PIFFF 2021 : Jour 7

Date : 08 / 12 / 2021 à 09h30
Sources :

Unification


Ça y est ! La 10e édition du PIFFF vient de s’achever et c’est donc le moment de se quitter avant de se retrouver l’année prochaine au Max Linder Panorama.

Cette dernière journée était donc l’occasion de voir le palmarès être dévoilé et de remercier encore une fois les très nombreux bénévoles qui étaient tellement sympathiques.

L’édition s’est parfaitement déroulée et le public a toujours été au rendez-vous des films. Si, faute d’avoir une affiche très attendue, aucune séance n’était complète, il y a toujours eu du monde pour chacune des projections. D’autant que le noyau dur des festivaliers, qui ont vu quasiment tous les films projetés, était bien là à chacune des séances.

La sélection était internationale et a permis d’explorer tous les genres : le fantastique, la science-fiction, le thriller, l’horreur, et même la comédie. Chacun pouvait donc y trouver son plaisir, d’autant que les deux films chocs asiatiques, la nuit fantastique et la rétrospective française étaient d’une très belle qualité.

Si à cause de la cinquième vague covid en cours, les invités étrangers ne sont pas venus, à l’exception de la réalisatrice Sarah Appleton, tous les réalisateurs français de la rétrospective étaient bien présents et ont fait des sessions de questions-réponses d’une quarantaine de minutes à chaque fois passionnantes.

Le palmarès a récompensé les trois longs métrages sur les neuf présentés qui sortaient du lot et un court métrage sur les neuf internationaux qui faisait aussi partie d’un trio de tête. Je suis un peu plus mitigée sur les courts métrages gagnants français qui ont au moins le grand mérite de primer deux réalisatrices, alors qu’elles étaient absentes au niveau de la compétition des longs métrages et des courts métrages internationaux.

Il faut encore vivement féliciter les programmeurs d’avoir réussi à dénicher autant de films. En effet, après pratiquement deux ans de pandémie, l’essor important des plates-formes et les longs métrages déjà préemptés par d’autres festivals, la sélection a dû être vraiment très difficile à faire.

Merci à tous ! C’était un véritable plaisir de retourner dans un tel festival avec une ambiance aussi agréable et des spectateurs aimant tellement le genre. Surtout pour profiter du très bel écran du Max Linder Panorama.

Ce n’est donc qu’un au revoir. À l’année prochaine !

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PALMARÈS

ŒIL D’OR - LES PRIX DU PUBLIC :
Depuis 2013, le PIFFF a choisi de donner une place souveraine à ses spectateurs, seuls et uniques juges de la compétition. Ainsi, le public, nombreux et enthousiaste, a désigné les lauréats de cette 6ème édition.

  • ŒIL D’OR – Long-métrage : Bull, réalisé par Paul Andrew Williams (Royaume-Uni - 2021) (Bull s’en revient au bercail après dix ans d’absence, bien décidé à solder les comptes. Dans son collimateur, ses anciens partenaires criminels et surtout leur boss, qui se trouve être son beau-père. Bull veut récupérer son fils, peu importe le nombre d’hectolitres de sang versé.)

Avis : Le film a vraiment marqué les esprits avec sa réalisation très efficace et sa grande violence. Il a su sortir du lot en n’ayant aucune faille et en allant au bout du propos qu’il exploitait.

  • ŒIL D’OR – Court-métrage français : La Verrue, réalisé par Sarah Lasry (France - 2021) (Salomé, 10 ans, a une verrue sur le nez. Elle est dégoûtée par son propre reflet. La nuit, elle espionne ses parents par le trou de la serrure. Il se passe des choses étranges, dont on ne parle jamais... Un sort sera jeté.)

Avis : L’œuvre explore les cauchemars enfantins et les dysfonctionnements familiaux, tout en s’amusant avec les clichés de la sorcière. La réalisatrice a indiqué qu’il s’agissait d’une réminiscence de son propre passé et des cauchemars qu’elle avait lorsqu’elle était jeune.

  • ŒIL D’OR - Court-métrage international : Cuckoo !, réalisé par Jörgen Scholtens (Pays-Bas - 2019) La sélection de la compétition courts-métrages internationaux était assurée par Véronique Davidson et Xavier Colon.

(Un homme vit seul à l’intérieur d’une horloge à coucou. Toutes les heures, il s’attache à son siège éjectable et traverse les portes de l’horloge pour crier : " Coucou ! " Son travail est d’une importance vitale : la vieille dame assise sous l’horloge doit prendre ses médicaments toutes les heures. Un jour, l’homme connaît la réponse à un quiz radio qui lui ferait gagner une belle somme d’argent. Le problème est qu’il ne peut appeler qu’à l’heure exacte à laquelle il est censé faire le coucou.)

Avis : L’œuvre est vraiment très drôle et parfaitement millimétrée. On s’amuse beaucoup devant ce film très court montrant la vie particulière d’un homme vivant dans une horloge.

PRIX DU JURY DU COURT-METRAGE FRANÇAIS
Le jury de la compétition française de courts-métrages est composé de Estelle Charrié (Réalisatrice, artiste 2D), Dédo (Humoriste, auteur, chanteur, comédien), Raphaël Hernandez (Réalisateur, Scénariste), Savitri Joly-Gonfard (Réalisateur, Scénariste) et Jehanne Rousseau (Conceptrice, graphiste, scénariste).
La sélection a été faite par R-One Chaffiot

  • PRIX DU JURY DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE FRANÇAIS : La Verrue, réalisé par Sarah Lasry (France - 2021)
  • MENTION SPECIALE DU JURY COURT-METRAGES : Le Varou, réalisé par Marie Heyse (France - 2021) (Depuis que Gabi, 25 ans, vit seule dans sa caravane en bordure de forêt, une mystérieuse bête rôde à la nuit tombée.)

