Sans filtre : La critique

Date : 24 / 09 / 2022 à 11h00
Sources :

Unification


SANS FILTRE

- Date de sortie : 28/09/2022
- Titre original : Sans filtre
- Durée du film : 2 h 29
- Réalisateur : Ruben Östlund
- Scénariste : Ruben Östlund
- Interprètes : Harris Dickinson, Charlbi Dean Kriek, Dolly de Leon, Zlatko Buric, Iris Berben, Vicki Berlin, Henrik Dorsin, Jean-Christophe Folly, Woody Harrelson

LA CRITIQUE

C’est auréolé de sa palme d’or, et marqué par la disparition tragique de son actrice principale, que Sans filtre arrive en salle.

Le scénario du réalisateur Ruben Östlund présente un couple d’influenceurs qui va se retrouver sur un riche yacht où des invités sélectionnés sur le volet se réunissent. Mais des événements imprévus vont survenir.

On se retrouve ainsi devant une œuvre tragi-comique qui ne fait pas de cadeau et se focalise sur un microcosme bien particulier. L’humour est caustique, grinçant, voir parfois méchant. En effet, avec cette vision des influenceurs, du milieu de la mode et de celui d’une population très riche, les piques fusent régulièrement et les situations parlent d’elles-mêmes.

L’interprétation est d’ailleurs formidable. Charlbi Dean Kriek est excellente en jeune influenceuse voulant être la meilleure. Harris Dickinson est très bon dans le rôle de son petit ami modèle qui a du mal à revenir sur le devant de la scène. Zlatko Buric est magnifique en riche homme d’affaires russe. Woody Harrelson est impeccable en capitaine bien particulier. Dolly de Leon est très intéressante en responsable des toilettes. Et Vicki Berlin est remarquable en cheffe de l’équipage.

Le long métrage de Ruben Östlund égratigne sans filtre le milieu de la mode, principalement celle des modèles masculins, et pointe du doigt les ultras riches. Il évoque, parfois avec une certaine finesse, les notions de richesse, de pouvoir, de hiérarchie et celle du règne de l’image. Certains passages sont d’ailleurs particulièrement truculents et vraiment grinçants. Toutefois, l’œuvre s’étire un peu en longueur, notamment dans sa dernière partie.

Le travail sur les décors par Josefin Asberg et celui sur les costumes par Sofie Krunegård est vraiment bien fait. Le spectateur a ainsi droit à une immersion particulière dans ce monde hyper luxueux dans lequel les employés se livrent à un ballet millimétré et chorégraphié au bénéfice des moindres désirs de ceux qui sont à bord de ce bateau dédié à leur confort et à leurs envies.

La photographie de Fredrik Wenzel est aussi très bonne. Elle renforce cette sensation de se plonger dans un monde luxueux ayant ses propres codes, qu’un événement improbable vient entièrement remettre en question.

Sans filtre est un bon film qui aborde notre société actuelle d’une certaine manière et met en scène deux individus vivants grâce à leur image dans un monde classieux devenant de plus en plus chaotique. Avec une histoire qui a des longueurs, une réalisation proposant quelques passages splendides et une galerie de comédiens très bien trouvés, l’œuvre fait parfois rire, mais surtout réfléchir sur le sens de la vie et sur ce que l’on juge acceptable.

Sans pitié et caustique.

SYNOPSIS

Après la Fashion Week, Carl et Yaya, couple de mannequins et influenceurs, sont invités sur un yacht pour une croisière de luxe. Tandis que l’équipage est aux petits soins avec les vacanciers, le capitaine refuse de sortir de sa cabine alors que le fameux dîner de gala approche. Les événements prennent une tournure inattendue et les rapports de force s’inversent lorsqu’une tempête se lève et met en danger le confort des passagers.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

- Photographie : Fredrik Wenzel
- Montage : Mikel Cee Karlsson, Ruben Östlund
- Costumes : Sofie Krunegård
- Décors : Josefin Asberg
- Producteur : Erik Hemmendorff, Philippe Bober pour The Coproduction Office, Plattform Produktion, Imperative Entertainment, 30WEST
- Distributeur : Bac Films

LIENS

- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ
- IMDB

GALERIE PHOTOS

Sans filtre



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