en tout) à Judy Robinson (Taylor Russell) qui a pris les commandes de l’un des vaisseaux Jupiter pour rejoindre Alpha du Centaure. Elle est assistée dans sa mission par son frère Will (Maxwell Jenkins, 30 cm de plus depuis la saison précédente), sa soeur Penny (Mina Sundwall) et Robot (Brian Steele - eh oui, il y a un humain derrière le costume). Mais bien évidemment (structure ’à suspense’ oblige) ils ont été déviés de leur itinéraire et ont émergé aux abords d’une planète à moitié détruite. En orbite autour de la planète : le Fortuna, le vaisseau que pilotait Grant Kelly, le géniteur de Judy, vingt ans auparavant. Y a t-il des survivants ?...

Un an plus tard... Les enfants ont réussi, tout seuls comme des grands, à établir une colonie sur le morceau de planète encore intact. Cette pourriture de Smith (Parker Posey) - qui a fait du vaisseau-stop incognito - leur sert de prof de français. Le détail totalement inutile, mais ça a dû faire marrer un producteur et on se tape Smith jusqu’à la fin de la série. Tout est tordu à propos de ce personnage surtout le fait que, depuis deux saisons, personne n’ait songé à la balancer par dessus bord ou à lui planter une clé de 12 entre les yeux. Comme c’est une série américaine pour ados, Smith va finir par s’acheter une conduite, mais le doute sur ses intentions plane en permanence. Je trouve ça un peu lourdingue tellement c’est évident, et je me demande si la série n’aurait pas bénéficié d’un vrai méchant beaucoup plus odieux mais moins omniprésent.

En huit épisodes, les enfants arrivent à secourir leurs parents, atteindre Alpha du Centaure et sauver leur nouvelle planète des méchants robots. C’était couru d’avance, mais on sait bien que, dans une série, ce qui compte n’est pas l’endroit où l’on va mais la façon dont on y va. Alors il y a de tout : des retrouvailles père-fille, des méchants robots qui deviennent gentils, un triangle amoureux, des monstres baveux suffisamment grands pour avaler un vaisseau Jupiter et une poule qui, contre toute attente, survit à toutes les situations les plus rocambolesques (un autre truc qui a bien dû faire marrer la production).

Comme je l’ai mentionné, on ne s’ennuie pas, d’autant que c’est plutôt bien fait côté réalisation et effets spéciaux. Les scénars sont taillés à la mesure du public de la série : pas bien compliqués et avec juste ce qu’il faut de suspense pour avoir envie de regarder l’épisode suivant. Le jeu des jeunes acteurs laisse parfois à désirer (trop mélo pour moi) et celui de Parker Posey (et de sa perruque) m’est vraiment insupportable. Les autres adultes, notamment Molly Parker (Maureen Robison) et Toby Stephens (John Robinson) font bien leur boulot et apportent juste ce qu’il faut de crédibilité à l’histoire, mais sans plus. Finalement, malgré son anthropomorphisation parfois ridicule, c’est Robot mon acteur préféré.

Pas mal, pour du chewing-gum spatial.


EPISODE

- Episodes : 3.01 à 3.08
- Titres : Impact, Diamants du ciel, Infestés, Les Robinson étaient là, Transmission, Éloge funèbre, Sous pression, Trajectoire, Résurrection, Danger Will Robinson.
- Date de première diffusion : 1er décembre 2021 (Netflix)
- Réalisateurs : Frederick E.O. Toye, Kevin Rodney Sullivan, Sarah Boyd, Julian Holmes, Leslie Hope, Jabbar Raisani.
- Scénaristes : Matt Sazama, Burk Sharpless, Zack Estrin, Vivian Lee, Daniel McLellan, Kari Drake, Katherine Collins.

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