Avis : Il s’agit d’une œuvre qui fait référence à un garou et présente la vie pas facile d’une jeune femme vivant isolée. La fin, d’une certaine poésie, pourrait ravir, ou non, les amateurs du genre.

PRIX DU JURY DES LECTEURS DE MADMOVIE :
Le jury Mad était composé de lecteurs du magazine Mad Movies.

  • PRIX DU JURY MAD LONG-MÉTRAGE : Stéphane, réalisé par Timothée Hochet et Lucas Pastor (France - 2021) (Sur le tournage de son court-métrage amateur, Tim tombe sans vraiment le vouloir sur un certain Stéphane, bourru, fort en gueule, aux récits fleurant bon le mythomane de compétition. Tim est persuadé de tenir là un sujet de documentaire en or.)

Avis : Il s’agissait d’un film français noté « working in progress », projeté juste après la nuit des 10 ans du PIFFF. Un certain nombre de festivaliers ont donc fait l’impasse dessus, ce qui est d’autant plus dommage que c’était la véritable surprise du festival. L’œuvre est drôle, surprenante est vraiment originale. Il faut donc espérer pouvoir la découvrir prochainement sur grand écran.

  • MENTION SPÉCIALE DU JURY MAD LONG-MÉTRAGE : Comrade Drakulich, réalisé par Márk Bodzsár (Hongrie - 2019) (Au cœur des années 1970, un héros de la révolution cubaine attire l’attention de la police secrète hongroise : éternellement jeune et séduisant, le camarade Fábián ne serait-il pas un vampire ? Un couple d’agents pas franchement assortis est mis sur le coup.)

Avis : Il s’agit d’une comédie vraiment amusante présentant à la fois une Hongrie en plein régime communiste et en y ajoutant une pointe de fantastique par le biais de cet étonnant camarade qui revient dans le pays et qui s’avère être peut-être un vampire.

PRIX DU JURY CINÉ+ FRISSON :
Le jury Ciné+ Frisson était représenté par Myriam Hacène (directrice générale de Ciné+).

  • PRIX SPÉCIAL CINÉ+ FRISSON - Long-métrage : Bull, réalisé par Paul Andrew Williams (Royaume-Uni - 2021) (La chaîne offre une campagne de promotion sur les antennes de Ciné+ (25 diffusions) à l’occasion de sa sortie en salles.)
  • PRIX SPÉCIAL CINÉ+ FRISSON - Court-métrage : Le Varou, réalisé par Marie Heyse (France - 2021)
14h30 : Redemption of a Rogue

Jimmy Cullen s’en revient dans son patelin natal après sept années d’exil. Hasard, coïncidence, son père tire sa révérence peu de temps après son arrivée. Son dernier vœu : être enterré un jour où il ne pleut pas, ce qui s’avère plutôt compliqué dans ce coin d’Irlande.

Avis : Redemption of a Rogue est un bon film irlandais de Philip Doherty qui manie bien le non sens. En effet, un homme revient dans le village qu’il a quitté en catimini et doit y enterrer son père un jour sans pluie. Toutefois, depuis son décès, celle-ci ne cesse de tomber et le personnage principal doit faire face non seulement à son passé, mais réfléchir aussi sur ses propres actes. L’œuvre amuse régulièrement et se permet d’être très irrévérencieuse vis-à-vis de la religion, notamment sur la partie finale. La bande originale est formidable et la mise en scène joue beaucoup avec les différents artistes qui se sont installés dans ce petit village noyé par la tristesse.


16h30 : Le Convoyeur

Le taiseux Alexandre Demarre intègre le personnel de Vigilante, une société de transport de fonds marquée par une série de braquages sanglants et par sa future absorption par une société américaine. Le nouvel employé se fond dans la masse, des arrière-pensées en tête.

Avis : Le convoyeur de Nicolas Boukhrief reste toujours extrêmement efficace presque 20 ans plus tard. Il a visiblement été l’objet récent d’un remake américain qui n’est pas à la hauteur de l’original et que je n’ai pas vu. L’œuvre bénéficie d’une belle sobriété et est portée par la remarquable interprétation d’Albert Dupontel. Avec un petit budget et une idée magnifiquement développée, le réalisateur s’amuse à brouiller les pistes du spectateur sur la compréhension de ce qu’il se passe vraiment. Si la scène finale est particulièrement spectaculaire, ce sont vraiment les tribulations de son personnage principal, souvent muet, qui restent longtemps l’esprit.

Vous pouvez découvrir ci-dessous la passionnante session de questions-réponses que le réalisateur a eue avec le public et qui permet de comprendre un peu mieux la genèse du film et les écueils qu’il a rencontrés pour sa production.


Session de questions-réponses avec Nicolas Boukhrief, réalisateur et scénariste :


19h30 : In the Earth

Tandis que l’Humanité ne sait pas encore si elle doit trouver un remède à la pandémie mortelle qui la ravage ou vivre avec, un scientifique et une garde forestière partent en excursion pour une mission de routine qui s’avérera beaucoup plus animée que prévu.

Avis : In the Earth de Ben Wheatley venait clore la 10e édition du festival. Ce long métrage viscéral, organique et sonore a divisé les festivaliers, certains le trouvant particulièrement immersif et d’autres franchement ennuyeux. Il offre une certaine réflexion écologique sur la nature à travers son huis clos concernant quatre protagonistes. Entre étranges rituels, analyse des rhizomes du sol et réflexion sur la nature humaine, le film à une certaine originalité. C’est d’ailleurs surtout sa mise en scène, au milieu d’un bois qui a une véritable présence, qui marque les esprits.



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