Resident Evil - Bienvenue à Raccoon City : La critique

Date : 22 / 11 / 2021 à 14h30
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Unification


Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City est un film qui reprend globalement l’intrigue des deux premiers jeux vidéo de la série éponyme Resident Evil.

Il s’agit d’une nouvelle licence qui se veut plus proche de la saga vidéoludique que les six opus précédents réalisés par Paul W.S. Anderson. En effet, ce dernier avait, en accord avec Capcom, utilisé l’univers et certains de ses personnages à travers une intrigue n’ayant, en grande partie, rien à voir avec celle des jeux, d’où la présence d’un personnage principal, joué par Milla Jovovich, qui était inédit.

En tant que grande amatrice des jeux vidéo, des novelisations et des histoires originales de l’univers, je n’ai jamais partagé l’avis de certaines personnes qui ont descendu systématiquement ces œuvres passées, les appréciant pour ce que qu’elles étaient et passant un bon moment de fun devant.

Évidemment, un nouveau film revenant sur les origines de la saga, et réalisé par un amateur de l’univers, ne pouvait que m’emballer. Ma désillusion n’en a été que plus grande, tant l’œuvre ressemble à une série B sans aucun moyen, ne proposant pas grand-chose, ne faisant jamais peur, n’ayant quasiment aucune action et montrant des monstres qui se comptent sur les doigts d’une main. Il ne faut d’ailleurs pas en chercher plus que ce qui est montré dans les bandes annonces, tant le bestiaire est réduit. En dehors de zombies vraiment pas convaincants, ceux-ci se réduisent à une seule unité par classe de monstres. Ce qui pour les corbeaux et les chiens, est plus que léger.

D’autant que les effets spéciaux sont loin d’être convaincants. Certains effets pyrotechniques sont vraiment spectaculaires. Mais l’apparence des monstres, notamment de deux des plus importants, n’est pas très réussie. Et ceux-ci sont expédiés à une grande vitesse.

Le scénario du réalisateur Johannes Roberts se déroule à Ragoon City, une ville quasiment désertée par sa population suite au déménagement d’Umbrella. L’intrigue permet de retrouver des hauts lieux emblématiques de la région tels que le commissariat de police ou le manoir Spencer. Toutefois, si les références sont nombreuses, le récit n’est pas toujours très fidèle. Et les lieux quasiment déserts donnent une grande impression de vide que pas grand chose vient remplir.

Les joueurs hardcores retrouveront certaines séquences qui ont fait l’effroi de ceux qui se sont lancés dans les jeux. Néanmoins, dans le long métrage, on ne ressent jamais aucune peur, ni angoisse. Les événements paraissent même parfois complètement déconnectés comme ceux avec le camion-citerne et Leon.

La mise en scène de Johannes Roberts a quelques bons moments, mais elle paraît souvent plate. D’autant que même si un compte à rebours est lancé, on a l’impression de grandes longueurs entre deux éléments un peu intéressants. Ce sont finalement les petits détails qui sont les plus sympathiques. Et le personnage de Lisa Trevor qui sort plus de l’ordinaire que la plupart des autres personnages.

Ces derniers sont d’ailleurs une autre source de déception. On retrouve Claire et Chris Redfield, Leon S. Kennedy. Jill Valentine et bien sûr l’incontournable Wesker. Mais entre le manque de charisme de certains des comédiens qui les incarnent, la personnalité qu’ils ont et la pseudo romance qui se déroule entre trois d’entre eux, cela fait presque de la peine de les voir ainsi. Leon est le plus mal loti, en personnage passant son temps à dormir et ne sachant pas vraiment tirer.

Kaya Scodelario s’en sort plutôt bien dans le rôle d’une Claire Redfield débrouillarde et dure à cuire. Tom Hopper, alias Albert Wesker, en commandant de l’équipe alpha, est aussi intéressant. On peut de plus signaler l’apparition brève, mais marquante de Lily Gao en Ada Wong. Et Robbie Amell en Chris Redfield passe correctement à l’écran. Les autres comédiens manquent d’une certaine présence et sont malheureusement assez rapidement oubliables. De plus, il n’y a aucune surprise quant à ceux qui se sortent d’affaire et les autres, certains des protagonistes n’ayant même pas de nom, ce qui est aussi parlant que le redshirt pour les amateurs de Star Trek.

L’œuvre se passe pratiquement exclusivement en pleine nuit, dans des environnements parfois dégradés, ce qui lui rajoute un côté faisant effectivement penser aux jeux. Même si on a plus l’impression que c’est pour masquer le manque de budget qu’autre chose.

Mais le plus gênant reste qu’après une ouverture plutôt réussie, l’œuvre ennuie. Et que le temps passant, on ne voit pas grand-chose arriver qui fait frémir. Y compris un final expédié tellement vite que l’on se demande pourquoi on en est arrivé là. Il ne faut, par contre, pas partir dès le début du générique, la scène plus jubilatoire du film se trouvant dedans.

Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City est un film vraiment décevant qui montre presque qu’il serait peut-être temps de passer à autre chose, ou de se reporter sur des dessins animés bien plus efficaces. En effet, l’univers de zombies a évolué ces dernières années et il reste encore bien des histoires à raconter.

Avec une histoire qui ressemble effectivement aux deux premiers opus des jeux vidéo qui ont révolutionné, à leur époque, l’horreur, une réalisation pas vraiment convaincante, un bestiaire très décevant et des acteurs en partie décevants, si vous aimez les films d’action, vous risquez d’être déçu et si vous êtes un grand aficionado de l’univers, peut-être y trouverez-vous votre compte. Toutefois, en tant que fan de la première heure, certains éléments m’ont quand même réjouit dans les décors et les références, même si je préfère oublier les zombis.

Désappointant et inégal.

SYNOPSIS

Autrefois le siège en plein essor du géant pharmaceutique Umbrella Corporation, Raccoon City est aujourd’hui une ville à l’agonie. L’exode de la société a laissé la ville en friche... et un grand mal se prépare sous la surface. Lorsque celui-ci se déchaîne, les habitants de la ville sont à jamais... changés... et un petit groupe de survivants doit travailler ensemble pour découvrir la vérité sur Umbrella et survivre à la nuit.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

- Durée du film : 1 h 47
- Titre original : Resident Evil : Welcome to Raccoon City
- Date de sortie : 24/11/2021
- Réalisateur : Johannes Roberts
- Scénariste : Johannes Roberts
- Interprètes : Kaya Scodelario, Hannah John-Kamen, Robbie Amell, Tom Hopper, Avan Jogia, Donal Logue, Neal McDonough, Stephannie Hawkins
- Photographie : Maxime Alexandre
- Montage : Dev Singh
- Musique : Mark Korven
- Costumes : Jennifer Lantz
- Décors : Jennifer Spence
- Producteur : Robert Kulzer, James Harris, Hartley Gorenstein, Martin Moszkowicz pour Constantin Film Produktion GmbH, The Tea shop and Film company, Davis Films
- Distributeur : Metropolitan FilmExport

LIENS

- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ
- IMDB

PORTFOLIO

Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City



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